‹ La myriade système chronologique pour une période de dix mille ansChapitre 3 sur 6 · Rapporter la Myriado les ans tle l'fcre chrétienne · texte numérisé non relu

Rapporter la Myriado les ans tle l'fcre chrétienne

g 7. Rapporter a la Myriade les années de Rome-

g 8. Rappoi ter a la Myriada la chronologie des Olympiades.

On peut avec la môme facilité rapporter à la Myriade les ans des autres chronologies usitées dans l'histoire. Lorsque par exemple il s’agit de celle de la fondation de Rome, qui selon Varron est l’an 754 avant -J. C., et par conséquent suivant la règle cidessus mentionnée correspond à l’an 1247 de la Myriade, il n’y a qu’à ajouter ce dernier nombre à l’an donné de la fondation de Rome. Quand on sait par exemple que Carthage fut détruite l’an de Rome 608, cela revient à 1855 sur l’échelle de la Myriade, savoir 608 -}- 1247 = 1855.

Comme nous avons vil que les versions sur la fondation de Rome diffèrent, nous ajouterons ici que la première année de Rome, selon les fastes du Capitole, correspond à l’an 1248 de la Myriade, et, selon Fabius Pictor, à l’an 1252. A celle différence près la méthode pour rapprocher les deux ères est la môme.

Si l’on veut rapporter à la Myriade la chronologie des Grecs d’après les Olympiades *), dont la première correspond à l’an 1225 de la Myriade, la réduction se fait de la manière suivante: on place d’abord l’an donné de l’olympiade, puis on y ajoute ce môme nombre triplé, et ensuite le nombre

*) Los jeux olympiques, qui sc tenaient tous les 4 ans pondant 5 jours, avaient lieu au solstice d’été, époque à partir de laquelle se comptait l’année grecque. Lors de la réduction de cette ère à une ère différente, où l'année commence en hiver, il faut donc savoir si l'événement, dont il s’agit, avait eu lieu avant ou après le solstice d’été.

1221, ou 1222, ou 1223, ou bien t224, selon que l’année donnée est la 1 crc , la 2 de , la 3 mc ou la 4 mc dans l'olympiade, le total de ces nombres indique alors l’an de la Myriade. Quand par exemple on nous dit, que la bataille de Marathon fut livrée dans la 3 mc année de la 72 inc olympiade, la formule devient comme suit:

Marquez l'olympiade 72 me

Ajoutez le triple du nombre 216

Et l’indication de la 3 rae année de l’olympiade 1223

Somme l’an-Myriadc demandé 1311 La période Julienne, ainsi appelée du nom de * ® a

. . , , r, ». . t ■ h amures do la pé-

son inventeur Jules Scaliger, embrasse une sérié de- r j 0 do julienne, terminée de sept mille neuf cents quatrevingt années, qui sont le produit des trois cycles du comput ecclésiastique: 28 X 19 X 15*), multiplécs l’un par l’autre.

C’est une forme didactique reçue entre les cbronologistes et à l’aide de laquelle ils sont parvenus à s'entendre, mais sans connexion avec les mouvemens

du soleil ni de la lune. Pour rapporter a la Myriade un an donné de la dite période, on n’a qu’à y ajouter le nombre 7287, et le total indique l’année correspondante de la Myriade, en faisant seulement attention que si cette addition donne cinq unités, il faut exclure celle qui tombe à la cinquième place à gauche.

•) 28 = cycle solaire, 19 =■ cycle lunaire, là = cycle des indictions romaines.

Lorsque, par exemple l’année I Soi de l’ère vulgaire est la (io6o me de la période Julienne, la formule est celle -ei: 6565

ôtez la cinquième unité 1)3832, et le reste est l’année correspondante de la Myriade.

Ou bien quand nous lisons que les Olympiades ont commencé en Juillet l’an 3938 de la période Julienne, nous trouverons facilement que c’est l'an 1223 de la Myriade, comme .voici:

1 jl 225

Suivant l'ère Byzantine ou Constantinopolitaine, Uro (j on t se servaient les Empereurs Grecs et les écrivains

de l’empire d'Orient, et qui a été maintenue en Russie jusqu’au tems de Pierre le Grand, qui la fit abolir pour adopter l’ère vulgaire, les années commencent au I er Septembre au lieu du I er Janvier. Pour rapporter cette ère à la Myriade on ajoute à l’an donné le nombre 6491 si la date est de Septembre, Octobre, Novembre, Décembre, mais 6492 par tout où il s’agit

des autres mois. Ainsi la ville de St. Pétersbourg ayant été fondée le jour de pcntecôle l’an 7211 de

l’ère Byzantine , on trouve de suite que c’est l’an 3703 de la Myriade, savoir:

Le cycle fies indictions Romaines est une suile de quinze ans à reprise continuelle, en sorte que l’an seizième redevient l’an 1 er . L’usage en est fréquent dans l'histoire du moyen âge; les actes publics, bulles et mémoires de ce tems-lâ sont ordinairement datés avec l’indiction Romaine marquée «à coté de l’année de l’ère. Or, pour en faire l’application à la Myriade, voici une petite table et la manière de s’en servir. Une certaine année de la Myriade, par exemple 3419, étant mise en question, la formule est la suivante:

Notez l’an donné 3419

Soustrayez la partie A ... . 3237

Il reste 162 Soustrayez la partie B ... . 130

Vient pour dernier reste 12 qui est la contremarque de cette année là par rapport à l’indiction romaine. Lorsque la soustraction laisse 0, ou nul reste, c’est l’an quinze ou celui du cycle achevé.

TABLE

pour les indictions Romaines.

Soust.

Souit.

fi H. Trouver l'indiclion Romaine.

g *2. L'ordre séculaire de la Myriade.

Outre les précédentes on rencontre dans l’histoire universelle diverses ères, comme celle de Nabonassar, dont Ptolomée a fait usage, la période Callipique, l’ère des Séleucides et plusieurs autres; mais bienque M. Brandel ait donné des explications détaillées de ces ères et de leur rapport avec la Myriade, nous sommes obligés, à fin d’éviter des longeurs, de les passer sous silence. Pour ce qui regarde l’Hégire des Maliométans, encore en usage parmi des peuples nombreux, nous en parlerons après l’explication de la Myriade.

Ce qui nous avons déjà dit sur les diverses ères prouve suffisamenl qu’on peut les réduire sans difliculté à la Myriade, qui par conséquant est capable de les remplacer et de les couvrir toutes de son échelle. Nous allons maintenant donner une vile générale des siècles, qu’elle embrasse, et l’on découvrira parla la grande facilité que cette méthode procure à la mémoire pour saisir l’ordre des tems rélativcment à l’histoire universelle.

Voici cet ordre séculaire des années de la Myriade jusqu’à nos jours, comme M. Brandel l’avait rangé avec une devise latine analogue à chaque siècle:

Limina Myriadis.

Ignoti.

Àborigines.

Europæ.

Origines atticæ.

Tempora Mosaica.

Argonautæ.

Slans Ilium.

Cineres Trojæ.

Regem optantes Hebræi.

Assyria seneseens.

Nascenda Carthago.

Incunabola Romæ.

Zion Caducum.

Captivitas Babylonia.

Jubar Græciæ.

Græcia culminans.

Carthago malura.

Delenda Carthago.

Roma Genlivora.

Imperium Monstrosum.

Imperium Iransilurum.

Imperium bassum.

Ascendens ecclesia.

Roma occidua.

Régna Gothica.

Exordia Mohamctana.

Ingruentes Saraceni.

Seculum redimpcrialo.

Adolescunl régna Europæa.

Ælas erucifera.

Sepulcrum vindicatum.

Thinræ potenlia erescens

Seculum libitinæ.

Seculum noviparum.

Seculum religionis divisæ.

Seculum Mavortis diuturni.

Seculum posleris mémorandum.

La succession des siècles, conçue de celle manière, ouvre une perspective nouvelle, où la chronologie devient claire et facile, d’obscure qu’elle était auparavant et hérissée de difficultés. L’esprit guidé par une numération naturelle ainsi que par la con-

nexion historique va parcourir les tems et les contempler avec intérêt; il envisagera l’historié ancienne et la moderne comme n’en faisant qu'une seule, et c’est là le point de vtie véritable, puisqu’en ellemême rhislorie est une et ne saurait être considérée autrement.

§ 4 3. Exposition de la Myriade et de aon calendrier.

Nous passerons maintenant à l’exposition plus particulière de la Myriade et du calendrier ou la partition annuelle, qui lui est propre.

L’année

de la Myriade

se compte d’un solstice

d’hiver à l’autre , renfermant

une suite de 365 jours,

quelquefois de

366, lorsque

c'est une année bissextile.

Elle se divise

en douze mois de 30 jours chacun,

savoir:

Xalal correspondant à peu près au

Les

Janvier de l’ère vulgaire

mois d’hiver

yieboran . . .

. Février

Marcheber . .

. Mars

les

| Ariel

. Avril

Beinr

. Mai

mois de prmtems 1 ....

1 (iivan

. Juin

les

[ Esedam . . . .

. Juillet

Imiosad ....

. Août

mois d’étè |

Felban ....

. Septembre

lAvatom . . . .

. Octobre

les .

'.Nemfnr ....

. Novembre

mois d’automne |

' Xamor ....

. Décembre

Entre Givan et Esedam on insère cinq jours, nommés Tropeïdes *), dont le troisième se distingue sous le nom de Mesagomehe, qui signifie en Grec moitié passée, parceque ce jour divise l’année en deux parties égales; il en est aussi le plus long, car il est précédé du solstice d'été, qui arrive la veille. Dans certaines années — et ce sont des années bissextiles — il y survient un jour de plus qui s’appelle Paragornene ; c'est le jour intercalaire, dont nous parlerons tantôt; il se place immédiatement après la Mesagomenc, et les Tropeïdes, ordinairement cinq, sont alors au nombre de six.

Selon le plan de ce calendrier les éqninoxes du printems arrivent constamment le 29 Marchéber, tout èomme les équinoxes d'automne reviennent du 30 Felban au 1 Avatom. Le dernier jour de l'an, ou le 30 Xamor, est celui du solstice d’hiver; ainsi la nuit la plus longue se trouve au passage de l’année, qui se renouvelle. Nous parlons ici de l’hémisphère boréale, comme on le peut Incn penser, et ce que nous disons des objets, qui appartiennent à la longitude, regarde principalement les méridiens d’Europe.

Dans le sens de la Myriade le jour, considéré comme date, signifie l’espace du teins qui s'écoule depuis minuit jusqu’au minuit suivant; c’est aussi le

•) Tropeidc, nom dérivé du mol Grec t pou;;, solstice.

g 44. Durée moyenne «le t'an tropique.

sens où on le prend communément parmi les nations de l'Europe, ainsi que dans la loi civile; tandis qu’il y a des peuples, qui commencent le jour au soir, ou bien à partir du lever du soleil, et que dans le style astronomique on change de date à midi. Ainsi quand nous disons, p. ex., I Natal 3800 (jour qui répond au dimanche 22 Décembre, style Grégorien, ou I I Décembre, vieux style Julien, de l'année vulgaire 1799) nous entendons une révolution, dont la moitié précise est parcourue à midi. La date change au minuit suivant et devient 2 Natal. Pour ne rien omettre de ce qui peut donner une idée nette de la position de la Myriade dans l’ordre des tems, et pour en fixer le Syncronisme, ajoutons qu’à l'arrivée du dit nouvel an (3800) la longitude vraie du soleil au mérédicn de Paris était 9 S 0° 13' 29", celle de la lune 6* 26° 36' 21", et l’équation du tems 1 Min. 9£ Sec. Notons encore (pie sur le nombre des jours, dont est composée la Myriade (savoir 3,632,423), il y en avait alors 1,387,333 d’ccoulés, et que le numéro du jour se changeait au même instant en 1,387,336, qui est identique avec le 1 Natal de l’an mentionné.

Si la nature nous a donné une idée bien claire sur la révolution diurne ou la rotation de la terre autour” de son axe, que nous appelions un jour, elle n’a pas été également explicite sur la quantité du tems qu’il faut à notre globe pour achéver sa rêvo-

lution annuelle. Si cette révolution se faisait en 365 jours exactement, le calendrier la représenterait toujours uniment, et les dix mille années de la My riade feraient alors 3,630,000 jours; mais cette révolution annuelle donne en sus une fraction de près d’un quart de jour. Si c'était un quart de jour précis, le compte serait encore facile, mais il y manque près de \ 2 minutes. Or, les astronomes sont partagés sur la durée moyenne de l’année tropique quant à la partie des secondes *). Ainsi quand on cherche une précision absolue, on rencontre diverses hypothèses, entre lesquellesil faut choisir, et cet embarras n’est pas petit, quand on y joint la théorie de l’accélération, que notre siècle a vu naître. L’analyse, poussée à un haut dégré de perfection, vient de découvrir, que l’année n’a pas la même durée , quelle avait autrefois, et qu’elle diminuera encore de quelque chose dans les siècles à venir, jusqu’à ce (pie, par une suite de la mémo loi, elle augmente de nouveau. Cette circonstance seule nous fait comprendre qu’une mesure déterminée, qui serait bonne à l’égard d’un certain siècle, ne peut pas l’ètrc également à l’égard d’un

°) P, et. Newton, Flamslead, Kepler comptèrent dans l’année tropique

I>e la Lande 3fî5 j. 5 h. 48 ni. 45 s.

F. Ara go 365 j. 5 h. 48 in. 47 s. ou 365 jours.

La différence entre ce dernier calcul cl celui de M. Itrandel est seulement

do 10 J un de Jour.

siècle quelconque. Pour suivre la marche de l'astre du jour d'un âge à l’autre il faut donc une mesure, qui change continuellement, et les tables astronomiques, où l’on tient compte de ce mouvement, doivent se corriger sans cesse. C’est aussi ce qu’elles font moyennant t équation séculaire, correction préparée d’avance, qu’on est le maitre d’appliquer à tous les lems, sans que rien ne l’empêche. II n’en est pas de même d’un calendrier. Celui-ci une fois arreté doit l’être pour toujours. La forme de l’année civile, une fois établie, ne se change plus sans de grands inconvéniens. Il est donc de la plus grande importance que le calendrier soit identique pour tous les âges, il faut qu’il tourne sur un pivot fixe, fondé sur une règle unique et permanente, Alt -ce même au dépens delà précision astronomique.

Guidé par ces reflexions et après de longues années de calcul et de méditation, M. lîrandel s’était enfin arrêté à une hypothèse , suivant laquelle il comptait la révolution moyenne de l’année tropique à 303 jours 3 heures 48 minutes 34,tïo secondes ou exprimée plus brièvement par 363, 1 S jours, ce qui pour une période de dix mille années formait 3,632,423 jours. Il se trouve en eüct que cette hypothèse, adoptée par M. Rrandei, il -y a plus de soixante dix ans, coïncide d’une manière remarquable avec les observations récentes des astronomes de nos jours,

et s’il y a encore une petite divergence, elle est si peu considérable, qu’elle produira à peine un demi jour de différence sur dix nulle années, ce qui est peu essentiel. Ainsi en conformant à la dite hypothèse le calendrier de la Myriade et son système pour l’intercalation, M. Brandel avait sans doute choisi une base scientifique aussi sure et solide que possible.

Cette fraction de -,Vnnn jour que la durée moyenne de l’année tropique produit au délà des 365 jours entiers, n’étant d’aucun usage pour le calendrier ou l’année civile, qui ne peut s’occuper que de jours entiers, donnera cependant en plus, au bout de quelques révolutions, un jour entier, dont il faut tenir compte dans le calendrier. Le jour ainsi accumulé est le jour intercalaire, que M. Brandel, comme nous l'avons déjà observé, nommait Paragomene. Si celte fraction était de fmnnr c’est à dire d’un quart de jour, il est clair qu’il y aurait Paragomene à chaque intervalle de quatre ans, mais notant que de la Parago-

mene ne revient quelques fois qu’à un intervalle de cinq ans. II s’agit donc de trouver quelle année aura Paragomene, ou non, c’est à dire sera année bissextile ou commune. La règle est simple. Si on soustrait le nombre 2423 de 1 0000, il y aura une différence de 7577; par conséquent lorsque une certaine année offrira une accumulation de inVmi jour, ou une fraction plus grande, l’année suivante, en ajoutant

§15. Règle pour le jour intercalaire.

g 16. Trouver ȕl-y-a Paragomene ou non.

dans une année quelconque.

encore la fraction <le V^Vn, aura un jour entier de plus, et voilà le jour intercalaire, qui occupe sa place naturelle *).

Le calcul pour trouver, quand il y aura assez de fractions annuelles d'aeeumulées pour en former le jour intercalaire ou Paragomcnc, peut se faire de différentes manières, niais le plus aisément au moyen de la formule suivante. Quand p. ex. on veut savoir si l’année .‘1847 de vait avoir Paragoniene c. a. d. un jour intercalaire, on procède comme voici:

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