PLAINTIVE
Comme il est la veille des Festes, Muzette, il faut que tu t'aprestes Dés aujourd'huy, de commencer Les Vers qu'il nous convient tracer,
5 Touchant l'Ouvrage, ou bien Epître, Qui de Lettre en Vers prend le Titre, Et qui porte en teste le Nom De cette Altesse de renom.
Novembre 1664. — Livre XV. Lettre XLIII.
Qui de tant de mérite est pleine, 10 A qui j'ay consacré ma Veine, Et pour oui j'écris volontiers Depuis plus de Quinze ans entiers»
Sans que je me tasse d'écrire, Ny cette Princesse, de lire ;
1 5 Lequel commerce durera
Tant qu'au sieur Destin il plaira :
Devançant le jour ordinaire, Essayons-donc de luy complaire, Et rendons luy, si nous pouvons»
20 L'hommage que nous luy devons.
On donna, Lund^, chez la Reine, Le Bal au Noble Caracéne, Lequel, de la Flandre venant, Et vers Madrid s'en retournant,
2 5 Comme il passa par cette Ville,
Alla, d'une façon civile, Saluer nos trois Majestez, Qui pleines pour luy de bontez.
Assez proche de leur Balustre,
^o Receurent ce Marquis illustre (Un des Grands de sa Nation) Avec toute l'afection Que raizonnablement on porte Aux Personnes de cette sorte;
) 5 II vid, donc, ce soir-là le Bal Dans un lieu superbe et Royal^ Il vid l'éclat et la bombance De la pompeuze Cour de France, Il vid que tout ëtoit calant,
40 II vid que tout ètoit brillant, Nos Court izans étoient fort lestes, Et les grâces presque célestes, Des Belles Dames de la Cour, Astres de nuit. Astres de jour,
45 Et quoy qu'il soit altier et Brave, Qu'il soir fier, Espagnol et grave, Possible en voyant tant d'atraits.
Sentit-il quelqu'un de ces traits Dont le Dieu d'apas et de fiâmes
50 Blesse souvent les grandes Ames:
Cecy soit dit sans menser, Amour a droit de tout blesser.
Empereur, Rois, Princes, Satrapes, (J'en excepte, pourtant, les Papes.)
5 5 Les Aléxandres, les Cézars,
Ont été percez de ses dards; [ques, Quoy que grands et puissans Monar- Ils ont porté tous deux ses marques.
Et, depuis, foy d'homme-de-bien,
60 Tel autre encor qui les vaut bien.
Enfin, le susdit Caracéne
Quitant les beaux bords de la Seine,
s'en va vers le Tage doré
Où son retour est déziré; 6( C'est-à-dire il va dans l'Espagne,
Pour en la prochaine Campagne,
Agir contre le Portugal
En qualité de Général,
Si devant que l'Hyver s'achève 70 11 ne s'y fait ny Paix, ny Trêve.
L'opulente Ville d'Erfort, Dont on parioit déjà si fort, Etant d'un Blocus entourée.
Ne fait plus tant l'évaporée;
75 On a gâté leurs champs voizins.
Pillé leurs blés et leurs raizins, Leurs plans, vergers et jardinages.
Leurs Bourgs, leurs hameaux, leurs vilages.
Et, bref, dans ce grand embaras,
80 Enlevé leurs bœufs et haras.
Au nombre de plus de cent couples; Cela les a rendus plus souples.
C'est-à-dire, les Citadins, Tant les riches, que les gredins.
85 Pour conserver ce qui leur reste.
Chacun d'eux devient plus modeste:
Et l'on tient icy pour constant, Que Monsieur de Pradel èunt Q^^^^^^J^\ Audit Blocus, pour nôtre Sire, ''^du'"'*
00 Erfort, l'autre-iour, luy fit dire ]^*«X^^^^ Que puis-que le Roy s en mèloit, du Roy.
Plus elle ne se rebelloit, Et vouloit, au pié de la lettre.
Non pas, tout-à-fait, se soumettre,
95 Mais s'humilier prudemment Par un juste acommodement Vers ce Prince de conséquence, Monsieur l'Electeur de Mayence, Duûuel lieu, nous viennent de bons, 100 De beaux, de gras et gros jambons.
L'Allemagne, lasse des guerres Qui dézolent maizons et terres, Apréhendoît que le destin Entretint ce mal intestin, 105 Et que l'intérêt d'une Ville Formât une guerre civille.
Qui cauzeroit, finalement, Un plus funeste embrazement :
Mais on void bien que la Querelle 1 10 Ne deviendra pas immortelle.
Ce diférent n'a point croupy.
Il est, ce dit-on, assoupy:
Car on tient pour choze certaine, Que ledit Pradel Capitaine,
La Muze historiq^ue. — Novembre 1664.
1 1 5 Courageux comme uir Scanderberg, Et le Baron de Reifemberg, Député remply de prudence, De Son Altesse de Mayence, Ont par esprit et jugement
I ]o Négocié si sagement,
Qu'ils ont mis à raizon la Ville, Et rendant le Bourgeois docile, Ont adoucj le cœur d'airain Qu'ils avoient pour leur Souverain:
1 2 { Enfin, cette guerre échaufée.
Etant, de tout point, étoufée.
Par la grâce de Dieu, n'a fait Que bien du bruit, et peu d*éfet.
Ainsi, de tout temps, ce bas Monde
1 )o En vicissitudes abonde.
Après les épines, les fleurs Le réconfort, après les pleurs.
Le port, dans 1 instant du naufrage, Et le beau temps, après l'orage.
135 Ainsi, pour les Mahométans, Et pour Messieurs les Protestans, Les Peuples Germains sont à l'ombre De Tembaras et de l'encombre.
Des maux fréquens et des bazars,
140 Que traîne après luy le Dieu Mars.
Afin, pourtant, que je ne mente, Si la Paix d'Erfort les contente, Si pour eux elle a des apas, Celle des Turcs ne leur plaît pas;
145 En divers lieux on en murmure, Et prennent, presque, pour injure Qu on l'ait faite sans leur aveu, Ny leur en parler point, ny peu; Toutefois, le Chef de l'Empire
1 50 A ses raizons, sans doute, à dire:
Car, outre l'amour du repos Qu'il peut alléguer à propos, Il a préféré, comme sage, A la Guerre, le Mariage,
1 5 5 Par qui, dans le prochain printemps, Il veut rendre ses vœux contents, En prenant pour chère Compagne L'agréable Infante d'Espagne, Princesse, Ornement de Madrid,
160 Princesse d'honneur et d'esprit, Qui de rares vertus est pleine.
Et Cadene de nôtre Reine.
La Castille et le Portugal, Qui s'entre- vouloient tant de mal, 165 Considérans combien les armes Cauzent de furieux vacarmes, Et remplissent Champs et Citez
De terribles calamitez.
Semblant un peu mètre en ariére
170 Leur inclination guerrière, Parient, ce dit-on, sourdement, Entr'eux d'un Acommodement, Qui, je croy, seroit une afaire La meilleure qu'ils sçauroient faire:
175 Toutefois, comme mes avis D'ordinaire sont peu suivis, Sur tel, ou semblable Chapitre, Je leur laisse leur franc arbitre.
S'ils sont obstinez, à leur dam,
180 Aussi-bien que ceux d'Amsterdam, Qui sont proches d'entrer en guerre Contre les Blondins d'Angleterre, Comme moy, dans certain Procès, Dont, assurément, le succès
185 Par une fraude à moy fatale, Sera ma ruine totale.
On dit qu'avec des complimens.
Des douceurs et des agrémens.
Ou quelque abjecte complaizance,
190 J'obtiendrois de la surcéance.
Touchant la perte de mon bien :
Mais outre que je n'en croy rien, Je ne suis pas d'une nature A flater ceux par qui j'endure;
195 Et, sans vainement suplier.
J'aime mieux rompre, que plier.
Ma partie, aux yeux de Justice, Peut cacher sa lâche malice.
Et cela luy réussira :
200 Mais un jour. Dieu l'en punira.
Pardon, Lecteur, tu n'as que faire D'écouter moy, ny mon afaire:
Je n'ay point concerté cecy.
Mais la complainte que voicy,
20 ( Qui comble mon cœur d'amertume, S^est trouvée au bout de ma plume.
Les Grands et Grandes de la Cour Ont, aujourd'hu}r, fait leur Bonjour:
I Et le Roy, nôtre illustre Maître,
2 1 o Qu'on ne peut,sans l'aimer, connaître.
Ayant, avec zèle et ferveur, , Ce matin, receu son Sauveur,
A, de ses mains blanches et belles, Touché les Malades d'écroûellesy 2 1 5 Humainement, bénignement.
Tant les Espagnols, qu'autrement.
Et la Reine, sa bonne Mère, Dont l'ame prudente et sincère 1 Ne se sçauroit trop estimer.
* él- :«- Grâce.
Novembre 1664. — LiVRE XV. Lettre XLIV.
La solennité de ce Jour
i20 S*est, dit-on, allée enfermer.
Avec ces Révérendes Filles Qu'on ne void qu*à travers des grilles.
Dans ce Monastère important Où sa Majesté se plaît tant.
22 j Je ne sçaurois pas davantage, Princesse, allonger cet Ouvrage,
Qu'on doit célébrer à son tour, Ne m'en donne pas la licence, 2^0 Et je fay tout-à-coup silence.
Fait le premier du mois, tandis Qu'on dizoit des De profanais.
de Tonssaint.
LETTRE Q UARANTE-QUATRIÉME
Du [samedi] huitième Novembre.
ATENDANTE.
De bruitsdes Champs et de la Ville, Le temps étant assez stérile, Je suis, du moins, aussi perpiex Qu'êtoit, jadis, Monsieur du Pleix, 5 Quand, pour bien remplir son Histoire, Il luy manquoit quelque Mémoire:
Car d'en inventer, ou forger, C'est à quoy je ne puis songer; Princesse, j'ay l'ame trop bonne
10 Pour décevoir vôtre Personne Par Récits et Relations Qui ne seroient que fictions :
J'ay, tout-de-bon, pour Vôtre Altesse Trop de respect et de tendresse,
i 5 Si j ètois réduit à ce point, J'aimerois mieux n'écrire point :
Mais dans cette mienne pensée.
Comme Theure n'est pas passée D'en oùir et d'en recevoir,
20 J'espère encore d'en avoir;
Je m'en vais, donc, dans cette atente.
Dire unechoze assez récente; Mais, ô mes Lecteurs très-chéris.
Qui n'est bonne que pour Paris.
2 5 II faut icy, donc, que j'avoue Qu'à l'Hôtel de Bourgogne on joue, Depuis un jour ou deux, dit-on, Un sujet que l'on nomme Othon, Sujet Romain, sujet sublime,
50 Et di^e d'étemelle estime.
Jamais de plus hauts sentimens, Ny de plus rares ornemens, Pièce ne fut si bien pourvût;
Je ne l'ay point encore vûé,
] 5 Et je ne suy que le raport
Que m'en nt hier maint Esprit fort, Qui dit qu'elle est incomparable.
Et que sa conduite admirable.
Dans Fontainebleau, l'autre-jour,
40 Charma tous les Grands de la Cour.
Mais d'où luy natt cet avantage?
Et d'où vient que de cet Ouvrage Tout le monde est admirateur ?
C'est que Corneille en est Autheur,
45 Cet inimitable Génie;
Et que l'illustre Compagnie, Ou Troupe Royale, autrement.
Qui la récite excèlemment, Luy donne toute l'éficace,
50 Tout l'éclat et toute la grâce
Qu'on doit prétendre, en bonne-foy.
Des grands Comédiens du Roy.
De Monsieur, la Troupe Comique, Qui sçait aussi mètre en pratique
5 5 Cet Art moralement plaizant,
Qui nous charme en nous instruizant, En public, mesmement, expoze (Partie en Vers, partie en Proze) Un Poème si bien tourné,
60 Et de tant d'açrèmens orné, Oue, certes, si je ne me trompe, chacun doit admirer sa pompe, Ses grâces, ses nalvetez, Et ses rares diversitez.
6$ J'en puis rendre ce témoignage.
Grâce aux Dieux, je vy c?t Ouvrage,
LA MuzE HISTORIQUE. — Novcmbrc 1664.
Ouvrage fin et délicat, Dont Monsieur l'Eminent Légat, Eut dans une superbe Saie 70 A Fontainebleau le Régale; Il la vid atentivement, 11 y prit grand contentement; Et maigre son humeur hautaine, Quitant la gravité Romaine, 75 II rid fort aux endroits plaizans. Aussi-bien que nos Courtizans.
Cette Pièce si singulière, Est de la façon de Molière, Dont Tesprit doublement docteur, 80 Est aussi oien Autheur, qu'Acteur, Et que Ton tient par excélence, De son temps, le Plaute, ou Térence.
La Pièce dont je parle icy, Laquelle a si bien rèussy, 85 Est un sujet noble et spiendide, Et c'est la Princesse d*Elide^ Qu'elle se nomme proprement, Vous assurant avec serment, Madcmoi. Que l'Actrice au joly vizage, de MoiLe. Qui joùe iceluy Personnage, Le reprézente, au gré de tous.
D'un air si charmant et si doux, admirable Que la feuê aimable Baronne, dienne. Actrtce si belle et si bonne, 95 Et qui plaizoit tant à nos yeux.
Jadis, ne l'auroit pas fait mieux.
Avec raîzon, donc, je puis dire, Que la Troupe de nôtre Sire, Et celle du Palais-Royal, 100 Ne nous divertiront pas mal Durant environ deux semaines Puis-qu'on verra dessus leurs Scènes Paroltre deux Sujets si beaux.
Si bien jouez et si nouveaux.
105 Jeviend'aprendred'unsage Homme, Que dedans Venize et dans Rome, On ne tient pas trop ravissant L'Acord fait avec le Croissant :
On en conçoit avec prudence,
110 Quelque future conséquence, Mais )e ne sçay si ces Gens-là Qui raizonnent comme cela.
Sont bien fondez dans leurs augures, Raizonnemens et conjectures,
1 1 5 Car nous pouvons dire et dizons Que l'Empereur a ses raizons.
Dans Avignon, Ville Papale, Aussi bien qu'Archépiscopale,
Le Vice*Légat, ce dit-on,
120 Tranchant an peu trop du Caton, Et voulant à sa Êmtarzie Règier Noblesse et Bourgeotzie, Et taire agir la Gamizon Pour les ranger à la raizon,
1 2 5 Soudain, une rumeur civile Intervint dans toute la Ville, Les Nobles, Bourgeois et Marchands, Firent aussi-tôt les méchants; La Gamizon fut repoussée,
130 Et du Château, mesme, chassée.
Si bien que, malgré son couroux.
Le Vice-Légat fila doux ; Du Peuple, il craignit la puissance.
Et par prompte condècendance»
135 II se retracta, prudemment, De son prétendu Règlement :
Tout- de-bon, ou par simagrèe, Il signa de sa mam sacrée (Non sans en être inquiété)
140 Tout ce que voulut la Cité; Il rasséréna son vizage.
Et comme Prélat prude et sage, A qui tout tumulte dèplaist.
Laissa le monde comme il est.
145 Pluzieurs, touchant cette matière, En jazent d'une autre manière»
Mais entre les divers discours Qu'on m'en a faits depuis deux jours.
Dont la pluspart semblent des febles,
150 Je me tiens aux plus vrais-semUables.
Pour moy, je n'ay guères d'esprit :
Mais au mesme temps qu'on m'aprit Ce discord et cette boutade, Cette populaire incartade
1 5 5 Mon cœur en devint atristé; Car j'ay, toute ma vie, été Contre les désobéissances Qu'on rend aux suprêmes Puissances.
Depuis que les Troupes du Roy 160 Ont, pour exalter nôtre Poy, Et faire à Mahomet la nique.
Planté le piquet en Afrique, Les Maures embrelicoquez»
Et démezurèment piquez 165 De voir les François sur leur Terre, Fontcontr'eux maint desseinde^erre, Ils sont fougueux, ils sont mutins, Ils auquent Forts et Fortins, Postes avancez et Redoutes; 170 Mais toujours fuites et déroutes.
Epouvantes, blessures, morts,
Novembre 1664. — Livre XV. Lettre XLIV.
Sont les fruits de leurs vains éforts.
Quand ils s'avancent par secousses, Nos Gens sont soudain à leurs trousses,
175 Ils assaillent, on les combat, Et bien-souvent on les abat, Et, cèdent, enfin, à l'orage :
lis ont, toutefois, du courage, Ils sont vigoureux et hardis,
1 80 Mais plus avisez çiu'ètourdis :
Nos Soldats reçoivent des playes De leurs dards et de leurs zagayes, Et non seulement les Soldats, Mais des Gens montez sur Dadas;
185 Et MonseigBoir de Beaufort, mesme, Doté d'une vaillance extresme.
Fut, Tautre-jour, blessé, dit-on, D'un pistolet, ou mousqueton, Mais sans nui péril de sa vie,
190 Dont toute la Cour est ravie.
C'est ce çiu'on dit de Gigery ; Et, certes, je suis bien marry De n'en sçavoir pas davantage Pour en remplir toute une page.
195 Je n'aime pas bien volontiers A parler du quart, ny du tiers :
Mais des Gens de cette importance, Des Gens d'honneur et de Naissance, Et qui servent nôtre Grand Roy,
soo C'est de tout mon cœur, par ma-foy.
Ipooze da Graod
^s4iaiicier
et Fraoce, ftMére de Me la
?réxul«fite Arscloc- Coaroay,
ft de feue
M« la Comtesse de
RxbcfofT.
La Prude Madame Lyonne, Trés-pieuze et sage Personne, Lundy, par un coup d'Atropos, Vola dans l'éternel repos :
On peut bien juger de la sorte De cette regrétable Moite:
Car sa vertu, sa probité^ Et cette ardante charité Qiii dans son Ame ètoit emprainte, Lny donnojt une odcw de Sainte.
Servir Dieu fut tout son dézir, L'aumône ètoit tout son plaiztr, Des biens, dont elle eut abondance, Elle donnoit sans répugnance
2 1 5 Aux mizérables soufreteux,
Et, sur-tout, aux pauvres honteux, Dont cette Chrétienne sincère Sembloit la pitoyable Mère.
Ainsi, nous pouvons, bonnement,
220 La croire dans le Firmament:
La charité, ({uand elle est forte.
En est une infaillible Porte; Les Gens riches de ces bas lieux Qui sont mizéricordieux,
225 Allans dans la Gloire étemelle.
D'ordinaire, entrent par ieelle:
Et je croy que l'on peut, encor.
Dire que c'est la porte d'or.
Hà que l'or est de bon uzage
230 Quand il nous donne iliec Passage!
Grands Seigneurs, à Partizans, Princes, Prélats et Courtizans, Comtes, Marquis, Ducs et Duchesses, Si vous voulez par les richesses
2 } 5 Gaigner un jour le Paradis, Prenez-garde à ce que je dis.
Et d'une ame sincère et bonne Imitez Madame Lyonne.
Princesse, d'illustre renom,
240 Excusez ce petit Sermon; Comme vous estes débonnaire.
Il ne vous est pas nécessaire.
Mais tel autre qui le lira (Que sçatt-on?) en profitera:
245 C'est un des souhaits de mon Ame, Enfin, c'est fait, adieu Madame.
L'huit de Novembre, après avoir Travaillé de tout mon pouvoir.
La Muze HIST0R1Q.UE. — Novembre 1664.