‹ La MusiqueChapitre 39 sur 188 · DEMONSTRATION DE LA LOI DE OIIM · texte numérisé non relu

DEMONSTRATION DE LA LOI DE OIIM

qu'un seul son dans ces conditions, c'est-à-dire ie son fondamental commun au diapason et au tuyau, sans mélange d’autres sons partiels.

On peut encore débarrasser autrement de tout élément étranger le son d'un diapason, en reliant la tige de ce dernier à une corde sonore, et le plaçant à une distance telle du chevalet, que l’un des sons propres de la portion do corde comprise entre le diapason et le chevalet, soit à l’unisson du diapason. La corde vibre alors énergiquement, et transmet le son du diapason avec une grande intensité à la table d'harmonie et à l'air, tandis qu'on n’entend rien ou presque rien, tant que 1 ; portion de corde n'est, pas à l’unisson du diapason. On peut facilement, de cette manière, trouver les longueurs de corde qui correspondent au son fondamental et aux sons partiels du diapason, et, par conséquent, déterminer avec précision la hauteur de ces derniers. Si on veut faire cette expérience avec des rordes ordinaires, homogènes dans toute leur longueur, l’oreille perçoit bien les sons accessoires inharmoniques du diapason, mais non les sons partiels harmoniques faibles qui peuvent se faire entendre dans des vibrations énergiques. Si on veut diriger l'expérience de manière à déterminer dans l’air dos vibrations purement pendulaires, il est plus avantageux de charger un peu un point de la corde, ne fût-ce que d'une goutte de cire à cacheter fondue. Ou rend ainsi les sons partiels supérieurs de la corde elle-même inharmoniques avec le son fondamental, et on détermine ainsi, sur la corde, les points où il faut attacher le diapason, pour rendre perceptibles le son fondamental ou ses octaves supérieures, si elles existent.

Dans la plupart des autres cas, l’analyse mathématique des mouvement.'. vibratoires n’est pas encore assez avancée, pour nous permettre de déterminer avec sûreté les harmoniques qui doivent se faire entendre, et l’intensité qu’ils doivent avoir. Pour les plaques circulaires et les membranes tendues qu'on ébranle par percussion, on pourrait arriver parla théorie, mais les sons accessoires non harmoniques sont si nombreux et si rapprochés, que la plupart des observateurs ne pourraient parvenir à les distinguer.

Pour les verges élastiques, au contraire, les sons partiels sont trèséloignés, inharmoniques, et peuvent facilement être perçus individuellement par l’oreille. En représentant par 1 le nombre de vibrations du son fondamental, que nous désignerons par «/„, les sons partiels d’une verge libre à ses deux extrémités sont :

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