‹ La Mystique d'Al-azzlChapitre 9 sur 11 · XI. — Examen de conscience {Jhya, IV · texte numérisé non relu

XI. — Examen de conscience {Jhya, IV

Pour se prémunir donc contre ce danger si grave, qui arriverait à rendre inutiles tous les efforts du mystique pour parvenir à la vie unitive, al-Gazzâlï recommande un exercice spirituel d'orif/ine évidemment chrétienne : l'examen quotidien. 11 en divise la pratique en six parties : 1° le ferme propos {ul-mitmrata), qui consiste pour le dévot à prévoir, tous les matins, à son lever, les actes, omissions, pensées qui pourront survenir aux diverses heures et dans les divei'ses occupationsdu jour, à se proposer fortement de rectifier son intention en tous. Pour mieux préciser, il sera bon de songer à chaque faculté, sens ou membre qui servent à ces actes, aux obligations religieuses, aux dévotions, etc; 2° la vigilance (al-muràqabà) de tous

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les instants à conformer actes et oiinssions ù ro qui a i^U* promis à l>ieu le matin. Elle doit précëtler et acrom|M»gner l'acte: l'àtiie se demaiidora auparavant:/^»»//'/»/'»/, comment, pour '////elle va agir; 3" l'examen de conscience {al-miihasitlnt), la nuit. Sji niélliodo pratique» coïncide aver celle (les asctMes clinUiens : revue niëthtHlique et détailla de la journée, afin de se ress<>uv*Miir de tous les p>cliës, imiierfections, omissions et actes de vertu, tant exti'rieurs qu'intérieurs, faits à clinque heure du .jour. tVtmnie Il)n '.Vraltiet .\s-Sulira\vardi, ses disciples, al-(laz/.âli conseille l'usage d'un cahier (<//-y«/ï//'/), jwur consigner en j^rtie double le résultat de l'e.xainen, ainsi que cela se pratiquait, au dire de St Jean Climaque, chez les moines chrétiens de l'Orient, et s'est, 'lepijis, maintenu dans les ordres religieux de l'Eglise catholique, conlormément à l.i méthode proposée par St Ignace dans s«»s Esercices; 4" la mortification {al-mn'âqaha) im[X)sée à l'âme comme pénit<^nce médicinale et en châtiment de ses jxichés et imperfections. Al-(tazzAli recommande des genres de mortification tn^'s variés, en rapport avec la nature des fautes : le jeûne, contre la sensualité dans la rétection, les yeux baissés, contre les fautes de curiosité immodeste, la discipline corporelle, l'abstention de boissons fraîches, etc ; 5° la |)énitence {al-mujâhadd) ou combat contre la tiédeur dans les pratiques de piéti;. Elle consiste à s'imposer, comme expiation et en compensation d'actes imparlaits, des actes nouveaux et réitérés ; G" la ri'primande {al-mn'ûtabu) de l'âme, au moyen de discours moraux que le dévot s'adresse mentalenKMit à lui-même, s'inspirant des motifs surnaturels qui peuvent provoquer en son ceur la douleur et le repentir de ses im [perfections.

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