‹ La mythologieChapitre 14 sur 138 · PREFACE XXI · texte numérisé non relu

PREFACE XXI

paraître cette caricature du système solaire, dans / laquelle on démontrait, à grand renfort d'érudition, | que Max Millier n'était qu'un mythe solaire, dont le nom signifiait le grand Meunier 1 ; une autre plaisanterie du même genre présentait Cadet- Rousselle comme un mythe du soleil levant*, enfin on a pu voir, dans le Temps du 22 février dernier, un curieux article démontrant, parles mêmes procédés, que M. Gladstone lui-même doit être aussi placé parmi les mythes du soleil 8 .

Ce ne sont là que des plaisanteries, et comme le disait M. C.-P. Tiele dans son dernier article de la Revue de l Histoire des Religions*, elles ne prouveraient pas grand'chose. Avec un peu d'adresse, on pourrait tourner en ridic I^s systèmes les plus scientifiques, et on ne s'en est pas fait faute d'ailleurs.

Mais le danger pour la nouvelle école est venu d'un autre côté.

1. Le Mythe solaire d'Oxford a paru, en 1870, dans un recueil publié par des étudiants de Dublin. Mélusine (II, pp. 72-88 j en a publié une traduction annotée et augmentée par M. H. Gaidoz.

2. Publiée par M. Gaidoz en appendice à sa traduction citée plus baut.

3. C'est la traduction d'un article du Macmillan Magazine (février 1886). Tous les lecteurs de M. Lang reconnaîtront facilement Fauteur anonyme, a sa connaissance approfondie des mythologie» sauvages, à sa verve spirituelle et à son style mordant et alerte.

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