RAPPORTS SIMPLES DES INTERVALLES CONSONNANTS
nantavecla même vitesse, donnent un son de même hauteur, quelles que puissent être la grandeur et la forme des trous et du tube. On peut même obtenir un son de même hauteur, en remplaçant l’air par une pointe, qui vient frapper les trous pendant la rotation du disque. 11 s’ensuit donc d’abord, que la hauteur d’un son musical dépend uniquement du nombre des secousses aériennes ou vibrations, et non de leur forme, de leur intensité, ou de la nature de leur mouvement. Ensuite, il est très-facile de voir, au moyen de cet instrument, que si on augmente la vitesse de rotation du disque, et, par suite, le nombre d’impulsions aériennes, le son monte. Il en est de même, si, tout en conservant la môme vitesse, on prend d’abord une série d’un certain nombre de trous, puis une autre présentant un nombre plus considérable. Le son est plus élevé dans ce dernier cas.
Avec le même instrument, on trouve aussi très-facilement la relation remarquable, que présentent les nombres de vibrations de deux sons qui forment entre eux un intervalle consonnant. Prenons sur un disque une série de huit trous, une autre de seize; faisons arriver l’air alternativement dans chacune d’elles, en conservant au disque sa vitesse de rotation. On entendra deux sons qui seront entre eux précisément dans le rapport d’une octave. Augmentons la vitesse du disque ; les deux sons monteront tous deux, mais de manière à former encore une octave dans leurs nouvelles positions. Nous déduirons de là, qu’un son, à l'octave supérieure d'un autre, exécute, dans le même temps, un nombre de vibrations précisément double.
Le disque représenté plus haut, dans la figure l, présente deux séries de huit et douze trous. En soufflant successivement dans les deux, on obtiendra deux sons formant entre eux une quinte juste, quelle que soit la vitessedu disque autour de son axe. 11 suit de là, que deux sons forment une quinte, lorsque le plus élevé fait trois vibrations pendant que le plus grave en fait deux.
Étant donné un son produit par la série de huit trous, nous avons besoin de la série de seize trous pour en avoir l’octave, et de celle de douze pour en avoir la quinte. Les nombres de vibrations de la quinte et de l’octave sont donc entre eux comme douze est à seize, ou comme trois est à quatre. Mais l’intervalle entre la quinte et l’octave est une quarte ; nous voyons donc que deux sons forment une quarte, si le plus élevé fait quatre vibrations pendant que le plus grave en fait trois.
La sirène polyphone de Dove présente ordinairement quatre séries de huit, dix, douze, seize trous. La série de seize trous donne l’octave de celle de huit, et la quarte de celle de douze ; la série de douze trous donne la quinte de celle de huit, et la tierce majeure de celle de dix; cette dernière donne la tierce majedre de la série de huit trous.
Les quatre séries donnent donc les sons d’un accord parfait majeur.
Ces expériences et d’autres semblables, donnent les rapports suivants entre les nombres de vibrations :