Ce mariage ne l'acomplist pat
a. DeGoodé.
Décembre 1650.
170 En avoit aussi fait de mesme; Et moy, qui ne suis presque rien, Mais, toutefois, un peu cnrestien, J'allay dire comme les autres En ce saint lieu mes pate-nôtres,
175 Et là tel dûeil vint m'assaillir Que mon cœur pensa défaillir , Car j'honorais cette princesse; Puis je suis sujet à tendresse , Et j'en ay toute ma vie eu
180 Pour les personnes de vertu.
De-là, Princesse, il faut conclure, Sans du général vous exclure, Que j'ay pour Vous à tous momens De fort bons et beaux sentimens,
185 Car, étant vertueuzeet sage, Trés-aimaUe et de haut lignage, Ces seules personnes ont droit D'ariver à mon cœur tout droit, Où je puis jurer sans grimace
190 Que vous avez fort bonne place.
Fait en ce jour si solennel Où l'on chante : Noél, Noél.
FIN DU PREMIER LIVRt DE LA MUZE HISTORIQUE ANNÉE 165O
LA
MUZE H1ST0RIQJJ E
OU
RECUEIL DES LETTRES EN VERS
Contenant les Nouvelles du temps
ScaiTtt
A SON ALTESSE MADEHOIZELLE DE LONGUEVILLE