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XI. Encore quelques noms et œuvres du seizième siècle

À CDERINUS CosM, musicien de Berne, y fit Docs LVIT ane sacri quatuor + auinque et sex vocum. Bernæ, apud Apiarium, 1553, in-4° oblong. - 30 DANÆUS, Lambert, a publié: Trailé de danses, ou question s'il est pere aux. chrétiens de danser. Genève, 1579. In-8°. GR FRIES, Jean, né en 1505 à Greiffensee, ft s ses études à l'Université Le Paris avec C. Gessner. Il x reçut le diplôme de #agister Philosovbiæ. Des ; En 1536 il expliquait à Bâle les auteurs grecs et latins, une année Re » nous le trouvons à Zuridh commesmaître à l’école latine. Fries fut nommé Zudi moderalor en 1547, il était regardé par ses contemporains comme un musicien de mérite, et nous est connu par un ouvrage qu'il fit pour ses élèves et qui contient les odes d'Horace, etc., à quatre parties.

Cet ouvrage porte le titre: Zsagoge musicae cui accesserunt omnia Horatii carminum genera. » Bâle, 1554. QE Une autre édition en a paru la même année à Zurich. Leu cite une édition LES de 1542. — Fries est mort en 1565. x GESNER, Conrad (1516-1561), le célèbre HAE et médecin, doit sa place ici aux ouvrages suivants:

Pandectarum sive Partitionum universalium libri XXI, Tiguri 1548. 5e Le septième livre donne des notices biographiques et biblioanha. sur la musique. De même que Bibliotheca universalis sive Catalogus omnium scriplorum lo= cuplelissimus in lingua lalina, graeca et hebraica exstantium et non exstantium, velerum Ée recenliorum ad A. C., 1545 doctorum et indoctorum excussorum et in bibliothecis latentium. Une lettre à Gasser traite de Lochiadico per musicam curato. ; 7 MARESCHALL, Samuel, naquit en 1557 à Tournay, dans le Hainaut. A l'a âge 5 de 21 ans, il fut nommé organiste de la cathédrale de Bâle, où, suivant les uns, il vivait encore en 1640. Une supplique au Conseil (1622) pour l’amélioration de sa position, nous apprend qu'il avait onze enfants. — Mareschall a publié: Psalmen

Davids, Kirchengesänge und getstliche Lieder, von Dr Marthin Luther, etc, mil vier Slimmen. Leipzig, 1594. Il y a aussi une édition de 1606, Bâle, Kænig.

Der ganlz Psaller von Herrn Ambrosio Lobwasser Dr Hiebevor aus der Franzôaischen Composikion mit gleicher Melodey und Zabhl der Syllaben in Teutsche Reymen terlich und lieblich gebracht. Dessgleichen etliche von H. Dr Martin Luther un0 andern gologelehrten Münnern geslellte Psalmen und geistliche Lieder. Jetzund auffs neue mil vier Stimmen zugerichtet also dass das Choral allzeit im Discant dergleichen Vormalen im Truck nie ausgangen. Durch Samuelen Mareschallum der Statt und Universilel zu Basel Musicum und Organisten. Getruckt zu Basel. In Verlegung Ludwigs Kôünigs, 1606.

Mareschall faisait erreur en croyant, comme l'indique ce titre, être le pre-

mier qui donna au dessus le chant du choral au lieu de le laisser au lénor, comme c'était l'habitude jusque-là; déjà en 1586 Lucas Osiander l’avait fait dans son /wre de chorals (Nuremberg).

Ce psautier n’a pas eu le succès qu’il méritait, car il n’a eu qu’une seule réédition. : Hs On trouve quelques-uns des Psaumes de G.-B. Mareschall dans Winterfeld et Tucher.

STUCK, J.-Guillaume, naquit le 21 mai 1542 à Zurich, où il fut plus tard professeur de théologie. Il y mourut le 3 septembre 1607. Le vingtième chapitre du troisième volume de son livre Ænliquilatum convivalium, Zurich, 1597, traite de l’histoire de la musique des Hébreux, des Grecs, des Romains, etc. (voir C.-F. Becker, p. 17).

Pour terminer ce chapitre, nous citerons un livre de tablatures paru en Suisse :

Tablaturenbuch uff die Lautten de R. Wyssenbach. Zürich, 1550. à (he)

De tout temps le peuple a chanté, avec sa verve toute railleuse, ses heurs et malheurs. Les discordes politiques et religieuses ont fait naître une foule de complaintes, de chansons polémiques, satiriques et religieuses, un nombre considérable de chansons de guerre, etc., dont la réunion complète formerait la meilleure et surtout la plus véridique histoire du pays.

Malheureusement les matériaux possédés ne se suivent pas toujours, et l’on ne peut que glaner ci et là quelques faits isolés.

Ici nous ne pouvons d’ailleurs donner qu’un court aperçu.

Tschudi prétend que quelques chansons satiriques ont été une des causes

de la bataille de Laupen (1329). Il dit: « Si (die Berner) hattend die Vestinen umb, si herumb im Land fast gerumpt und zerstürt, davon dann von Irem Statt Volck

üffentlihe Lieder gemacht wurdent welchs die Herrschaft vast verdross und den :

Hass täglih meerte; > c’est-à-dire: Ils (les Bernois) avaient presque démoli les

châteaux dans la campagne environnante, sur quoi le peuple de la ville fit des chansons publiques, ce qui vexa passablement la seigneurie et sugmenfa Joss ment la haine.

En 1441 (6 nov.) le Conseil de Berne dut écrire à celui de Thoune pour le prier d'interdire les chansons faites sur la guerre avec Zurich, etc.

Un très-grand nombre des anciennes chansons suisses, dont quelques-unes avec la musique, ont été réunies par Tschudi. Ce précieux manuscrit, quatre volumes in-4°, se trouve à la Bibliothèque de Berne!.

L'époque qui a fourni le plus de matière aux faiseurs de chansons a été le siècle de la Réformation.

Une des premières complaintes (1509), qui a eu de nombreuses éditions”, a pour titre:

Die war History von den vier Ketzer Prediger ordens zu Bern in den Eyogenosschafl verbrant. Ein schün Lied von der unbefleckten Entpfengknuss Marie. (La vraie histoire des quatre Jacobins hérétiques brûlés à Berne dans la Confédération. Une belle chanson sur l’immaculée Conception de Marie.)

Le fait suivant y avait donné lieu:

Les dominicains, en discussion avec les frères mineurs sur la nature de la

conception de la sainte Vierge, soutenaient qu’elle avait conçu en péché. Pour témoigner de leur dire, ils voulurent utiliser la crédulité d’un tailleur, J. Jetzer, frère dans leur couvent. |

A cet effet, et après toute espèce de jongleries préparatoires, ils lui firent apparaître la Vierge Marie, qui devait le convaincre.

Mais Jetzer s'étant aperçu de la tricherie, s'enfuit du couvent, et les dénonÇa. Le pape fit instruire cette affaire, instruction qui se termina par la condamnation de quatre dominicains, qui furent brûlés vifs en 1500.

Parmi les chansons les plus mordantes qui aient été écrites contre le pape,

il faut citer < Das Bonenlied (chanson des haricots) wider den päpatlichen Ablass. » Berne 1522.

La chanson était partout un moyen de raillerie*.

1 Le chansonnier le plus complet qui ait été publié en langue allemande est dû à M. le professeur E.-L. Rochholz d'Aarau. Son Etdgenüssische Liederchronik vom 13-16. Jabrbundert contient, entre autres, des chansons sur l’alliance de Berne avec Fribourg (1243), sur le différend des Biennois avec l'évêque, sur les batailles de Sempach (1386), de Näfels (1388), de Grandson, de Morat (1476), de Nancy, etc., etc. ? Voir Bibliographie des deutschen Kirchenliedes von Wackernagel. Une quantité innombrable de feuilles volantes sont sorties des presses de Apiarius à Berne, de

R, Weyssenbach, de Fries, à Zurich, de Kündig, à Bâle, de J.-J. Bernhard, à Soleure, etc.

Le Chant d’Interlaken!, Znterlachenlied, satire violente contre les catholiques, a donné lieu en 1538 à de nombreux débats entre Berne et les cinq anciens cantons.

Les deux partis qui s'étaient formés en 1518 à Genève, pour et contre la combourgeoisie avec Fribourg, « chantaient des chansons les uns contre les autres. »

Pareil fait a dû souvent se reproduire. On aimait se batailler à coup de langue.

Quelquefois le chant aidait à embellir les fêtes publiques. Nous donnons, dans l’appendice, le cantique qui a été hanté à Genève, le 9 janvier 1558, en la présence des seigneurs de Berne et de Genève, pour fêter la saincle alliance perpétuelle des deux très-nobles villes franches Berne et Genève *.

Dans les mystères, les sotlies, les comédies, la musique fut aussi mise à contribution. Ainsi dans la comédie du monde malade et mal pensé, de JT. Bienvenu, Bridoye hante quelques couplets en « sonnant de sa vielle » ; mais son rôle était toujours bien secondaire.

Les premiers hansonniers en langue française de cette époque sont sortis des presses de Pierre de Vingle, à Neuchâtel en Suisse. La bibliothèque de Zurich (voir Catalogue, p. 646) possède les trois suivants:

« Chansons nouvelles demonstrantz a plusieurs erreurs et fauloctez, des quelles le « paour monde est remply par les ministres de Satan (1532 ou 1533). Contient cinq hansons.

€ S’ensuyvent plusieurs belles et bonnes chansons que les restiens peuvent hanter {en grande affection de cœur pour el affin de soulager leurs espritz et de leur donner repos Cen Dieu, au nom duquel elles sont composées par rithmes, au plus près de l'espril de Jésus- « Christ contenu en saincles escriptures (1533). » Contient dix-neuf hansons de Mathieu Malingre.

« Noëls nouveaulx » (par M. Malingre, 1533). Contient vingt-quatre noëls.

Ce petit livre commence par le huitain:

« Musiciens amateurs des cantiques

« Au nom de Dieu chantez noelz nouveaulx

« Lesquelz sont faictz sur les vieulx et antiques, « Je vous supply, délaissez les lubriqués.

« Ne chantez point brayant comme nos veaulx!

« Glorieux chantre ne veult point deux naveaux. « Recordez-vous que Dieu veult l’humble cœur « En foy contrict. Note cela chanteur.

Le chansonnier suivant a paru à Genève:

{ Chrestienne Resjouüyosance composée par Euslorg de Beaulieu, nalif de la ville de Beaulieu: au bas pays de Lymosin, jadis Prestre, Musicien et Organisle en la faulce

1 Voir page 572, vol. III, Liliencron, Historische Volkslieder.

2 Nous devons à l’obligeance de M. Albert Pictet à Landecy la communication de cette pièce rarissime.

Église Papistique et despuis, par la miséricorde de Dieu, ministre evangélique: en la vraye Église de Jésus-Christ, 1546, le 12 d’aougst. »

Il contient 160 chansons. Les paroles, quelquefois très-faibles, d’autres fois trop injurieuses, sont de Beaulieu; quant à la musique, il nous apprend lui-même, en tête de la 124°° chanson, qu’il n’est l’auteur que de trente-neuf pièces.

« Je t’ay mis icy a part amy lecteur trente et neuf chansons spirituelles parmy les autres. Les quelles j’ai ainsi séquestrées pour t’advertir expressement que je n’ay point composé aulcuns subject ou aultre partie du chant des chansons précédentes, n’aussi les aultres que tu trouveras subséquemment après ceulx-ci. — Mais touchant ce nombre icy des trente neuf seullement, tu seras adverti qu'après leur avoir faicte la lettre, je leur ai aussi faict et composé à hascune a part un chant, à sçavoir en note musicalement (les unes à trois et les autres à quatre parties) selon le don que Dieu m’a administré en ce tant noble art de musique, etc. »

Comme nous l'avons déjà dit plus haut, quelques-unes de ces chansons sont très-grossières, nous n’en donnerons comme exemple que la suivante, adressée au pape:

Dormoy tu?

Dormoy tu, dy, grosse beste Dormoy tu?

Lorsqu'on t’'offris la grand creste Dormoy tu? En la mettant sur ta teste Dormoy tu, dormoy tu, dy, grosse beste?

Que devins lors ta bevette?

Dormoy tu?

Et ta petite robette.

Dormoy tu, dormoy tu, dy, grosse beste?

En forgeant la messe infecte Dormoy tu?

De quoi sert-il l'avoir faicte?

Dormoy tu, dormoy tu, dy, grosse beste?

Etc., etc.

(Voirla suite, ainsi que d’autres, dans le Chansonnier H uguenotdeM.H. Bérdiei )

Ont paru encore à Genève:

€ Les cantiques spiriluels de Maturin Cordier, * pleins de toute bonne En. el “ consolalion. Jean Gérard, Genève, 1557.»

1 1538. A la Cène de Noël, Maturin Cordier, régent ae l’école (et Ministre), et d’autres ne te pas faire la Cène avec le pain sans levain, il leur fut fait commandement de sortir de la ville,

La

26 hymnes sptriluelles de M. JT. Cordier. Genève, 1568, et < L’uranie ou nouveau recueil de chansons spirituelles et chrestiennes comprinses en € cinq livres, etaccommodées pour la pluspart au chant des Pseaumes de David. Pour Jacques t Chouet, Genève, 1591.»

Il est tout à fait impossible de porter un jugement sur la musique de ces nombreuses chansons. Toutes sont adaptées à des airs connus ou à des Psaumes, et la musique des soi-disant 39 de Beaulieu n’a pas paru. « Il espérait avec le temps, « s’il plaist au Seigneur (et s’il trouve imprimeur commode), communiquer publique- « ment à toute l’Église, lequel chant ainsi composé, ensemble encore le chant d’un « nombre de mottets latins de sa composition. »

GOULART, SIMON, né à Senlis en 1543, arrivé à Genève en 1566, où il fut reçu bourgeois en 1571, a publié:

Sonnets chretiennes (sic) accomodés à la musique d'Orlando, G. Bony et À. Bertrand, en 4 parties. — Probablement sur la musique des Sonnets ou amours de Ronsard.

CE

XIII Les musiciens du dix-septième écle

Le dix-septième siècle offre relativement bien moins de musiciens remarquables que le siècle précédent, et c’est encore à l'Église catholique, aux couvents qu'appartiennent les noms les plus saillants : les #olitor, les Gleltle, etc. La musique avait été traitée par trop en marâtre par l’ Église réformée pour qu’elle pût porter quelques fruits, et le terrain que nous verrons plus tard si florissant était encore peu productif.

- Hors de l'Eglise, la musique a laissé fort peu de traces. Avant d'entrer dans de plus amples détails, nous ferons connaître les auteurs de cette époque.

" BENN, JEAN, organiste du chapitre de Lucerne, s’est fait connaître par l’ouvrage suivant: #isae concerlatae trium vocum, adjuncto choro secundo siwe Repient a IN pro bene placilo et una Missa ab octo. Recens in lucem edilae a Joh. Benn, organaedo ecclesiae collegiatae Lucernensis. Lucernæ, D. Hautt., 1644. In-4° (Bibl. de Lucerne.)

On trouve aussi de ses compositions dans:

<Prompluarium musicum concentus ecclesiasticos ducentos et co amplius IT, IIT et IV vocum, cum basso continuo, etc. Augustæ Tribocorum. 1623.»

CESIER (dit COLONY), Jean-François, auteur d’une Brève Instruction de musique, Morges 1617. Cet opuscule est dédié à Messieurs les Nobles Syndiques et Conseil de la ville de Morges. L'auteur y recommande quatre clefs: la clef de sol, la clef de fa, la clef d’ut et la clef de la cave

«Vu que la clef de la cave

Rend la voix douce et suave.<

DIETBOLD, CASsp. de Zurich, a composé en 1656 la musique à quatre parties pour les chants pastoraux de Daphné de Cimbrie. Il dit dans la préface de cet opuscule, qu’il n’a jamais appris la musique ni dans l’école, ni chez un musicien, mais bien chez lui, tout en vaquant à ses affaires, et au grand plaisir des siens. Walther, qui le cite, ajoute malicieusement: La composition le prouve assez.

DÜüRIG, P. Elect. franciscain, originaire de Lucerne, a publié les recueils suivants: | Hymni ariosi variarum vocum a 2, 3, 4, 5 vocibus cum 2 violints non concertanlibus, qui etiam deficientibus musicis est plurimum cantari possunt voce sola. Constantiæ, typis et impensis L. Parens. Typ. Episcop. 1707. In-4°.

Cofona Mariana seu Antiphonae complectivae pro toto anno.

Dürig est mort à Wertenstein en 1711.

DÜRIG, P. Rom. le frère du précédent, mort à Lucerne en 1722, nous est connu par un ouvrage qui à pour titre: Anliphonae feriales B. Mar. Virgins.

Nous possédons un recueil de chansons qui porte la date de 1621, et qui fait suite à la partie de basse de Des aussbunds schôner Teutscher Liedlein, ete. (Nürnberg, 1562). Ce recueil contient plusieurs numéros signés Cosm. Dürig. Ne serait-ce pas un parent des précédents, car ce manuscrit a été fait dans la Suisse allemande?

* GLETTLE, MELCHIOR, compositeur très-estimable, naquit à Bremgarten au commencement du dix-septième siècle. Vers 1665, il occupa à Augsbourg la place de maître de chapelle de la cathédrale. On connaît de lui (Voir Fétis, vol. IV, page 25; C.-F. Becker, pages 20, 48, 40, 67, 70, 263 et 264):

1° Hénie Musicae Clasais I, Motettae sacrae concertae 36, etc. Aug. Vind. 1667. In-4°. |

2° ent on a H CLU0 IT, Missae ÿ vocum, etc. Aug. Vind. 1668. In-4°.

3° Expedilionis Musicae Classis III, Psalmi breves, breviores, brevissimi, etc. Ibid. 1660.

4 Expeditionis Musicae Classis IV. Missae concertalae ÿ vocibus, etc. Ybid. 1670.

5° Expeitionis Musicae Classis V. Motetlae 36 a voce sola et 2 violins, etc. Ibid. 1677.

6 Musica genialis” latino-germanico oder neue lateinische und deutsche weltliche ÆMusikal Concert von 1-5 Stimmen. Ybid 1674.

7° Musica genialis \lalino germanico, etc. Op. VIII, posthumum Il. Aa Vind. 1684.

8& Posalmi 18 omnibus tolius anni dominicis ac festis a0 vesperas concinnendi. 3 voc. Ibid. 1685. ce

HÆFELIN, JEAN (Hæfelin, Hæfelinus) naquit vers le milieu du de -septième siècle à Klingnau près Baden (Argovie).

1 Fétis dit generalis.

I] fut pendant longtemps capitulant du couvent d’Einsiedeln. On dit qu'il est mort en 1726 au château de Sonnenberg en Thurgovie.

Häfelin a laissé deux graduels grand in-folio, écrits de sa main, et qui sont encore aujourd'hui en usage à Einsiedeln. — On a encore de lui (C.-F. Becker, page 108) : Vovellae sacrarum Cantionum vartiis sanctorum festis accommodaltae et binis decantanoae vocibus. Einsiedeln, 1671. In-4°.

Ce que Fétis dit page 341, vol. IV, sous Hæfel, S., est à rectifier.

“Hrpp, BERTH, était, comme on peut le voir dans la préface du seul ouvrage connu de lui, excellent organiste et doué, dès sa jeunesse, d’une très-belle voix. Il fit ses études à Soleure, entra à Constance dans l’ordre des Franciscains; il vécut comme tel à Lucerne. Là a paru de lui: ÆZeliotropum Mystlicum sive concentuum Sacrorum in Laudem Bealissimae et gloriosissimae Deiparae V'irginis Martae et aliorum sanctorum concertantium, sub una, duabus, tribus et quaternis vocibus cum 2 violints et duabus Litaniis Per P. Fr. B. Hipp. Ord. Min. S. Fr., etc. Liber Primus. Lucernæ Godfredi Haut, 1671. In-4°.

HUSER, BERN, conventuel de couvent de Me est le compositeur des chants d’une tragédie religieuse, jouée en 1678 à Zoug. Ces chants ont été publiés sous le titre: Vewe lieder auss der Tragädi intituliert Der unsterbliche Gott in dem sterblichen Leib eines schwachen Menschen, und dann die sterbliche Menschkeit mit der Unaterblichkeil Gottes vereint und clarificirt. Die Melodin auffgesetzt durch R. P. Benardum Huser, Conventual dess lüblichen Gottshauss Mury, Baden im Ergew. An J. À. Baldingers Truckerey, gedruckt durch. Iohann Oberlin.

* LARDENOIS, ANTOINE. Fétis dit (vol. V, p. 199): «Lardemoy (sic) Antoine, écrivain genevois, passé sous silence par Senebier, n’est connu que par un livre qui a pour titre: Les Psaumes de David, etc., réduits toul nouvellement à une bonne et facile méthode pour apprendre le chant ordinaire de l'Église, par À …, Genève, 1651.> On voit par l'orthographe du nom que Fétis n’a jamais eu ce psautier en main, et, de ce qu'il est imprimé à Genève, il ne s'ensuit aucunement que Lardenois soit Genevois. Il nous a été impossible de trouver la plus petite preuve à l’appui. Ce livre a d’ailleurs été fait pour l’église de Nîmes. On ne saurait pas non plus affirmer si l’auteur était réformé ou catholique, car il a travaillé pour les deux églises. Voici l’explication qu'il donne de sa méthode, « par laquelle chacun puisse plus facilement par- venir à la connaissance des nottes. »

« Reconnaiïssant .... les difficultés qui se rencontrent dans les principes « ordinaires de la musique ...., on a trouvé à propos, pour l'utilité commune l'intro- « duction d’une nouvelle méthode, etc. Ce que l’autheur de cet ouvrage a diligem- « ment recherché, réduisant sous une clef non variable et par bemol seulement, la « musique des Pseaumes en sorte que les difficultés qui proviennent des changements « ou diverses situations de clef, comme aussi la différence du becar au bemol sont « entièrement abrégés en un seul et brief principe, par lequel on pourra dès la pre-

t les nottes et eule li qu'il « mière leçon nommer toutes les nottes et remarquer sur une seule ligne, ce qu'il con- « vient sçavoir pour l'intelligence des autres: si bien que sans se travailler à l’applica-

« tion de la gamme, ni même en aucune façon avoir égard à la clef les yeux d’un seul

« regard dicteront à la voix la note qu’elle voudra entonner, le uf occupant toujours « la plus basse ligne; le ré, l’espace immédiatement après; le m1, la seconde ligne, et « ainsi continuer de degré en se jusques en haut, suivant la démonstration qui «en est faite et marquée ci-après pour servir de principe et estre journellement

« repetée jusques à ce que le disciple puisse chanter asseurement. Or, pour le surplus

« des choses qui rendent cette impression accomplie et beaucoup plus recomman- « dable que les précédentes: c’est qu'une infinité de fautes qui s'étaient glissées peu « à peu, y ont été corrigées, et que l'usage du bemol (sans lequel il éfait impossible « de faire cette réduction et pour l'intelligence de laquelle il a été mis partout où le « fa doit être chanté) n’altère nullement la pureté du ton, ainsi qu'il a été attesté par « plusieurs personnes entendues en cet art, dont les plus sçavants ont reconnu parti- « culièrement que

L’utilité de cet ouvrage

Au public est un très-grand bien,

Rendant facile le moyen

D'’entonner le divin langage.

En ceci l’Autheur on estime

N'ayant au chant ni à la rime

Osté rien non plus qu’adjouté

Il a par ce dessein louable

Si bien suivi la pureté

« Que son labeur en tout est bon et profitable. » Cette méthode a eu beaucoup de succès, de nombreuses éditions du psautier

l'ont en tête, sans donner le nom de l’auteur.

Lardenois a aussi « mis en musique ou chant spirituel et facile pour la

consolation des âmes: « Les paraphrases” des psaumes de David, en vers françois par Antoine Godeau, évesque de Grasse et Vence, 1668. »

‘MOLITOR, FIDÈLE, conventuel dans le couvent de Wettingen, a publié

plusieurs recueils de ses compositions. Ils ont pour titre:

1° Praequslus musicae seu Carre a voce sola, cum duobus violinis, etc. Constantiæ, 1650.

2° Praegquotus musicae seu motellae plurium vocum. Œneponti, 1659, etc.

3° Cantiones sacrae a voce sola cum duobus instrumentis. Œneponti, 1659. In-fol.

MOLITOR, VALENTIN, né à Rapperswyl, conventuel et directeur de musique du couvent de Saint-Gall, était un des meilleurs compositeurs suisses de ce temps.

1 La 1ère édition des Parapbrases à paru en 1655. s. 1.

Nous avons trouvé de lui dans Walther, CE Becker, Fétis, et d’autres les œuvres suivantes :

S 1° Ooae Genethliacae ad Christi cunas, 1, 2, 3 el ÿ vocibus, cum 2 violints necessario, elc. Ex Typogr. D. Monasterii Campidonensi, par KR. Dreherr, 1668. In-folio. Contient quinze Noëls dont trois en allemand et douze en latin. — Une autre édition a paru à Ulm en 1670.

2° Missa una cum tribus Motettis in solemni translatione Ss. Mm. Sergit, Bacbi, Hyacinthi et Erasmi ab 8 vocibus et 7 Instrumentis, se0 tantum 4 necessartis in Monaslterio S. Galli decantata, Typis Monast. S. Galli, 1681. In-4°.

3° Epiniceon Marianum a quinque vocum concentu una cum 2 violinis necessarits : caeleris vero Instrumentis et Rippienis a9 libitum. T. Monast. S. Galli, 1683. In-4°.

4° Directorium, seu Cantus et Responsoria in Processionibus ordinariis per annum, el exequis Defunclorum una cum tono Missalis et Psalleri. Juxta Riluale et Missale Romanum. Pro uniformilate Helvelo. — Benedictinae Congregationis anno 1639 revisum et | approbalum. Opera R. P. Valentini Molitoris, etc. S. Galli, 1692. In-4.

Un catalogue de la Bibliothèque de Unser lieben Frauen Kapelle (1694) contient quinze Offertoires de Valentin Molitor.

ps MaARTINI, MARTIN, religieux franciscain de Lucerne, s’est fait connaître

par un recueil de psaumes: * Praeguslus musicus sive tripartitae V'esperae ariosae voce

« ola variarum lamen vocum cum 2 violonis el 2 bassis. Organo ac violoni compositae.

< Opus I Constantiæ, typ. Franc. Xav. Straub. In-4°. »

Walther cite aussi: 1° Soixante-deux motels à une et deux voix pour toutes les Jêtes de l’annéc avec deux violons et basse continue. Augsbourg. 2° Vêpres à quatre voix pour les Jêles de la Wierge el des Apôtres. Augsbourg, et 3° Zuilanies et Salve Regina avec accompag. de 2 violons el basse continue. Augsbourg, 1717.

MAURICE DE MENZINGEN, ou plutôt J.-P. Zehnder, naquit à Menzingen, dans le canton de Zoug, en 1654. Il entra dans l’ordre des capucins, et après avoir été prédicateur dans plusieurs couvents, se fixa à Andermatt. C’est là qu'il composa et les paroles et la musique de nombreuses chansons religieuses qui, en partie, ont été publiées sous le titre: < Philomela Mariana, die Marianische Nachtigall, welche « da Unterschidlich schône Lob- und Liebs-Gesälzlein der allerschænsten und holoseeligoten € Himmels-KGnigin Mariae zu schuloigem Lob, Preiss und Ebrenschall schlagend- und « gingende die Herzen thut erquicken, in 36 Liedern verfasset mit beigefügten musikalischen € Noten, durch P. Fr. Mauriz von Menzingen, Capucinern der schweizerischen Provinz Zug. « Verlegst C. F. Haberer, in der Rosischen Truckerey. Anno 1713.»

Ce recueil a dû être très-répandu, car on peut encore aujourd’hui facilement le trouver. Les chants, quelquefois peu corrects, touchent la fibre populaire.

RAUCHENSTEIN, BERN, est né vers le milieu du dix-septième siècle à Fribourg. Il fut plus tard maître de chapelle à l’église de Constance. Dans cette ville il fit imprimer un recueil de graduels et de messes, sous le titre: Luscinia sacra ludens

< et lugens, seu offertoria et gradualia omnt tempore usurpanda cum tribus mesais (so CE * aequalibus 4 et 5 vocibus cum inotrumentis. Constantiæ, 1702, in-4°. » ,

RUEG, BENEDICT, originaire d'Uznach, près du lac de Zurich, était vers ÉE fin du dix-septième siècle maître de chapelle du couvent de Wettingen près Bade (Argovie). Parmi les œuvres qu’il a publiées nous ne connaissons que la suivante:

€ Corona Mariana slellarum duodecim, seu tolidem Salve Regina: 3 Voctbus, € 2 violints.el 2 clarinis necessarits: 5 ripien. vero, et 3 violis ad libilum una cum duplici « Basso continuo ; compilata a R. P.F. Benedicto Rueg, celeberrimt Monast. B. . de Maris « slella Musicae Praefecto ac. Philos. Prof. ordin. Op. XI, 1703.» |

* SIMLER, J.-W., né à Zurich, vers 1605, où il fit ses études de théologie, fut nommé, après un court séjour à Paris et Genève, pasteur à Utiken (1629), puis à Herliberg (1631), etc. Il est mort en 1672.

Simler est l’auteur du recueil de chants suivants, recueil qui a eu plusieurs éditions:

€ Deutsche Gedichte, darinnen: 1° Haupt begrifiliche Inhalle den Psalmen Davids ; {2° Unoerschieoliche auf Zeilen und Anlässe gerichlete Gesänge; 8° Allerhand erbauliche « Ueberschriflen, etc., enthallend seind. Zurich, Joh.-Jac. Bodmer. 1648.» Contient cinquante chants à quatre parties. Les. autres éditions sont de 1653, 1662, 1688, etc.

Ce recueil a été publié en langue romance par #Marlinus ex Marklinis sous le titre:

Philomela, quai ais canzuns spiriluaelas drizzadas quasi luoltas à 4 voschs in melodias Oil Simler; Alchunas canzuns componidas tras Martin ex Martini, 1684.

D'autres éditions ont paru en 1702 et 1751.

« Teutsche (geisll.) Gedichte.” 4. Ausfertigg. Der grüssere Teil m. d. Melodieen zumeist zu 4 St. v. Andr. Shwilge. Zürich, 1688. |

* SULTZBERGER, JEAN-ULR. — Fétis a le mérite d’avoir été le premier qui

l'ait cité (vol. 8, page 166) comme musicien. Les renseignements qu'il fonEnEe sont malheureusement très-précaires.

Nicolas de Graffenried nous apprend, par une épître qu'il lui a adressée,

que Sultzberger est né en Suisse !, car il dit:

« Ihr wolt die shünen Gaben | « Und den Talent den Euch der Herr vertraut nicht vergraben, « Ihr wolt hiermit erzeigen dass das rauhe Shweitzerland « Audh gute Componisten hab, mit welchen es kann prangen, « Drum fahret fort und machet euch durch singen mehr bekannt, « So werdet Ihr und Euwrer nam zur Ewrzeit gelangen. C'est-à-dire: « Vous ne voulez pas enterrer les dons et les talents que Dieu « vous a confés; vous voulez prouver que le rude pays de la Suisse a aussi de bons « compositeurs, desquels elle peut faire parade, etc. »” ! Leu dit qu'il est né à St-Gall.

La date de sa naissance est inconnue.

En 1670, il fut nommé * Zinkenist » (]oueur de zink, espèce de cornet en bois courbé et percé de trous) et directeur de la musique vocale et instrumentale de la ville de Berne. Sultzberger était un musicien de talent, ses mélodies sont simples et expressives, son harmonie riche sans être surchargée. La première œuvre qu'il a publiée a pour titre: “ Salomons dess Ebreischen Kônigs Geistliche Wobllust oder Hobes « Lied: In Palmen oder Datlelreimen, mit beigefügten Newem, vom fürtrefflichen Johann «Schoppen ? gesetzlen Sangweisen, auch kurtzen Erklärungen des getstlichen Verstandes, « Beides nach art der Gespräch Spiele, auf offentlicher Schauburg fürgestellet durch Filip {von Zezen, jelzunderaber auf vielfaltige anbalten und begähren, noch mit einer Stimme « vervolkommnet und mit vielen Melodeyen vermebret: von Johann Ulrich Sullzbergern ; * mus. uno Zinkenisten in Bern. Bern bei Georg Sonnleitner, 1674. In-8°. »

Cette pièce contient 35 chants à 3 parties, dont 15 entièrement de Sultzberger et 20 de J. Schopp, auxquels il a ajouté une partie.

Ce livre est suivi de: < Geistliche Seelenlust das ist Wechselgesänge zwischen “ dem bimlischen Bräuligam und seiner bertz-hochgeliebten Braut, verfasset durch F. von Zesen.» I] contient 3 chants à 3 parties de Sultzberger et 4 de Pierre Meier ?,

L'ouvrage de Sultzberger qui a eu le plus de succès est son psautier, car pendant près d’un siècle il a eu une ou deux éditions par an. C’est le psautier de

Lobwasser avec des chants en usage à l’église réformée française. Il a pour titre : « Transponirles vierstimmiges Psalmenbuch, das ist D. À. Lobwassers Psalmen Davids, worin * de hochclavierten Psalmen transponirt, und sammt den gewühnlichen Feslgesängen in ein < gleichen Schlissel gesetzt, alsodass sie jetzunder obne eine V'erenderung leichtlich zu singen (und auf Instrumenten zu spielen. Samt einem kurtzen Gesang-Bericht von J. UT. Sultzberger. < Direct. Mus. uno Zinckenisten (6bl. Statt Bürn. Cum priwilegio aller evangelischer Orten Lôübl, « Eydgenossaft. Bärn, in Hodh Oberkeitliher Trudkerey, 1675. In-8°. »

Sultzberger emploie la méthode de Lardenois qu’il mentionne dans sa préface ainsi que plusieurs autres auteurs.

L'année suivante a paru une édition pour clavecin ou contre-basse: * Trans- Jormirtes Psalmenbuch mit Melodien auf das Klavier oder Bass-Geige zu exerciren von J.-U. Sullzberger, Sladtzinkenist in Bern. Bern, 1676, 3 vol. »

Parmi les autres éditions, nous citerons celle de 1690, à 4 parties, celle de 170, à une partie, belle impression; celle de 1736, à quatre parties, avec corrections du texte, celle de 1741, etc., etc. Une à deux parties a paru en 1739.

Ce n’est qu'à partir de 1736 que le titre porte Weiland feu J.-U. Sulzberger. »

Nous pourrons donc, faute de meilleures données, admettre les années 1735 ou 36 comme celles de sa mort.

1 Célèbre violoniste et compositeur de Hambourg. ? Musicien allemand, né à Hambourg en 1606.

ZEERLÆDER, NICOLAS, de Berne, maître du collège latin de cette ville en 1649, et plus tard pasteur (1680) et doyen à Kilchberg, doit sa place ici à la publication de: « Ein Music Biüchlein, Bern, 1678. In-8°.» Principes élémentaires de la musique.

Aux musiciens du dix-septième siècle cités précédemment, nous ajoutons les noms de quelques autres dont nous ne savons que frès-peu de chose.

ANDERUS, J.-JUSTE, serviteur de l’église protestante dans les Grisons, a publié: {lg Spejel Christian Tschantat à cantar in diversas melodias. Stampad in Engadina bassa, 1681. In-12.

BAUDET, ÉLÉAZAR, musicien de talent, chantre de Saint-Pierre à Genève, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. C’est à lui que se rapporte la

citation suivante tirée des Fragments historiques de Grenus: « Le 9 avril166gun

maître musicien est reçu bourgeois gratis sous la condition d'enseigner la musique à un prix raisonnable et de servir le public quand il en sera requis. »

Pareille faveur avait été accordée quelques mois auparavant, le 2 Fo à un musicien nommé DAUDET. |

Les joueurs de violon « haut et bas ” n'étaient pas si bien Dares car nous trouvons dans les mêmes fragments, peu après (le 6 février): « Pour prévenir les danses qui deviennent si fréquentes, on défend foule espèce de violon, même en cas de mariage, sous peine de dix écus d'amende.

BrxIus, J.-R., était chantre à Berne du temps de Sultzberger, qui parle

favorablement de lui.

BENNINGER, J.,, scholasticus à l’église collégiale de Lucerne, s’est fait con-

naître par un recueil de messes: { Æeliolroptum mane oriens, vespere occidens ; seu Missae golemnes et funebres a ÿ voc. et 2 violinis necessariis, 2 violis, ac rippien, ad libiltum ; una cum duplict basso continuo. Op. I, 1704.

BRULLISAUER, MAGNUS, moine d’Appenzell, mort au prieuré de St.-Jean en 1646, est cité par von Arx, comme compositeur de grand mérite.

BRUNNER, LÉONARD, appelé en 1645, par les autorités de Lucerne, pour essayer les nouvelles orgues de cette dernière ville, fut un des meilleurs organistes que posséda Einsiedeln.

DIETRICH, JOSEPH, né en 1645, à Rapperschwyl, fut pendant longtemps maître de chapelle au couvent d’Einsiedeln. D’après son contemporain S. Reding : « Il possédait un remarquable talent et comme organiste et comme compositeur. » Joseph Dietrich est mort en 1704.

Hess, MAURUS, d’Einsiedeln, compte au nombre des meilleurs organistes

de son époque. Dietrich dit dans ses annales: « Parmi les principaux musiciens que le

« prince-abbé envoya à Lucerne, lors du renouvellement de l'alliance de cette ville

«avec le Valais (1645) était notre #. Hess, excellent organiste qui pour cette cir-

« constance a composé un Ze Deum, une messe et un motet. » Ces compositions nous sont entièrement inconnues. Il est mort en 1660.

PÜNTENER, AMBR, conventuel du couvent d’'Einsiedeln, était un organiste et un compositeur du plus grand talent. Malheureusement, aucune de ses compositions n’est parvenue jusqu’à nous,

WOLLEB, JACQUES, musicien de grand savoir, nn ae en 1643 Mareschall, comme organiste de la cathédrale de Bâle.

Leu (4{lgemeines helvetisches eidgenüssisches Lexicon) cite un J. Wolleb, fils de Théodore, qui, après avoir reçu son diplôme de docteur en médecine (1667), devint professeur de musique (1673) à Bâle. — C’est probablement un parent du précédent, qui était aussi originaire de cette ville.

Parmiles écrivains qui ont traité des questions relatives à la musique, nous devons mentionner J.-P. de Crousaz, Gautier, Grosse, Heidegger, Hottinger et Goldast.

Nous pouvons être d'autant plus bref à leur sujet, qu’on trouve sur eux des renseignements dans tous les grands ouvrages de biographie.

| DE CROUSAZ, J.-P., né à Lausanne le 13 avril 1663, mort le 22 mars 1760, professeur de mathématiques et de philosophie, a écrit: Trailé du beau, où l’on montre en quoi condtsle ce que l’on nomme ainsi par des exemples tirés de la plupart des arts el des gciences. Amsterdam, 1716.

Le II° chapitre (171-302) traite de la beauté de la musique. Forkel en a donné une traduction dans sa Bibliothèque critique de la musique (vol. 1, pages 1-52 et vol. II, pages 3-25).

GAUTIER, ANT.-JEAN, professeur de philosophie, né à Genève en 1674, mort au mois de mai 1729, a publié entre autres: Dispulalio de Sono. Genève, 1705.

GOLDAST, MELCHIOR VON HAIMINSFELD, né à Espen, près Bischoffzell, le 6) janv. 1576, mort à Giessen en 1655, traite particulièrement de la musique du moyen âge, de Notker le Bègue, etc., dans son ouvrage: Ælamanicarum rerum scrip- tores aliquot vestuti, etc. Francfort, 1606. 3 vol in-fol.

GROSSE JEAN-G. pasteur à Bâle, a écrit Compendium quatuor facultatum. Bâle, 1620. Les pages 136 à 152 sont occupées par un * Compendium Musices ».

. HEIDEGGER, J.-H, professeur de théologie, né à Bärenschweil en 1633 et mort le 18 janvier 1698 à Zurich, traite dans son ouvrage Historia patriarcharum. Exercilationes selectae. Amst. 1667, de l’origine de la musique, de ses qualités, des abus, etc.

HOTTINGUER, j.-H., le célèbre professeur de Zurich (né le 10 mars 1620, mort le 5 juin 1667), a écrit dans Hisloria ecclesiastica novi Teslamenti. Hanovre, 1655-1657, tome III, page 716 et suivantes De augmentis Musicae seculo XIV factis.

Nous ne saurions mieux terminer ce chapitre qu’en citant l’ouvrage suivant qui, pendant près d’un siècle, a fait les délices des collèges musicaux de St-Gall, Winterthour, Zurich, etc. |

Voici son titre:

« Geislliche Seelen- Musik, das ist, Geist und Trostreiche Gesäng in allerley

€ Anligen, zu Trost und Erquickung Goltliebender Seelen, auss den besten musicalischen « Biüchern diser Zeit, auss einem Buch mit vier Stimmen zu singen, zusammengeselzt sambt € einer kurtzen Underrichtung von der Music, und Singor0nung für die christliche Gemeind € und Schul Onr Slatt St-Gallen. — St-Gallen, gedruckt von J. Redinger, 1682. »

Cette première édition, faite par Chrétien Huber, recteur du gymnase de St-Gall, contient sur 440 pages, des chants à quatre parties de J.-M. Dilherrn, de J.-W. Simler, de J. Krüger, de C. Briegel, de B. Musculi, de D. Frederici et de C. Movius. Ces chants sont suivis d’un petit traité abrégé des principes de la mu-. sique pour les écoles de St-Gall. (Voir plus loin.)

Le succès de ce recueil a été grand, et d'autant plus mérité que le choix de ces morceaux avait été bien fait. À chaque réédition, et elles ont été nombreuses, on l’augmenta; aussi nous trouvons dans la huitième, celle de 1737, des compositions nouvelles de Ch. Weberbeck et de son fils, de Henri Kybourg, etc. Malheureusement, on se laissa entraîner par le goût du moment, et au lieu de donner ces chants tels qu'ils étaient sortis des mains des auteurs et tels qu’ils avaient paru dans la première édition, on leur ajouta, le titre l'indique d’ailleurs, une basse, des parties de violon, ou une partie d'orgue. 7

Peu à peu ce recueil céda la place aux œuvres des Schmidlin, des Egli, des Bachofen, etc.

Outre ces deux éditions que nous avons en mains, nous avons vu le. de

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