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lenstein ot iIcs lîiiinla. rcproduisaiouL le l'iiaiil des manusorits, taiiili> i|ui' ilaiilros, comme celle de BalliMiiii. t'Iait'iil jiiiTs ([iif la iiK'ilict'eiine.
-Nous nous sommes étendus assez longuement sur cette édition médicéenne, maintenant presque introuval)le, à cause des efforts qui furent faits pour qu'elle dcNÎnl rt'ilitidii (ifliciélle de rÉiilise, efforts (|ui lurent repris au xix*" siècle, comme nous le verrons au chapitre suivant. Elle fut aussi le point de départ d'une multitude d'éditions abréiiées qui parurent après elle dans les divers pavs d'Europe, et qui réussirent à faire oublier les antiques mélodies grégoriennes. Les moins mauvaises de ces éditions sont encore celles tjui parurent en France, celle de Yalfray, imprimée à Lyon en 1(549, et celle de Nivers, qui, terminée en 1682, fut imprimée chez Christophe Ballard, à Paris, en 1697 ; nous les retrouverons au chapitre suivant, car elles sont encore en usage dans beaucoup des diocèses de France, et elles ne disparaissent que peu à peu devant l'édition vaticane.
En même teiii|is tombait siu" 1 Eglise de France une avalanche de méthodes et d'ouvrages didactiques sur le plain-chant ; nous ne parlons pas des autres pays, où l'activité productrice fut aussi grande. Il est impossible d'énumérer tous les auteurs qui voulurent ainsi faire bénéficier le pulilii' de leurs idées, nous nous bornei'ons aux trois principaux. En 1673, le bénédictin domJumilhac faisait paraître à Paris La science et la pratique du plainchant, ouvrage qui contient beaucoup d'idées excellentes mêlées à des principes erronés, et (jui ^aul la peine
LA MUSIQUE GRKliOUlUN.XE 99
(l'être consulté, même de nos jours. Cn peu plus tard, l'abbé Lebeuf, clianoine et sous-chantre de la cathédrale d'Auxerre, et l'abbé Poisson, de Paris, (humaient au public leurs traités théoriques et pratiques de plaincliant. L'un et l'autre, suivant dom Guéranger, étaient « érudits, laborieux, profonds même sur les théories du chant ecclésiastique, et versés dans la science des antiquités de ce g^enre ». Mais la lecture de leurs ouvrages montre qu'ils étaient incapables de remonter le courant, et de ramener le chant ecclésiastique à sa pureté primitive. Gomment d'ailleurs auraient-ils pu v penser, lorsque les diocèses de France abandonnaient lun après l'autre la liturgie romaine pour y substituer des formules qui n'avaient aucun lien avec l'antiquité ? Le sous-chantre d'Auxerre ne fit que précipiter la décadence du plain-chant par les mélodies lourdes et sans caractère qu'il composa pour le Graduel de Paris, et qui se répandirent par toute la France, à mesure que la liturgie delà capitale envahissait les autres diocèses. Nous allons voir, au xix" siècle, le retour à la liturgie romaine provoquer la restauration des antiques mélodies.