‹ La Mystique divine naturelle et diabolique;Chapitre 54 sur 64 · DU DON DE PROPHÉTIE ET DE GUÉRISC · texte numérisé non relu

DU DON DE PROPHÉTIE ET DE GUÉRISC

la même chose. Les malades campaient quelquefois sous des tentes quand ils étaient nombreux, etDaza, qui a écri t l'histoire de l'ordre, n'ose pas en fixer le chiffre, dans la crainte de ne pas être cru.

Pour l'arracher enfin à l'empressement des populations en Espagne, on l'envoya en 1 565 àCagliari, en Sardaigne. avec le P. Ferri, visiteur général de l'ordre. Là il fut ce qu'il avait été en Espagne, simple, ouvert dans ses rapports avec les hommes, austère envers soi-même, n'ayant point besoin de cellule, parce qu'il passait les nuits en prière dans l'église, et que le jour, quand il voulait prendre quelques moments de sommeil, il allait se cacher dans un coin du couvent. Tout le reste du temps, il le passait à travailler à la cuisine, ou au jardin , ou à la porte, distribuant des aumônes et bénissant le peuple. Il garda la chasteté pendant les quarante-sept ans qu'il vécut. Il fut souvent tenté. Sa patience et sa résignation ne se démentirent jamais parmi les persécutions nombreuses auxquelles il fut en butte. Il était compatissant pour les pauvres et pour les malades, et plein de zèle pour la conversion des pécheurs. Il eut des extases et des visions fréquentes, particulièrement devant l'image de la sainte Vierge ; et souvent, dans cet état, il fut élevé en l'air en présence de plusieurs milliers de témoins. Il eut le don de prophétie , celui de connaître les choses secrètes et de commander aux éléments ; et dans sa simplicité il était la merveille de son temps. Le nombre des malades de toute sorte qu'il guérit est incroyable. Il ressuscita même trois morts. Il mourut enfin lui-même en 1 567, après avoir prédit l'heure de sa mort, et il opéra encore de nouveaux miracles du fond de son tombeau. (A. S., 18 mart.)

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