IS LA MUTUALITÉ
C'est un écureuil qui, une noix longue aux dents, bondit vers Sa cachette. était Un Prévoyant. L'instinct lui avait dit :
L'hiver va venir et tu MOurras de faim si tu n'amasses dans ton grenier noix, faînes et glinds. Et je me suis mis à réfléchir que la Providence Nous à avantagés, nous, les hommes, d’une raison capable de prévoir nos jours stériles et de pourvoir à leur détresse,
raison le privilège d'être à lui-même sa Providence. L'auteur des Proverbes V]
demains, si j'avais assez de prestige pour lancer un livre de maximes.
Où il avait creusé son grenier. Je n'avais Pas l'intention malhonnête de le piller; tout au Contraire, ce trou d'arbre vermoulu où l'agile arboricole nichait, je voulais lui aider
à le remplir de graines et de fruits durs.
Car, voyez-vous, sa prévoyante diligence m'avait ému sympathiquement. Les jours suivants j'allais donc fureter dans le bois; et songeant que l’écureuil est expert en amandes, je ramassais avec choix au milieu des feuillages tombés des drupes parfaitement sains; puis je les déposais au pied du vieux chêne où mon petit ami sauvage nichait.
Je rendais bien service au cher écureuil mais ce n'était pas sans retour. Pour le plaisir de mes yeux, il s’attardait de longs quarts d'heure sur les branches du chêne et dans les ramures il se livrait à ses gracieux ébats. C'était gracieux en vérité, car dans l’écureuil il y a de l'oiseau; il n’est pas terre à terre à la façon de son frère déchu, le suisse du souterrain séjour. Tout comme l'oiseau c’est sur les branches hautes que l'écureuil se plaît de jouer et que volontier, il mêle aux gazouillis des chanteurs ailés son trille strident. Et donc pour mon plaisir l’agile arboricole jouait dans les branches et même il tentait de chanter :
Oh ! cela, il le faisait tout candidement sachant bien qu’il s'entend mieux en amande qu’en ramage,
Et, à cette heure de loisir Où nous nous rendions bon service pour bon service, je me disais : ce que nous accomplissons là au fond des bois, moi et l'écureuil, cela se passe aussi dans notre vie sociale : un homme de prévoyance, un homme de peine qui économise pour les mauvais jours de la vieillesse ou de la maladie, nous intéresse toujours, et toujours, par sa vie Soucieuse des demains stériles, il nous incline à lui aCCorder notre
aussi bien, nous en sommes convaincus, ce bon service il Saura nous le rendre à son tour dans l'occasion.
Toutefois c’est grâce aux Mutualités ouvrières que l'entr’aide chez les humbles Change en sous d'or les sous de Cuivre de l'épargne quotidienne,
Et voici qu'au bénéfice de nos chers Ouvriers vous publiez La Mutualité, un 1i vre Sur la loi de Ja prévoyance et sur Je besoin de la mutuelle assistance, tant mieux !
Sylvio CORREIUL, ptre
Saint-Joseph de Siddeford, Me., 12 février 1919.
Mon cher Monsieur Bourbonnière,
Vous me faites part de votre projet de publier un livre intitulé : « La Mutualité, ce qu'elle a été, ce qu'elle est, ce qu'elle sera. » Je ne puis faire autrement que de VOUS y encourager de tout cœur et de vous en féliciter très sincèrement.
C'est là une œuvre qui intéressera beau- Coup tous ceux qui ont à cœur le développement intensif de la vraie mutualité, ayant à sa base l'esprit chrétien de charité si nécessaire à toute entreprise même purement humanitaire.
C'est un travail qui, grâce à votre expérience, placera dans une lumière plus vive, les bienfaits de la mutualité, et fera un grand bien en la répandant davantage.
C'est une œuvre qu'il importe de répandre à profusion, afin de faire mieux connaitre la Mutualité Canadienne-française en Amérique, de montrer ce qu'elle accompli jusqu’à ces dernières années et ce qu'’ells fera dans l'avenir, préférablement à toutes les sociétés neutres, au point de vue de l'individu, de la famille et de la nation.
Pour l'individu, Parce qu’il im
l'avenir. Aussi, quand v S'établir, il est pris Pas faire face aux devo
et profitable.
en donnant u iCi-bas.
De plus, 1a Mutualité contribue à Ja
bonheur des familles, en
Stabilité et au
éloignant du foye
n but à sa
porte plus
ien de sa race et de son explique, en Partie du tant de vies Mmanquées,
res égoistes qui ne sont certes pas un avantag >
Pour un pays. La t l'esprit d’é
r les misères et les souf-
frances d’une pauvreté provenant d’une imprévoyance trop souvent coupable. Car s’il est vrai de dire que la paresse est la mère de tous les vices, n'est-il pas aussi vrai de dire que l'esprit dissipateur est la cause de bien des souffrances au sein des familles ? On gaspille de nos jours avec une inconcevable prodigalité, on ne se refuse aucune friandise, aucun plaisir, aucune satisfaction. On élève les enfants dans cette funeste habitude sans rien réserver pour leur éducation future, développant au contraire en eux le désir de quitter l’école le plus tôt possible pour aller gagner quelques sous à dépenser. On vit ainsi au jour le jour, comptant sur le seul salaire de la semaine.
Aussi, quandles jours plus sombres apparaissent on tombe, dans la plus affreuse misère.
Tout au contraire la famille où règne une
sage économie n’a rien à craindre, on n’yest .
pas l’esclave des désirs frivoles, et quand les difficultés se présentent, les économies réalisées avec les secours d’une société bien organisée permettent d'y faire face sans abattre les volontés et sans faire trop de dommage.
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L'union fait la force, dit le proverbe, imaginez alors ce que peut accomplir de bienfaits dans une paroisse, dans une localité, un bon noyau de familles prévoyantes vivant ainsi dans la plus louable émulation ! Aussi bien Suffit-il d'étudier un peu l'histoire de la Mutualité pour se convaincre des résultats merveilleux réalisés par elle en certains milieux.
Or,ce que la Mutualité a fait dans le passé pour le bien des individus, des familles et des sociétés, elle le fera encore avec plus de raisons dans l'avenir, surtout à l’époque où nous sommes de la reconstruction de l’ordre Social bouleversé par la guerre. Voilà pourquoi ce livre : «La Mutualité, ce qu’elle a été, ce qu’elle est, ce qu’elle sera. » arrive à son heure pour en faire connaître les bienfaits, et surtout Pour montrer la supériorité de la Mutualité Catholique sur les sociétés neutres qui sont un danger pour les nôtres Sans leur offrir des avantages plus considérables.
Aussi votre initiative mérite-t-lle tous les compliments, et pour ma part je fais des
, WW
vœux pour la diffusion aussi étendue que possible de votre livre que je lirai avec beaucoup d'intérêt.
A. GIGUÈRE, ptre
————— es
Montréal, 26 octobre 1918 Cher Monsieur,
Vous vous proposez de publier un livre sur la Mutualité, sur les av-ntages et les principes qui doivent en être la base. Votre entreprise mérite la sympathie et l’encouragement de tous ceux qui s'intéressent au progrès et au bonheur de leurs compatriotes.
L’Association devient de plus en plus puis- Sante et populaire, partout elle enrôle des millions d'hommes sous ses drapeaux; c’est une des grandes forces motrices de l’humanité. Mais, si elle est puissante pour le bien elle l’est également pour le mal, lorsqu'elle n'est pas dirigée par les principes d'ordre, de justice et de véritable fraternité, lorsqu'elle fomente la jalousie, l'envie et la haine et se met à la merci d'hommes qui l’exploitent et la lancent dans des voies dangereuses, funestes à la société. Plus je vieillis plus je me convainc que notre mutualité doit être nationale et religieuse, fondée sur
les principes de justice et de charité que l’on trouve dans le Christianisme.
Noussommes assez nombreux au Canadaet aux États-Unis pour nous protéger mutuellement au moyen d'associations basées sur ces principes, dirigées par des hommes sages, désintéressés, et n'ayant en vue que le bien de leurs semblables. Je disais, au Sénat, que nos concitoyens anglais seraient peutêtre obligés, un jour, de juger bon et utile qu'il existe des Canadiens français, heureux de trouver chez eux des obstacles sérieux au succès de certaines théories funestes à la paix, au bon ordre et au bonheur du Canada.
C'est grâce à une mutualité sage, nationale et religieuse que nous procurerons à notre population les moyens de remplir cette mission bienfaisante.
Etant convaincu que ce sera l'esprit et l'effet de votre livre, je le recommande à la faveur du public.