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DÉMONSTRATION DE LA LOI DE OHM

sur la table d’harmonie. La valeur de cette pression, qui varie périodiquement avec le temps, est représentée dans la ligure 19. La ligne hh doit correspondre à la pression exercée sur le chevalet par l’extrémité a de la corde quand celle-ci est au repos. Le long de hh, imaginons des longueurs figurant les A temps, puis des lignes verticales reportées au-dessus et au-dessous de hh, représentant les augmentations ou les diminutions de la pression aux instants c considérés. La pression de la corde sur la table d'harmonie D varie donc, comme le montre la figure , entre un maximum e et un minimum. La pression maxima dure quelque temps sans changer, puis est brusquement remplacée par la pression minima, qui reste de mémo constante un certain temps. Les petites lettres, de a jusqu’à g, Fig- ]8.

correspondent aux instants où se

produisent les formes diverses, de A jusqu’à G {fig. 18). C’est cette alternance entre une pression forte et une pression faible, qui produit le son dans la masse aérienne. On peut s’étonner, à juste titre, qu’un

abcde fgfede b*

Fig. 19.

mouvement, déterminé par un phénomène aussi simple et aussi facile à saisir, soit décomposé par l’oreille en une somme si compliquée de sons partiels. L’action de la corde, sur la table d’harmonie, peut se représenter d’une manière aussi extraordinairement simple pour l’œil et la raison. Qu'est-ce que la simple ligne brisée de la figure 19 peut avoir à faire avec des lignes d'ondes qui, dans l'étendue de leur période, présentent de 3, 4, S jusqu’à IG et plus d'éminences et de dépressions ? C’est là un des exemples les plus frappants, de la manière différente dont l’œil et l'oreille sont affectés par un môme mouvement périodique.

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11 n’y a point de corps sonore pour lequel on puisse calculer le mouvement dans des conditions variées, puis comparer le calcul avec la réalité, aussi complètement qu’on peut le faire pour les cordes. Dans les exemples qui vont suivre, on peut encore comparer les résultats fournis par la théorie à ceux de l’analyse opérée par l’oreille.

J’ai trouvé une méthode qui permet de produire dans l'air des vibrations simples pendulaires. Un diapason, qu’on ébranle par la percussion, ne donne point d’harmoniques, ou au moins, s’il en présente quelques traces, c’est lorsque l’intensité des vibrations est telle qu’elles ne suivent plus exactement la loi du pendule. En revanche, les diapasons donnent des sons accessoires très-élevés, non harmoniques, qui produisent le timbre particulier du diapason au moment de la percussion, et qui s’éteignent ensuite rapidement dans la plupart des cas. Si l'on tient entre les doigts un diapason qui résonne, le son ne se transmet que fort peu à l’air, et on ne l’entend qu’en approchant l'instrument tout près de l’oreille. Au lieu de le tenir entre les doigts, on peut aussi le monter sur une planchette fixe, un peu épaisse, sur la surface inférieure de laquelle on colle quelques morceaux de tubes en caoutchouc en guise de coussinets. Si l’on place la planchette sur uue table, les tubes en caoutchouc sur lesquels elle repose ne transmettent pas h la table le mouvement vibratoire, et on n'entend pour ainsi dire pas le son du diapason.

Maintenant, qu’on approche des branches de ce dernier un tube en forme de flacon (i), rempli d’air, et résonnant h l’unisson du diapason lorsqu’on souffle dedans; l’air du tuyau vibrera par influence, ce qui renforcera considérablement le son du diapason à l’extérieur. Ur, les sons accessoires aigus des tuyaux ne sont harmoniques ni avec le son fondamental, ni, en général, avec les sons accessoires, harmoniques ou non, des diapasons, ce qu’on peut d’ailleurs vérifier exactement dans chaque cas, si on recherche les sons accessoires du tuyau en soufflant plus fort dedans, et ceux des diapasons avec le secours de cordes vibrant par influence, d’après un procédé qu’on va décrire ci-dessous. Si un seul des sons partiels du diapason, le son fondamental, correspond à un son partiel du tuyau, c’est le seul qui soit renforcé par les vibrations d’influence, et le seul aussi qui se transmette à l’air ambiant et à l’oreille de l’observateur. L'étude du mouvement aérien, faite au moyen des résonnateurs, montre qu’en réalité, dans ce cas, le son fondamental résonne seul, ctaussi que l’oreille toute seule n’entend

(1) Une fiole d'une capacité convenable j ou peut facilement déterminer celle dernière d'une manière précise en versant de l'eau ou de l'Huile. Ou peut encore faire usage d'un tube do carton, fermé A uue extrémité et percé A l'autre d'un polit trou rond . Sur les dimensions des résonnateurs de ce genre, voir le supplément I A la fin du volume.

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