‹ La musiqueChapitre 92 sur 181 · ICI COMMENCE LA RÉVÉLATION · texte numérisé non relu

ICI COMMENCE LA RÉVÉLATION

Et la voix qui m'avait parlé devint forte, véhémente et pathétique, et j'écrivis.

0 murs que j'ai élevés de ma main en monument de ma gloire ! 0 murs habités jadis par un peuple que j'appelais le mien, parce que je l'avais élu dès le commencement pour en faire le premier peuple de l'Europe et pour porter sa gloire et sa renommée au delà des ])ornes que j'ai prescrites à l'univers.

0 ville qui t'appelles la Grande, parce que tu es immense ; et la Glorieuse, parce que je t'ai couverte de mes ailes, écoute-moi, cai' je vais parler...

Et toi, théâtre frivole et superbe, qui t'es arrogé le titre d'Académie de musique lorsque tu n'en es pas une et encore que je ne te l'aie pas permis : écoute-moi, car je vais parler.

0 peuple frivole et volage ! ô peuple enclin à la défection et livré à la démence de ton orgueil et de ta vanité !

Viens, que je compte avec toi, moi qui, si je veux, peux te compter pour rien ; viens, que je te confonde à tes yeux et que j'écrive la lâcheté de ma main sur ton front si altier, dans toutes les langues de l'Europe.

Page 1