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DIFFÉRENCES ENTRE L* VUE ET L’OUÏE

celle renfermée dans le conduit auditif. Si les mouvements des molécules aériennes, dans le conduit auditif, sont identiques dans deux circonstances différentes, l’oreille éprouvera des impressions identiques provoquées par les deux mouvements, qu’ils émanent ou non d’une même source sonore.

Nous avons déjà conclu que la masse d'air en contact avec la membrane du tympan, peut être considérée comme un seul point de l’air ambiant, au point de vue qui doit être adopté ici. Y a-t-il donc, dans le mouvement d’une seule molécule d’air, des propriétés différentes, selon que le son est simple ou composé? Nous avons vu qu’à chaque son correspond un mouvement périodique de l’air, que la hauteur est déterminée par la longueur de la période, mais que, dans l’intervalle d’une même période, la nature du mouvement, entièrement arbitraire, comporte une multiplicité infinie de formes différentes. Le mouvement de l’air dans l’oreille n’est-il pas périodique, ou du moins la période n’est-elle pas assez courte pour produire un son perceptible ; il se distinguera par là même de tous les mouvements caractéristiques d un seul son. L’espèce de mouvement correspond alors à des bruits, ou à un certain nombre de sons se produisant sfrnultanément. 11 en est ainsi, en réalité, dans la plupart des cas où le hasard a seul présidé à l’assemblage des sons, et où on n’a pas eu en vue de former des accords musicaux consonnants ; dans le domaine de la musique elle-même, avec le tempérament aujourd’hui adopté pour les instruments, il arrive rarement de réunir, avec la précision suffisante, les conditions indispensables à la production de mouvements aériens exactement périodiques. Par conséquent, dans la plupart des cas, le défaut de périodicité dans le mouvement, sera caractéristique d’une . masse sonore composée.

Mais il peut se faire qu’une masse sonore composée donne aussi un mouvement exactement périodique ; c'est ce qui arrive particuliérement, lorsque tous les sons qui la composent ont , comme nombres de vibrations , des multiples entier s d'un seul et mé t e nombre , ou, ce qui est la même chose, lorsque tous les sons peuvent, d'après leur hauteur, être considérés comme les harmoniques (f un seul et n/êine son fondamental.

Un a déjà dit, dans le premier chapitre, que les nombres de vibrations des harmoniques étaient des multiples entiers du nombre de vibrai ions du son fondamental. Un exemple précis éclaircira le sens de ces règles. La courbe A (fig. Il), en adoptant les conventions du premier chapitre, représente le mouvement simple, pendulaire, tel que le diapason le détermine dans l'air du conduit auditif. Dans cette courbe, les longueurs horizontales figurent donc les temps, et les hau-

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TUÊOH1E PHYSIOLOGIQUE DE LA JIlSIQl'E.

teurs verticales, les déplacements correspondants des molécules d’air dans l’oreille. A la suite de la courbe A figurant le premier son élémentaire, construisons maintenant la courbe B, du second son élémentaire, l’octave du précédent. Deux vibrations de la courbe B, ont une longueur exactement égale à celle d’une seule vibration de la courbe A. Sur A, prenons les divisions*/^ et 5î„ portions de la courbe

■ exactement congruentes. La courbe B sera partagée de même en par- • t ties congruentes, aux points e, t et Nous pourrions encore partager en deux chacune des divisions et et e*„ et nous aurions encore des parties congruentes entre elles correspondant à chacune des périodes de B. Mais, en réunissant ensemble deux périodes de B, nous obtenons une portion de B d’une longueur exactement égale aux divisions de A.

Si maintenant les deux sons se produisent simultanément et que les points e et <f0, « et 5, t, et 5, coïncident successivement, les hauteurs de la portion de courbe et vont s’ajouter à celles de </„5„ exactement comme les hauteurs de tt, à celles de 55,. Le résultat de cette addition est représenté par la courbe C.La ligne ponctuée est une reproduction de la portion it0 5 de la courbe A. Elle sert à rendre immédiatement sensible à l'œil, la composition des mouvements. On voit facilement que, partout, la courbe C s’élève au-dessus ou s’abaisse au-dessous de A, de quantités précisément égales à celles dont la courbe B s’écarte au-dessus ou au-dessous de son axe. Les hauteurs de la courbe C sont

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