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CONSONANCE MIXTE : LA QUARTE

On a remarqué que si une phrase interrogative se terminait sur un intervalle ascendant de quinte, la réponse se terminait habituellement sur un intervalle descendant de quarte.

On peut dire aussi que l'intervalle de quinte étant donné dans l’espace d'une octave, celui de quarte est naturellement trouvé comme complément du premier ; ajoutons que l'excédent de la quinte sur la quarte donne l'intervalle de ton, base du système diatonique.

4. Texte tiré d'une série de notes en languc vulgaire, mises au bas des pages d’un manuscrit de la B. N., fonds latin 1539, p. 269.

- Un des faits les plus caractéristiques de l'histoire de la théorie musicale, c’est que les intervalles d’octave, de quinte et de quarte aient été employés pendant si longtemps dans la musique à plusieurs parties, à l’exelusion de la tierce qui, aujourd’hui, nous parait si naturelle. A la question de savoir comment il convient d'accompagner un chant donné de façon à faire de l'harmonie, tout le Moÿen âge a répondu par la classification grecque des consonances, en employant uniquement celles qui étaient réputées « parfaites ». Pour trouver la vraie formule du principe de l'harmonie tel que nous le comprenons aujourd’hui, c’est-à-dire la vraie notion de la tierce et de son rôle, il faut aller jusqu'aux /nstitutions du. vénitien Zarlino, parues en 1558. Pratiquement, c’est au milieu du xiv* siècle environ que se place l’abandon des vieilles routines (marches parallèles de quintes et de quartes) et que droit de cité complet. est donné à la tierce, considérée d’abord comme consonance équivoque, tolérable seulement « là où l’espace manque », et à titre de « licence » (abusivum organum).

Ce changement, selon le mot de M. Gevaërt, dans son Zraité d'harmonie, est comme une grande lumière qui brille après des siècles de tâtonnements dans l’obscurité.. D'où vint-il ?

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