XX PREFACE
enfin, naguère encore, en Belgique, M. Vanden 3 n
Gheyn appliquait les mêmes principes à l'étude du \y
mythe de Cerbère 1 . En Allemagne, ce furent surtout Kuhn et Schwartz qui firent école, et Ton appliqua leur méthode à l'étude des mythologies sémitiques aussi bien que des mythes aryens. Tout récemment, M. E.-H. Meyer, dans un travail qui se ressent cependant par plus d'un côté des théories nouvelles, reprenait l'étude d'un groupe de mythes qu'avait étudié Kuhn : les Centaures et les Gandharvas 9 et arrivait à des résultats en somme peu différents des siens.
Mais les exagérations du système avaient ouvert les yeux, depuis quelque temps déjà, sur ses côtés faibles, on s'aperceva&cL : jianité de ces théories, fondées presque exclusivement sur des étymologies douteuses et au fond desquelles on retrouvait éternellement Forage ou le soleil levant et Paurore, comme si nos ancêtres, suivant le mot d'un critique, eussent passé leur temps sur les plateaux de la haute Asie, à discourir de la pluie et du beau temps. On se moqua de l'école philologique en en parodiant les procédés, et c'est alors qu'on vit
1. Mélanges de mythologie et de philologie comparée, Bruxelles , 1835, pp 68-106.