‹ La muze historique;Chapitre 173 sur 221 · HATIVE · texte numérisé non relu

HATIVE

Vous qui du feu de ma Muzette Etes la brillante allumette, Princesse, en vous faizant ma cour, A cauze cju'il faut en ce jour i Que pluzieurs sujets je recorde, Vous n'aurez qu'un petit exorde.

Un rûme mit en dézaroy, L'autre-jour, le frère du Roy, Qui le six et sept de novembre

10 En garda , ce ait-on , la chambre.

Il s'ètoit logé bien et beau Aux environs de son cerveau ; Mais on le fit sortir bien vite De cet illustre et noble gîte ,

1 5 Un peu pour luy trop important ; Ce tut avec douceur pourtant, Car mon petit esprit supoze Qu'on ne se servit d'autre choze , Pour chasser ce rûme êtourdy

20 Que d'un peu de sucre candy.

Rftme indiscret et téméraire , Ma-fov, vous ne pouviez mieux faire Que de sortir hâtivement De cet individu charmant:

25 Car, comme dans mon cœur sans cesse Je sens pour luy grande tendresse, Si vous n'ûssiez , prenant campos, Laissé ce cher prince en repos , J'aurois , plein de couroux et d'ire,

30 Armé contre vous ma satire, Et je vous eusse fait hideux Pour le moins commeundiableou deux.

Monsieur le Rûme, plein de rage D'avoir ainsi plié bagage, )S Vint fondre soudain sur Paris, Où, n'épargnant jeunes nygns, On void des gens, non par douzaines ,

Non par centaines de centaines, Mais par des milliers de milliers ,

40 Soufnr ses assauts journaliers.

Il fait dans les meilleurs ménages Quantité d'importuns ravages.

Cit invizible et froid démon Ataque maint noble poumon ,

45 Jusques-là mesmement qu'il vexe Sans respect l'agréable sexe ; Sa toux s'éçandde tous cotez, Et je connois pluzieurs beautez Dont les délicates poitrines

$0 Sentent ses rigueurs intestines.

Le froid m'ayant un peu transy , Il vouloit m'ataquer aussy ; Mais, d'une promptitude allaigre J'ay quité l'habit de vinaigre ,

jj Me revêtant, de pié-en-cap, D'un autre de couleur de drap ; De plus , pour fuir ses embûches , J'ay fait venir de bonnes bûches, Sur le dos de quelques gredins ,

60 Avec des fagots et rondins, Pour faire nuit et jour la nique A cet ennemy pouimonique.

Saint-Brisson , Prévôt de Paris, Et demeurant dans son pourpris,

é; Sur la fin de l'autre-semaine , D'aller au cercueil prit la peine, Et, dimanche, fut enterré Dans l'éçlize de Saint-André.

Quatre-vingts-quatre ans êtoit l'âge

70 Du susdit défunt personnage.

Il eût bien voulu vivre encor, Car la vie est un grand trézor ; Mais, quand l'heure fatale arive ; De ce grand trézor on nous prive.

7$ Fût-on jeune, fût-on vieillard ,

Fût-on maigre ou gras comme lard, Fût-on empereur, fût-on pape, Fût-on sergent, fût-on satrape, Fût-on aimé, fût-on amant, 80 Fût-on hideux, fût-on charmant, Fût-on malin , fût-on bon-homme, Fût-on de Paris ou de Rome, Fût-on soldat ou gazetier, La Mort ne fait point de quartier.

8; Monseigneur le duc d'Angoulesme

A suby cette loy supresme ;

Il acheva , jeudy matin ,

De ses jours le noble destin.

La dignité de sa naissance 90 Sur la Mort n'ût point de puissance,

Et son merveilleux en-bon-point

Du tombeau ne le sauva point.

Mercredy, douze de novembre, Dans la première et Grande chambre,

9 j Se fit trés-solermellement L'ouverture du Parlement. Mais, avant ladite ouverture Faite par la magistrature, Monsieur l'archévesque d'Ambrun ,

100 Qui de nos grands prélats est l'un, En vêture pontificale Dit la messe dans la grand' sale , Avecmuzique à divers chœurs, Qui rendoit plus dévots les cœurs;

ioj Et, comme il parle en beau langage, Il fit un discours docte et sage Après qu'il eut oficiéj Et de tout fut remercié Par une harangue civile,

no Gracieuze, obligeante, habile, Que luy fit en homme prudent Monsieur le premier prézident , Lequel fit un festin ensuite Dont l'ordre et la belle conduite

1 j Surpassa les banquets , et plus, Que fit jadis feu Lucullus.

Certain honneste maior-dôme M'a dit que monsieur ae Vendôme j Avoit chassé les Espagnols ,

1 10 Qui , n'ayans pas été si fols !

Que d'atendre dans la rivière '

Sa flote puissante et guerrière, l

Vers la mer s'étoient élargis j

Et retournoient en leurs logis. j

■ as Un autre encor m'est venu dire

Qu'un grand , puissant et beau navire ,

b. — Novembre 1653.

Chargé de pain, de gens , d'argot, Mais très-peu garny d'entregent, Ainsi qu'il arivoit ae Flandre,

1 jo S'est aux nôtres laissé surprendre, S'imaginant ledit vaisseau Que nôtre flote, oui sur l'eau Les belles fleuré-oe-lis arbore, Etoit celle d'Espagne encore.

1 j $ Ce navire ainsi se trompa , Ce qui fit que l'on l'atrapa.

Nôtre Roy, la Reine et leur Cour Font à Châlons encor séjour, Où les jours ouvriers et festes ,

140 Parmy les passe-temps honnestes, On tache de rendre adoucy L'ennuy de n'être pas icy.

Souvent le Roy, souvent la Reine , Quand il fait beau, prennent la peine

14$ De s'aller promener au Jars, Où rien n'ocupe les regards Que des objets qui divertissent, Et mesmement qui réjouissent :

Des eaux , des bois , des prez fleura

1 jo Qui feroient oublier Paris , Si Paris, où tout bien abonde, N'étoit le plus beau lieu du monde.

Mais , pour d'un endroit si charmant Parier encor plus clairemant,

1 j j Ce Jars a trois grandes allées, Des courtizans souvent foulées , Qui ne manquent jamais d'apas Et longues de deux mille pas; Là , des tilleux par leur feuillage

160 Y font tant de frais et d'ombrage Que le soleil en plein été N'y donne que peu de dairté; Là., tirez par chevaux non rosses, Vont tant et tant de beaux caresses,

16$ Tant de satin que de velours, Que quelquefois en notre Cours, Quoy que des plus beaux cour lenritre, On en voit beaucoup moins paraître.

Je puis jurer la vertu -bieu

170 Que je n'ay jamais vu ce lien Dont je viens , à toute avanturc, De faire une plate peinture; C'est, sans doute, une audace à noy; Mais quelques-uns d'auprès le Roy,

17$ Ses serviteurs, et des plus rennes, M'en ont écrit en si beaux tenues Et m'ont rendu ce lieu si cher Que je n'ay pu m'en empêcher.

Novembre 1655. — Livre IV. Lettre XLIII.

J'onbliay, l'autrefois, de dire

1S0 Que nôtre très-aimable Sire, Suivy d'un camp-volant royal , Fit sommer de Faurs et Montai D'abjurer leur folle manie Et, terminans leur félonie,

185 Luy rendre Sainte-Ménehout Sans se faire pousser à bout.

Leur réponse parut discrette , Mais, pourtant, dirent au trompette , Par un langage outrecuidé,

190 Qu'ils ne la rendroient qu'à Condé. Soudain les généraux du siège, De peur de quelaue embûche ou piège, Furent presque aeux jours entiers A fortifier leurs quartiers ;

195 Et du Roy l'illustre noblesse , Pour témoigner leur hardiesse , Donnèrent assez prés des murs Qui couvrent des hommes si durs , Pour leur faire mille bravades,

200 Au grand danger des mousquetades , Lequel , quoy que trés-aparent Leur ètott comme indiférent , Tant cette noblesse fidelle Pour son Roy témoignoit de zélé.

205 Saint-Agnan ètoit de ceux-là, Dans le péril mesme il alla :

Car, quoy au'il soit modeste et sage , Ce n'est qu'ardeur et que courage ; Il connott le métier de Mars ,

*to II en connott tous les bazars , Il connott les vertus morales Aussi bien que les martiales; Il connott la sainte équité , Lapuregénérozité,

21 s L'honneur, la douceur, la prudence , Les beaux arts , la belle science, La sincérité, la candeur; Mais il ne connott point la peur.

L'agréable comte de Guiche ,

; 220 A qui Nature n'est point chiche , Mais oui son esprit et son corps Orne ae ses plus beaux trézors , Ce damoizeau, qui sur sa face Semble avoir presque autant de grâce 22 j Qu'un bel1 ange du Paradis , Parut aussi des plus hardis; Et quantité d'autres encore , Que , sans mentir, j'aime et j'honore , Pour qui la gloire a des apas, 230 Mais que nommer je ne puis pas, De peur de rendre ma Gazette Trop ennuyeuze et trop longuette.

Le sieur maréchal du Plessis , D'esprit prudent , grave et rassis ,

2jj Mais qui pourtant, en cas de guerre , Est des plus actifs de la terre , Dans ledit siège est maintenant Du Roy le premier lieutenant , Et fait , suivant l'art militaire,

240 Tout ce qu'un grand guerrier peut foire Pour réduire les assiégez , Qui combatent comme enragez.

Mais, quoy qu'en pluzieurs Deux on die Que l'entrepnze est trop hardie

24$ Du siège de Sainte-Ménehout Et qu'on n'en viendrait pas à bout , Moy , qui ne suis pas trop riche homme, J'ay voulu gager bonne somme (Sans héziter en cet endroit)

250 Qu'absolument on la prendrait.

J'ay toujours tenu ce langage :

<( Ceux qui voudront gager, je gage. » Mais aucun, en ce cas urgent, N'a voulu gagner mon argent.

2» Princesse , icy finit ma Lettre, Car je ne puis plus y rien mettre.

Fait le quinze , auprès de mon feu , Mais non sans grimasser un peu.

La Muze historique. — Novembre 1655.

LETTRE QUARANTE-QUATRIÈME

Du [samedi] n Novembre.

OBEISSANTE.

Princesse dont mes heureux vers Epandent par tout l'univers L'illujBtre nom, rempty de gloire, En vous racontant mainte histoire , 1 Si vôtre esprit daigne écouter Ceux qu'à prézent je vais chanter, Vous entendrez , à l'ordinaire , Ce dont vôtre pensionnaire Tâchera de vous divertir, 10 Le tout (s'il se peut) sans mentir.

D'Orléans , la ville importante Qui l'an passé fit la méchante , Dimanche, avis on me donna Qu'à Saint-Fargeau s'en retourna

tf Celle qu'en France l'on apelle Uniquement Mademoizelle; Mais monsieur Gaston, son papa, Que le rûme illec atrapa , Pour ce rûme qui le moleste ,

10 Encore de prézent y reste (S'il n'en est partv depuis peu) Et fait faire chez luy beau feu :

Car, pour combatre sa malice , Outre le sucre et le réglice,

s) L'abstinence du vin nouveau, Et boire au soir un verre d'eau Pour rafraîchir poumon et foye, Contre ledit rûme on employé Souvent, et chacun à leur rang,

,0 Le bois, le feu, le fer, le sang.

J'ay sceu de quelque ame féale

Sue Sadite Altesse Royale !bntroit avoir, de jour en jour, De tendres respects pour la Cour, h Et mesmes que Mademoizelle Avoit défendu que chez elle On parlât du gouvernement , n'êtoit discrètement, e importante famille , .

, répouze, la fille, ent en cette cité

Briller prés de Sa Majesté, Et si je voyws la paix faite (Comme araamment je le souhaite) 4$ Par l'union des deux partis, J'en chanterais Nunc aimittis, Pourvu que ce mot, d'avanture, Ne profanât point l'Ecriture.

Liancour, ce noble seigneur

10 Si plein de mérite et d'honneur, Et son épouze illustre et sage , Des vertus la vivante image , Receurent, dit-on, l'autre-jour, En leur maizon de Liancour,

s s Admirablement bien construite, Le roy d'Angleterre et sa suite.

Pour servir une majesté, Jamais rien ne fut aprété Avec des propretez si grandes

60 Que les lits, chambres et viandes. Pour faire la description De la belle réception Qu'on fit en ce lieu magnifique Audit monarque Britannique,

6$ Il faudrait que j'ûsse un talent Plus fécond et plus excélent.

Illec le respect Ait extresme, L'ordre et l'abondance de mesme; Mondit sieur duc de Liancour

70 Fit parfaitement bien sa cour.

Et, si j'entreprenois de dire L'honneur qu'on rendit audit sire Et du lieu les charmans apas , Certes, je ne le pourois pas,

7$ Quand mesmes j'aurais l'éloquence De cet esprit de conséquence Parmy les sciences noury Que l'on nomme monsieur Bary.

Ce docte esprit a fait un livre ,

80 Par lequel , si l'on pouvoit suivre Les préceptes de son auteur, On deviendrait grand orateur.

Novembre 165). — Livre IV. Lettre XLIV.

Certainement, c'est un ouvrage Plein d'art , et d'un si beau langage

•s Qu'il peut passer pour un trézor.

On le débite à la Croix-d'or, Chez Petit, renommé libraire; Ceux qui lecture en voudront faire, Qu'ils profitent de cet avis;

90 Ils en seront, ma-foy, ravis.

On m'a, ces jours passez, apris Que Bidal, bourgeois de Paris, Qui vers le Nord et dans la France A très-grande corespondance, 9i Pour services par luy rendus , Pour soins et devoirs assidus , Et pour avoir, en honnête homme , Avancé mainte grosse somme, Par un don vray'ment important, 1 00 Et qui vaut mieux qu'argent comptant, A prézent pleinement possède , De par la reine de Suéde (Dont je sçay d'un fort bon auteur Qu'il est icy grand serviteur), ioj Une opulente baronie Au climat de Poméranie (Qui maintenant est sous son joug) Qu'on apelle de Villembroug; Outre, vers Brème, une autre terre no Où, durant la paix ou la guerre, Sont en abondance produits Des foins, des blés, des bois, des fruits, Raportans , de valeur prézente , Dix-et-huit mille ècus de rente; 1 15 Et de plus, cette majesté, Par une libéralité Fertile en admirables charmes, Acorde qu'il porte en ses armes (Cet honneur vaut des millions) 120 Des couronnes et des lions , Qui sont les armes de Suéde , Qu'elle luy donne et luy concède.

Ainsi, l'heureux monsieur Bidal, Par ce don tout-à-fait royal ni D'une reine toujours auguste, Avec le titre le plus juste , Passera pour un grand baron Au pais d'où vient le goudron.

O grande et gènéreuze Reine, j)o Dont Pâme est de vertus si pleine, Et dont le père renommé Fut parmy nous tant estimé !

Puis que ta personne royale Se pique d'être libérale, i}5 Acorde à nôtre nation

Ta véritable afection, A l'exemple du grand Gustave, Ce roy si François et si brave , Ce victorieux combatant 140 Que l'Espagnol haïssoittant, Et que la France , oui l'honore, A toute heure regrete encore.

J'ay sceu de pluzieurs lieux divers, De Gand , de Bruxelles , d'Anvers ,

us Que Fûensaldaigne et son armée, Qu'on tient être fort enrûmée, Ayans quité leurs logemans Oui sont dans les pais Flamans, S*acheminoit vers la Bassée ,

1 50 Qu'il a toujours dans la pensée , D'autant que Broille, chaque jour, Fait aux siens quelque mauvais tour; Mais quand il a su que Tureine S'avancoit aussi dans la plaine

1 s $ Pour observer son campement. . .

Et de retourner vltement.

Sainte-Ménehoud assiégée N'est point encor. dit-on, rangée En l'oDéïssance du Roy :

160 Montai, qui fait du Quant-à-moy, L'empêche par sa rezistance ; Mais on en a bonne espérance.

Aucuns assurent toutefois Que depuis des jours deux ou trois

té) Plessis-Prâlin est dans la place , Et, quelque mauvais temps qu'il fasse, Qu'il prétend prendre le château , Y dût-il bazarder sa peau.

Mais pour de ladite nouvelle

170 Parler en écrivain fidelle.

Je ne l'afirme aucunement, Car cet heureux événement, Soit qu'on le cache ou qu'on l'ignore, Ne fut guéres de bruit encore.

175 Monsieur le prince de Condé, De sa fièvre encor gourmande, Dedans Rocroy fait sa demeure En atendant santé meilleure; Les bruits qui courent aujourdtmy

1S0 Ne parlent pas beaucoup de luy, C'est je qui mieux me persuade Qu'assurément il est malade.

• Monsieur le prince de Conty N'est point encor, dit-on, party 18$ De la Grange , sa belle terre ,

La Muze historique. — Novembre 165}.

Où, donnant an diable la guerre, Qui lasse enfin les plus dispos , Il jouit d'un heureux repos.

La duchesse de Longuevflie ,

190 Dont la beauté rare entre mille Est un digne ouvrage des Cieux, A mal à l'un de ses beaux yeux.

Je croy qu'en passant l'on peut dire Qu'Amour à toute heure en soupire,

19 j Cet œil étant, en vérité, Un des lieux où sa déïté Eclate avec plus de lumière, Quand rien n'aflige sa paupière ; Mais il faut espérer enfin

200 Que quelque remède divin Garantira de tout dézastre Ce bel œil , ou plutôt bel astre.

Cette dame , dont je plains l'œil , Est toujours à Belley-Montrœil ;

20 j Mais icy ma Muze incongrue Devant les bœufs met la charûe :

Je confesse avoir mal-parlé, Il faut dire Montrœil-Belley, Dont la belle n'est point partie,

210 Encor qu'elle ait pris l'amnistie.

La Cour est encor à Chàloas, Où les courts-jours luy semblent kop, Tant nôtre Monarque dézhre Etre au siège de son empire ,

sif C'est-à-dire en cette cité, Qui, pour dire la vérité , Dans la paix, et non dans la guene, Est un des beaux lieux de la terre, Mais que le séjour de ses rois

a» Rend encor plus beau mille fois.

Ma verve est encor un peu forte;

Mais l'imprimeur ouvre ma porte :

Hâ ! cher compère, Dieu vous-gaid!

Il n'est pas encore trop tard.

225 Quoy, vous soutenez le contraire !

Je ne sçaurois donc plus rien faire;

Il est, aites-vous, plus aue nuit.

Hâ ! que de discours et ae bnnt !

Je n'aime point quand on caquette; 230 Tenez, la voilà, ma Gazette.

Ma-foy, monsieur mon imprimeur,

Vous êtes de mauvaize humeur.

Fait, afin que l'on s'en remembre, Le jour vingt-et-deux de novembre

LETTRE QUARANTE-CINQUIÈME

Du [samedi] 29 Novembre.

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