Ethnology of Bengal, p
quelque mauvais esprit, ou l'incantation d'un sorcier. Ces superstitions sont communes à toutes les classes de la population dans cette province ». Aux Nouvelles-Hébrides, M. Codrington * a trouvé que la maladie et la mort sont causées par des tamates ou esprits. Dans la Nouvelle-Calédonie, la mort est le résultat de sorcelleries pratiquées par les membres d'une tribu hostile, car qui serait assez pervers pour ensorceler ses propres compagnons 2 ? Les naturels des îles Andamans attribuent toutes les morts naturelles à l'influence surnaturelle de Erem e augala ou de Juru-win, deux esprits des jongles et de la mer. Les plus proches parents du mort vengent sa mort en lançant des flèches à l'ennemi invisible.
On retrouve des idées semblables chez les nègres de l'Afrique centrale. M. Duff Macdonald* écrit: « Tout homme qui meurt de ce que nous appelons une mort naturelle, meurt tué par les sorciers ». Les Esquimaux présentent aussi les mêmes croyances. M. Rink * a trouvé que « la maladie ou la mort provenant d'une façon accidentelle est toujours attribuée à la magie et l'on peut se demander si la mort, qu'elle qu'elle fût, n'a pas été considé-