‹ La muze historique;Chapitre 217 sur 221 · CAPTIVE · texte numérisé non relu

CAPTIVE

Quoy que la saison de l'automne Incommode un peu ma personne, M'ayant avec des vents-coulis Rendu presque torticolis ,

5 II faut pourtant, blonde Marie, A qui l'on peut, sans flaterie, Donner pluzieurs beaux atributs, Que j'invoque aujourd'huy Phébus , Pour qu'il m'assiste à l'ordinaire

10 Au dessein que j'ay de vous plaire.

J'ay sceu d'un citoyen de Reims

Que Monsieur le duc des Lorains, CEarles, prizonnier en Espagne, Que maint dur chagrin acompagne ,

i j Est en autre lieu transféré, Non sans en avoir murmuré ; Car ce grand prince pourrait dire :

« Las! mon sort devient toujours pire.

Par un déplorable revers

ao Je fus prizonnier dans Anvers , Puis au hazard de quelque orage (Car la mer n'est pas toujours sage) Ces fins et cauteleux cagots

Octobre 1654. — Liv

M'ont conduit d'Anvers à Burgos, 2$ Et, bref, de Burgos à Tolède,

Où je seray, si Dieu ne m'aide ,

Trés-long-temps en captivité.

Ainsi , par leur iniquité

Qui, certes, m'est bien importune, 30 Voilà trois prizons au lieu d'une \

Et sans doute quelques badins

Soit hobereaux ou citadins,

Par un jugement téméraire,

Suivant l'opinion vulgaire , H Diront de moy, par les maizoïK :

« Il est changeant jusqu'aux prizons.»

Pour rendre le bon Dieu propice , Samedy, l'on fit un service Splendide s'il en fut jamais,

40 Dans l'églize de Saint Gervais, Pour monsieur le duc de Joyeuze , Dont la mémoire glorieuze En bonne odeur toujours sera Tant que le monde durera.

45 En ces funérailles célèbres Les riches ornemens funèbres Qui, sans mentir, étoient fort beaux , Des cierges, torches et flambeaux , L'assistance mélancolique ,

50 Les lugubres chants de muzique , Et les larmes qu'on répandit, Faizoient voir en ce lieu susdit , Tant que dura la sainte messe , Moitié pompe et moitié tristesse.

s $ Après cet ofice des morts , On enleva l'illustre corps, Que l'on vit traverser la ville Pour être conduit à Joinville, Où dans un tombeau spacieux

60 Répozent messieurs ses ayeux Diverses gens qui l'escortèrent Autour de son char soupirèrent, Car, pour dire la vérité, Ce défiint duc est régrété

6$ Autant que l'on le sçauroit être , Non seulement du Roy son maître, Mais du peuple et des gens de cour, Qui bien-souvent n'ont point d'amour.

Aussi ses qualitez aimables ,

70 Ses mérites considérables, Charmoient auazi tout l'univers; Et quand je airay dans mes vers Que ce prince de race auguste Etoit bon , généreux et juste ,

7j Adroit , courtois , oficieux', Equitable , dévot , pieux >

re V. Lettre XLII. 557

Reconnoissant , libéral , sage , Remplj d'honneur et de courage , Et toujours du royal party, 80 Je n'en auray nul démenty.

Certaines nouvelles romaines Qui viennent toutes les semaines , En parlant de Sa Sainteté , Nous assurent que sa santé ,

*$ Quoy qu'elle soit fort altérée , N'est pas poutant dézespérée; Ses sens, son esprit et son cœur Ont encore de la vicueur; Il ne manque point de mémoire ,

90 II sçait dormir, manger et boire, Et ce çrand pontife sacré Ne sçait pas, dit-on, fort bon-gré Aux ministres du roy d'Espagne , Dont trente couriers en campagne

9 s Ont , en précipitant leurs pas, Publié par tout le trépas , Et mesmement levé maint homme , Tant hors de Rome que dans Rome, Pour apuyer leur faction

100 En cette grande ocazion,

Et métré , par brigue ou par guerre, Quelqu'un au trône de Saint-Pierre Qui s'intéresse en leurs desseins Justes ou non, mauvais ou saints,

ioj Bref, qui les apuye et les serve , Dont Dieu, s'il luy plaît, nous prézerve.

Monsieur le duc de Montbazon , Cet antique et noble grizon , Dont la vieillesse êtoit extresme,

1 10 Cet époux de la beauté mesme , Le plus âgé des courtizans, Ayant plus d'octante-et-six ans , En un sien logis et domaine, Dans la province de Touraine ,

1 1; Loin des embaras de la Cour, Décéda, dit-on, l'autre-jour, Ayant l'esprit en paix profonde, Entre les plus beaux bras du monde.

Cet heureux vieillard , en sa mort ,

tao N'a pas dû se plaindre du sort.

Le sien êtoit digne d'envie :

Car, outre une très-longue vie , De son épouze la beauté, Dont maint grand cœur est enchanté,

125 D'aucune n'étant surpassée , Peut inspirer cette pensée Par ses apas omnipotens , Qu'il a fort bien passé son temps.

Avant-hier, une dcmoizelle , 19» Jeune , éveillée , aimable , belle ,

Et digne d'avoir maint galant ,

De Monsieur de Guize parlant,

Avec sa bouche de cinabre ,

M'aprit qu'il êtoit en Calabre ; lis Une autre , de mérite égal,

Me dit qu'il est en Portugal ;

Mais je pense que la première

Parioit avec plus de lumière.

Monsieur le comte de Grandpré , 140 Qui fut pris, dit-on , dans un pré, Par quelques gens du roy d'Espagne, Comme il chassoit dans la campagne , Comme on peut dire en bonne-foy

?u'il a fort bien servy son Roy fi mérite cette louange), Doit être rendu par échange, Pour un autre de qualité Prizonnier de noue côté, Lequel Coligny l'on appelle ;

ifo Du moins, me dizant la nouvelle, On m'a pour vérité pozé Que cet échange est propozé.

Irautres dizent tout au contraire Que Condé, faizant le sévère

M$ Et paraissant fort irité Contre ce guerrier rédouté , Peste à toute heure , et le menace, Afin d'augmenter sa disgrâce, Et pour mieux assurer ses fers ,

ito Qu'on le conduira dans Anvers, C'est-à-dire en la citadelle , D'où ce François brave et fidelle Ne sortira , dit-il , jamais Que par la mort ou par la paix.

i6; Aujourd'huy, j'aprends avec joye

Que du côté de la Savoye

Le preux maréchal de Grancé

S'êtant tout-de-bon avancé

Avec son armée açuerrie 170 Vers le terroir d'Alexandrie ,

Ataquant un gros d'ennemis,

Non seulement il les a mis

En une déroute évidente ,

Mais en a tué sept cens trente , 17$ Tant soldats nouveaux qu'anciens ,

Et n'a perdu que peu des siens.

Je croy que monsieur Caracéne

Est fort sage et grand capitaine;

Mais, pour nôtre-dit maréchal , 1S0 Ma-foy, quand il est à cheval,

e. — Octobre 1654.

Et qu'il tient son grand cimeterre, C'est un trés-rude homme de guerre.

Quelqu'un , retournant de la Cour,

Vient m'assùrer que Pautre-jour 1S5 L'illustre Dame Palatine ,

Princesse de fort grande mine ,

Fut malade à l'extrémité ,

Son mal venant de crudité.

Toute la Cour, presque , en alarmes, 190 En répandoit déjà des larmes ;

Mats, comme beaucoup mieux elle est,

Ce ne sera rien , si Dieu plaist.

Les pauvres Flamans sont en peine De voir que monsieur de Tureine,

195 A la faveur de son Quesnoy, Conquis par les armes du Roy, Tant hiy que ses troupes de guerre Prennent racine sur leur terre ; Les marchands et les laboureurs

wo En ont d'excessives terreurs :

Adieu labeur, adieu commerce , L'un nv l'autre plus ne s'exerce ; Les habitans dudft pais Sont étrangement ébahis,

*>s Et l'on dit que, jusqu'aux pucefles, Tout le monde tremble à Bruxelles.

Ces jours passez, à Saint-Quemn, Le Roy, qui par un bon destin Est aimé dans toute contrée,

2to Fit une magnifique entrée, Où la noblesse et le clergé, Et le peuple en armes rangé, Tant de louanges luy donnèrent Et tant d'amour luy témoignèrent,

21 $ Qu'ainsi comme nous l'avons sceu, Jamais Roy ne fut mieux receu.

Ce cher Monarque, dont la gloire Est si prézente à ma mémoire, De tant de rois le rejeton,

220 Arive auiourd'huv, ce dit-on, Dont le bourgeois (par parantaize) De tout son cœur tressaute d'aize.

Certainement, j'aurois été Au-devant de Sa Majesté,

225 Pressé par mon impatience De revoir sa belle prèzence, Et mesmes la Reine et Monsieur, Pour qui j'ay dans l'intérieur Des amitiez incomparables,

2)0 Et pour d'autres objets aimables,

Octobre 1654. — Livre V.

Que , par instinc ou par devoir, Sans grand plaizir je ne puis voir; Parmy les cnarmans cris de joye Oui se font oûyr sur leur voye , » s r5sse mêlé mes propres cris ; Mais, hélas! aujoura'huy j'écris, Je m'entretiens avec la Muze ; Et, sans cette valable excuze, Comme bon et loyal sujet

Lettre XLIII.

Je fusse allé jusqu'au Bourget.

Princesse nette , blanche et claire , Voilà la lune qui m'éclaire :

Je vay finir cet entretien ; Je ne voy plus goûte , aussi- bien.

145 Fait de ce mois le vingt-et-quatre, Ayant un caterre à combatre.

LETTRE QUARANTE-TROIZIÉME

Du [samedi] 3 1 Octobre.

NUIZIBLE.

Princesse qui de nôtre Muze (A prézent chagrine et confuze) Devez être le ferme apuy, N'espérez pas trop aujourd'huy $ De voir dans les suivans mémoires Un amas de belles histoires :

J'en suis moins fourny que jamais.

De plus , sçachez que dézormais Je ne puis rimer rien-qui-vaille, 10 Si sur cette infâme racaille Qui de mes vers fait le débit Ne tombe un orage subit ; Car enfin je pers patience.

Mais il est temps que je commence.

1 5 L'autre-jour, le dernier convoy Entra sain et sauf au Quênoy, Par les soins , l'adresse et la peine Du brave général Tureine ; Si bien , quoy qu'il puisse ariver,

*°. Qu'il est muny, pour tout l'hyver, De toutes chozes nécessaires Pour rézister aux aversaires :

Scavoir, de meules de moulins, D*étoupes, de chanvres, de lins,

a* De bols de casse, de rubarbes, De razoirs à razer les barbes , De moufles , de manchons , de gans , De sucre, d'épice et d'onguens Pour les bobos et maladies ,

?o De romans et de comédies ,

De jeux de quilles , de billards , De fourures pour les vieillards, De maint cochon, tant gras que maigre, De verjus , moutarde et vinaigre , h De poules pour pondre des oeufe , De moutons, de vaches, de bœufs , De bons grains tant moulus qu'à moudre, De mèche , de plomb et de poudre , De vin muscad et d'hipqcras, 40 Pour se réjoùyr aux jours gras , De violons et de viéles, D'assiétes , de plats et d'écuéles , De flèches , de traits , de garots , De dez , de cartes , de tarots , 4j D'allumétes bien sulfurées , De cotrets, fagots et bourées, De mousquetons, de pistolets, De toutes sortes de boulets , De pots à feu , bombes , grenades , jo De pistaches, de mermelades , D'écharpes à porter au bras, De sel, de suif, de cuirs, de draps, D'empézeuzes , de lavandières, De goujats et de chambrières, j$ D'ambre-gris et de muscadins, Pour ceux qui ne sont pas grédins; Et, bref (sans autre-part en querre) Tout ce qu'il faut en temps de guerre, Fut soigneuzement transporté 60 Dans l'enclos de cette cité, Qu'on a rendu si forte place

La Muze historique. — Octobre 1654.

Que maintenant elle menace

De foire crever et bouquer

Tous ceux qui voudraient la bloquer.

tff Condé, dont Pâme est vigilante, Pour le moins autant que vaillante , Voulant tel secours empêcher, Essaya de s'en aprocher Pour nos gens harceler et mordre;

70 Mais il vid par tout si bon ordre , Qu'il rétint tout court son dada , Et les siens point ne hazarda.

De l'incendie horrible et grande Survenue à Delft en Holande, 75 Qui fut un étrange fracas , Je n'ay fait mention ny cas Dans fes rimes que je compoze ; Mais d'autant que plusieurs, enproze, D'en parler ont pns le soucy, 80 J'en dois, dit-on, parler aussy.

Je dy donc aue par négligence Le feu, dont l'âpre violence Est toujours fatale au voizin , Se glissant dans le magazin , 8j Se prit tout-à-coup à la poudre , Et par une bruyante foudre Ruina jusqu'aux fondemens Cent trente-quatre bâtimens, Et, parmy ces maizons brûlées, 90 Cincj cens personnes dézolées Périrent mizérablement Souz ce mortel acablement ; Trois mil oizeaux , par ce tonnerre , Tombèrent étourdis à terre ; 95 Et l'on m'a mandé d'Amsterdan Qu'à la Haye et dans Léydan , Et dans pluzieurs bourgs et bourgades Distans de plus de trente stades, De toutes vitres et châssis 100 II ne s'en est pas sauvé six.

Mainte femme en est acouchée Sanscry, sans douleur, sans tranchée; Mais se sentant en ce moment Presque morte d'étonnement.

io) Chacun , se métant en prière , Croyoit être à la fin dernière, Tant cet élément furieux Fit de tintamarre en ces lieux.

Une épouvantable fumée , no En divers endroits enflâmée, Ondoyoit au milieu des airs En tourbillons meslez d'éclairs ; On oyoit des cris pitoyables, On oyoit des bruits éfroyables ,

Et tout 'ce dit l'original) Sembkxt un spectacle infernal, Bief on n'a rien vu si funeste; L'orage , la guerre , la peste , Les indubitables dangers, Ne sont que des fléaux légers Comparez à cette incendie, Qui cauza grande tragédie; Et pluzieurs hommes de bon sens, A ce grandement connoissans, Estiment , dit-on , le dommage, Cinq millions et davantage.

Je saute, comme un étourdy, Du septentrion au midy, Pour dire un mot de la bézogne

1*0 Que nos gens font vers Catalogne.

Monsieur le prince de Conty, Depuis quelque temps diverty Du soin et travail militaire Pour être valétudinaire,

1 35 Maintenant qu'il se porte mieu, Ce paierai laoorieux, Assisté du duc de Candak, Agit sans aucun intervale, Et l'autre-jour on me manda

140 Qu'on pressoh si fort Puycerda, Dont Sadite Altesse aprochée Avoit fait ouvrir la tranchée, Qu'on croid qu'avant la Saint-Marta Nos soldats y feront butin.

MS Mercredy, le Roy prit la peine De se promener à Vinceine, Et son premier ministre aussy, Où tous deux prirent le soucy, Par leur prudence acoûtumée,

ijo Des quaniers-d'hyver de l'année.

Il en revint le lendemain; Et le soir, Monsieur, son germain, Ce cher cadet que nul n'égale.

Fit à Sa Majesté régale

ij5 En son superbe apartement, Où l'on soupa royalement.

L'Altesse Royale et sa fille, Et la plus-part de leur famille, Et ceux qui les vont courtizant,

160 Sont dans Orléans à prézent, Capitale de l'apanage De ce prince dévot et sage , Lequel prétend bien en ce lieu Durant les festes prier Dieu,

16$ Par une ferveur méritoire,

Octobre 1654. — Livre V. Lettre XLIII.

Pour les âmes du purgatoire, Ayant ce pieux mouvement Tous les ans infailliblement.

Certain disciple d'Hipocrate

170 Un peu sujet au mal de rate, C'est assavoir monsieur Charrier, Médecin de nôtre quartier, Etant à cheval sur sa mule Jeudy dernier, sans faute nule ,

171 L'heure de la mort le pressa , Et soudainement trépassa Prés de l'hostel de Loneueville , Comme il retournoit de la ville. De son manteau l'on le couvrit,

180 On l'emporta , puis on l'ouvrit.

Il êtoit tort avant dans l'âge.

Voilà la fin du personnage

Ces deux filoux. maître et valet, Qui par maint drôle de billet

185 Avoient, tant de femmesque d'hommes, Excroqué d'assez bonnes sommes, Outre des vols de tant d'êcus , Etant de meurtres convaincus, Vendredy, vingt-et-neuf d'octobre,

190 Furent roûez avec oprobre.

O Messieurs! qui sans faire bruit Raudez par tout Paris , de nuit , , ^ Et tirez l'argent et la laine , Tantôt prés la Samaritaine,

195 Tantôt à la Place-Maubert , Sans épargner Jean ny Robert , Tantôt au quartier Saint- Antoine, Sans respecter prêtre ny moine, Tantôt au fauxoourg Saint-Germain ,

200 Où l'on fait maint bon coup de main , Bref, tantôt aux Maréts du Temple , Profitez de ce triste exemple, Redoutez pour vous l'apareil ' D'un châtiment au leur pareil ,

soi Tâchez d'éviter tel suplice

Et craignez ces coups de justice Qui sogt si pézans et si lourds.

Mais, hélas! je prêche des sourds.

Pour dire un petit mot de Gènes , 210 On scait par nouvelles-certaines

Qu'Alexandre de Spinola

Est fait doge de ce lieu-là ;

Et, comme il est adroit et sage ,

Et ne manque pas de courage, 2ij II sçaura bien de sa cité

Entretenir la liberté.

Pour terminer cette campagne Peu favorable au roy d'Espagne, On m'a dit, ou bien j'ay songé,

220 Oue Clermont êtoit assiégé.

S*ïl est vray, je gage sa prize, Malgré l'Hyver à barbe grize, Et malgré monsieur de Duras, Qui tranche un peu du Fier-à-bras:

in Car, quoy que des gens il ramasse Pour empêcher cette disgrâce, Fût-il encorplus Rodomont, Chacun croid qu'on prendra Clermont.

Pluzieursgens, qui ne sont pas sages, 2)0 Font faire au Roy divers voyages,

A Lyon, Orléans et Blois ;

Mais il n'en est rien toutefois.

J'ay sceu seulement qu'il s'apreste,

Ayant icy passé la feste, *H D'aller chasser à Saint-Germain,

Et ce doit-être aprésr<lemain.

Demain , au retour de Péglize , Princesse , en vos mains sera mize Cette lettre, s'il plaît à Dieu.

240 Adieu jusqu'en ce temps, adieu.

Fait aujourd'huy, grande Virile, Par moy, pauvre pécheur fragile.

La Mozb historique. — Novembre 16^4.

LETTRE QUARANTE-QUATRIÈME

Do [samedi] 7 Novembre.

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