S 2. -— CONCLUSIONS DE LA TROISIÈME PARTIE
En résumé : 1° l'intelligence musicale a des organes qui la servent merveilleusement, mais dont il n’est pas possible de dire qu'ils la produisent. Le musicien trouve des moyens d'action dans son appareil auditif et dans la riche organisation de son cerveau; mais quandilpense, ilne peut penserqu’aveclui-même ; l'erreur fondamentale de certains physiologistes a été de raisonner comme fait Helmholtz dès les premières pages de son livre : «il n’y a ni modèle extérieur, ni concepts, en musique; donc, en musique, la sensation est tout ». Cette conclusion ne s’imposait nullement. Il y a une autre explication. C’est celle que nous avons adoptée. L’exclusion des concepts n'implique pas du tout celle de la pensée, et peut au contraire favoriserles actes d’'unintellectualisme pluslibre, moins superficiel ; 2° le « parallélisme » du langage musical et du langage verbal, au point de vue des localisations dans des centres analogues, est une thèse fort
admissible, fondée sur des observations nombreuses, mais qui ne gêne en rien la nôtre: elle nous fait voir, dans une harmonie, une différenciation essentielle et qui nous suffit.
Deux parallèles n’ont pas plus le même point de départ que le même point d'arrivée.