‹ La musique, ses lois, son évolutionChapitre 15 sur 91 · COUSSEMAKER, 1bid. 2. CoussemAKER, Script. I · texte numérisé non relu

COUSSEMAKER, 1bid. 2. CoussemAKER, Script. I

et III des Suites Anglaises publiées sous le nom de Bach (il y a incertitude sur l’authenticité d’une pièce) se trouvent deux sarabandes dont chacune est répétée deux fois, l’une toute simple. l’autre « avec les agréments », si bien que l’exécutant peut choisir. Je n’entrepas ici dans le détail de ce qu'ont écrit sur ce sujet Scheidt (1624), Tosi (1723), Ph. E. Bach (1753), Marpurg (1755), Agricola (1757), Türk (1789). Entre l'abus des agréments chez nos clavecinistes, les mœurs et les coquetteries du xvin* siècle, il y a une connexité évidente.

La Variation, plus importante encore, demanderait une étude distincte. Chose digne de remarque, on la voit apparaître, chez les prédécesseurs de Bach, comme moyen de donner de l'unité à la Suite, en variant un thème donné au lieu de juxtaposer des thèmes différents. Walther appelle l’Allemande « une - proposition d’où les autres danses telles que la Courante, la Sarabande et la Gigue, découlent comme parties d'un tout »1. L'art de la Variation, bien qu’étranger à la musique religieuse, a joué un grand rôle aux xvie et xvi° siècles, et a trouvé son principal organe dans les instruments à clavier. Sweelinck, Frescobaldi, Cornet, en ont fait un grand usage. Samuel Scheidt, dans son ouvrage paru en 16242, a écrit des variations sur des thèmes de tout genre. L'histoire musicale témoigne à chaque pas de l'importance de cette forme. Bach, imitateur en cela des Italiens, a écrit, dans la quatrième partie de sa (Clavierübung, trente varia-

1. Spirra, J.-S. Bach, 1, p. 262 et suiv., 278 et suiv.; p. 693; et II, p. 649.

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