‹ La musique militaireChapitre 4 sur 13 · L A M U S I Q U E .M 1 L IT A I R E · texte numérisé non relu

L A M U S I Q U E .M 1 L IT A I R E

les sonneries el batteries des Ironipettes et des tatnbours. La « marche des Suisses » s'y mesure sur les syllabes pon, pon, pon, au centre d'un déroulement de fanfares vocales.

Si l'espace ne nous était pas mesuré et si le lecteur voulait nous suivre, ce serait ici le lieu d'ouvrir une échappée sur les confins de la vie civile et d'y voir la musique militaire, encore à son aurore, réclamer une part active dans les manifestations extérieures de tous genres ({ui animaient presque sans cesse les villes d'autrefois : grandes [trocessions religieuses où des bandes d'instruments guerriers précédaient la personne rovale, tandis que des chœurs de clercs et denfants inarchaient en tète du clergé ; entrées de rois et de reines parcourant lentement des rues toutes tendues de tapisseries et parsemées d'écliafauds où l'on représentait des allégories et où des groupes de musiciens sonnaient joyeusement des symphonies bruyantes; tournois pour l'ornement desquels des pennons neufs se suspendaient aux trompettes ; dans les pays du Nord, concours de tir à l'arc et à l'arquebuse, où se donnaient rendez-vous les « ménestrels de guerre » ; dans les cités allemandes, fanfares quotidiennes des trompettes et tambours de ville, annonçant l'heure du haut des tours et solennisant les actes officiels du magistrat municipal...

Gomme un sang jeune et chaud, la musicjue coulait <lans les veines du monde.

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