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LES TONS D'ÉGLISE

Pendant les huit premiers siècles de l'ère chrétienne, le chant d'église reste exclusivement homophone. Les plus anciens chants chrétiens sont ceux des psaumes, qui proviennent du culte hébraïque, et quelques mélopées grecques ou latines. Saint Ambroise, évéque de Milan (340 •j- 397), conserve quatre des modes grecs, qui plus tard furent appelés modes authentiques, et attache son nom à une première réforme de la mélodie liturgique, qu'il débarrasse des ornements superflus, en lui conservant un sentiment rythmique dont la tradition nous semble perdue.

Plus tard, Grégoire le Grand (540 -j- 604), procédant à une nouvelle épuration, exclut du culte les chants qui lui paraissent indignes, admet, en plus des quatre modes de saint Ambroise, quatre autres modes qui prennent le nom de plagaux, et crée le recueil appelé antiphonaire, encore en usage, avec de nombreuses modifications toutefois, dans les églises catholiques. Dès lors, les tons d'église sont constitués, au nombre de huit.

Modes grecs. Tons authentiques. Tons plagaux.

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