Çatapatha Brâhmana, XI
5. [Cf. encore sur cette légende : Liebrecht, Zur Volkskunde, pp. 239-250. G. Meyer, Essays und Studien zur Sprachgeschichle und Volkskunde, Berlin, 1885, pp. 195-207, Friedlaender, Sittengeschichte Roms, 5« édit. Leipzig, 1881, pp. 468-504.]
5. — Un homme quitte sa femme et revient après de longues années. C'est ce qu'on pourrait appeler la formule de Pénélope. D'ailleurs, un incident de la vie ordinaire, et dont on a un bon exemple dans une légende chinoise.
6. — Les légendes de Persée, de Paris et d'Œdipe sont des formes différentes qu'on peut ramener à un type général ; tentative d'éviter l'arrêt du destin ou la prophétie d'un oracle *.
7. — La descente aux enfers, Héraclès, Ulysse, Wœinaemœinen, sont les exemples les plus connus de la littérature épique. C'est un thème qui s'explique parfaitement quand on connaît l'idée que les sauvages se font de l'enfer. Les magiciens esquimaux ont le pouvoir d'y descendre et usent de cette faculté.
Le XVI e chant du Kalevala contient une description de l'enfer : Waeinaemœinen se rend dans le Manala(l'Hadès finnois) le royaume de Tuoni, pour y chercher les trois paroles magiques dont il a besoin pour la construction de son navire 2 . On retrouve des mythes analogues chez les Maoris 5 , en Mélanésie *, en Polynésie 4 , chez les Ojibwais *. C'est dans un enfer de ce genre que l'on va chercher le diable dans nos contes populaires.
1. Cf. D. Comparetti. Edipo e la Mitologia Comparata Pise. 1867.