‹ La muze historique;Chapitre 40 sur 221 · Nouvelle tan effet · texte numérisé non relu

Nouvelle tan effet

La Muzb historique. —

Avec sa belle et blanche trongne , De la province de Bourgongne , Et dans Paris, quand on le sceut,

ijo A bras ouverts on la receut; Mais j'entens les bras d'une chaize, Dans laquelle , ne vous déplaize , S'assirent, chacune en son rang, Ses deux fesses de satin blanc.

•5$ Deux des mulets de Soucariére Portoient cette aimable meurtrière, Et l'on voyoit aux deux cotez Un couple de laquais crotez ; Aprés-eux venoit son carosse,

160 Dont l'atirail n'étoit pas rosse :

Côtoient six dadas beaux et bons , Qui faizoient quelquefois des bonds ; Ses femmes étoient en portière,

Décembre 1650.

Et sur le devant ou derrière

Un médecin qui la suivoit,

Et qui cPescuyer luy servoit :

C'est ainsi qu'ariva la belle.

Cecy n'est pas grande nouvelle ;

Mais Théophraste Renaudot 170 (Que l'on sçait bien qui n'est pas sot)

Insère dedans ses gazettes

Quelquefois de pires sornettes,

[Et je jurerais bien ma foy,

Si le dit gazetier et moy 17$ Débitons tous deux des folies,

Que les miennes sont plus jolies].

En décembre , le dix-et-huit, L'an mil six cens et ce qui suit.

lettre Trente-deuxième

Du [dimanche] 35 Décembre.

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