‹ La MusiqueChapitre 10 sur 188 · tierce mineure · texte numérisé non relu

tierce mineure

Si on élève d’une octave le son fondamental d'un intervalle donné, on a ce qu’on appelle l’intervalle renversé. Ainsi la quarte est une quinte renversée, la sixte mineure une tierce majeure renversée, la sixte majeure une tierce mineure renversée. D’après cela, le rapport de vibrations correspondant s’obtient en doublant le plus petit nombre de l’intervalle primitif :

Le rapport de 2 : 3 donne

la quinte,

la quarte.

la tierce majeure.

la sixte mineure,

la tierce mineure,

B : 10 ou 3 : 5,

la sixte majeure.

Ce sont là tous les intervalles consonnants compris dans une octave. Les rapports de vibrations correspondants sont tous formés par les nombres entiers de un à six, à l’exception de la sixte mineure, qui est, en réalité, la plus imparfaite de ces consonnances.

Ainsi, au moyen des sirènes, par des expériences relativement simples et faciles, se trouve encore confirmée la loi remarquable dont nous avons parlé dans l’Inlroduotion, et d’après laquelle, les nombres de vibrations des sons formant des intervalles consonnants, sont dans le rapport des plus petits nombres entiers. Dans la suite de nos recherches, nous aurons recours au même instrument pour prouver, d’une manière encore plus approfondie, la précision et l’exactitude de cette loi.

Longtemps avant qu’on sût quoi que ce soit des nombres de vibrations et de leur mesure, Pythagore avait découvert que, pour partager la longueur d’une corde au moyen d’un chevalet, de manière à faire rendre aux deux parties les sons d’un intervalle consonnant, il faut la diviser proportionnellement aux nombres entiers dont il est question plus haut. Si on place le chevalet de manière à laisser à sa droite les deux tiers de la corde et à sa gauche seulement le tiers, les deux longueurs seront entre elles dans le rapport de 2 : 1 , et donneront l’inter-

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