FORMULE WAGNÉRIENNE
pressive, et d*une intensité lumineuse incomparable. On en voit des exemples avant lui. Le récit du songe (du Pro-^ phète] n'est-il pas basé sur une merveilleuse allusion orchestrale à la scène du sacre? La partition entière de Struensée ne fourmille-t-elle pas, depuis le début de Touverture, des plus émouvants rappels d'une phrase symphonique admirable, qui, après s'être promenée dans tous les groupes de l'orchestre, ne trouve son explication et sa raison d'être qu'à la fin de l'ouvrage, à la scène de la bénédiction? Si Struensée ou le Prophète étaient écrits de nos jours, on dirait que Meyerbeer a adopté la formule nouvelle; pourquoi ne pas lui laisser l'honneur d'avoir contribué à son développement? Et il n'est certainement pas le seul. Les ouvertures construites à l'aide des principaux motifs de l'ouvrage n'étaient -elles pas déjà une sorte de présentation des personnages, ou des caractères, ou des situations principales ? Dans le domaine symphonique, où il personnifie une idée non encore définie, mais une idée fixe , on en trouve de nombreuses applications antérieures , notamment chez Mendelssohn , Schubert et Schumann, et aussi dans Beethoven. Le finale du quatuor en fa majeur, op. 135, avec sa curieuse épigraphe :
c( Der schwer gefasste Entschluss^
Grave
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Muss es sein?
Allegro
Es muss sein!
Es muss sein! ^
ne tient- il pas autant de l'idée des motifs typiques que