‹ La mythologieChapitre 17 sur 138 · XXIV PREFACE · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE

dans son Mensch in der Geschichte i J et l'admirable Anthropologie der Naturvœlker, de Waitz a . M. E.-B. Tylor*, le premier, appliqua ces résultats à la mythologie et montra comment, dans bien des cas, les mythes, les croyances que nous retrouvons chez les peuples civilisés ont leurs parallèles chez les peuples sauvages où ils s'expliquent tout naturellement, comme des produits de l'imagination primitive.

Les mythologistes n'acceptèrent pas d'emblée la nouvelle méthode, et quand, en 1873, M. J. Fiske* essaya de vulgariser quelques-uns des résultats obtenus, il rencontra bien des résistances. Voici comment M. fiergaigne s résumait alors la nouvelle doctrine, en lui donnant son adhésion presque sans réserve : « Un mythe est Fexplication primitive d'un phénomène naturel ; c'est la fausse science d'une époque où la vraie science était impossible. L'homme antique, incapable de s'élever à la notion de forces naturelles, assimilait toutes celles dont il constatait les effets à la seule dont il eut direc-

1. 3 volumes. Leipzig, 1860. Cf. la liste étendue des publications de ce savant dans les Allgemeine grundzûge der Ethnologie. Berlin, 1884.

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