‹ La mutualité [microforme]Chapitre 6 sur 26 · F. CHS LABERGE, B.AS., L. C · texte numérisé non relu

F. CHS LABERGE, B.AS., L. C

Ingénieur Civil et Arpenteur Bureaux No 30, rue Saint-Jacques, Tél. Main 1119 Montréal, le 8 mars 1919.

Monsieur A. Bourbonnière, Montréal.

Mon cher Monsieur, J'apprends avec plaisir que vous allez publier un livre sur la Mutualité.

Je suis d'opinion que les sociétés de secours mutuels ont comblé une lacune dans

l'organisation Sociale de ce Pays, et je suis certain que vous ar ivez à temps, et que votre livre sera Lu avec grand intérêt par nos concitoyens.

La Mutualité est la base la plus profitable de l’économie dans Un pays nouveau comme le nôtre, car le développement de nos industries et de nos richesses naturelles permettra de retirer de l'argent épargné un rendement très considé:able, et par là augmentera la richesse nationale.

J'oserais dire que la même somme placée mensuellement dans une Société de secours mutuels, bien administrée, produirait une Somme totale double, pour une période de 30 ans, que si cette somme était placée dans les banques à 3%.

Les avantages de la « Mutualité » sont les suivants :

1° Le sociétaire reste toujours maître de ses épargnes.

2° Le sociétaire est en même temps assureur et assuré.

3° Les fonds accumulés sont administrés par lui-même par l'entremise de directeurs élus en convention.

4° L'argent est prêté au fur et à mesure qu’il est déposé, sans perdre un seul instant

l'intérêt, car la collectivité produit mensuellement des sommes importantes, ce qui ne

‘ Peut pas arriver dans le cas d’un individ.

qui doit attendre plusieurs années avant d'avoir amassé une somme assez import: at:

pour en faire un placement de tout repos.

5° L’individu n’a pas toujours la facilité de trouver un emprunteur ayant besoin de la somme exacte qu’il veut prêter, tandis que dans une société il est toujours facile de parfaire tous les montants demandés, gros et petits, et par ce fait, l'argent accumulé produit les fruits merveilleux que l’on sait.

6° Cet argent aide à secourir les nôtres, et à encourager nos œuvres nationales qui en ont absolument besoin.

7° C'est le seul moyen d'assurer à la famille le montant désiré, advenant le décès du sociétaire, car les preuves ne manquent pas pour démontrer que ceux qui n'ont pas d’assurance ne laissent en mourant que des valeurs qui ne sont pas facilement réalisables, et qui par là risquent de laisser leur famille dans la misère à cause de cette imprévoyance.

Tout : les formes de polices sont maintenant en vis eur dans les bonnes sociétés,

et le père et la mère ainsi que leurs enfants peuvent prendre les montants qui leur conviennent.

Le prix à payer est. toujours calculé à intérêt composé et produit des sommes relativement importantes, lorsque le t:rme fixé pour leurs bénéfices est arrivé.

Je suis de ceux qui croient que le siècle que nous vivons sera celui de la Mutualité, et que les sociétés organisées sur des bases financières solides sont appelées à jouer un rôle très important dans la vie économique des peuples.

Je salue votre livre comme une inspiration opportune, et je suis certain que la semence que vous allez jeter, produira les plus beaux fruits patriotiques, car un mutualiste est toujours un homme de dévouement, et les hommes de dévouement font les nations fortes, et par conséquent sont des véritables patriotes.

Je termine en vous souhaitant bon succès pour votre publication.

Je demeure votre tout fraternellement, F. C. LABERGE, Président-général de l'Alliance Nationale

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