‹ La mythologieChapitre 18 sur 138 · PREFACE XXV · texte numérisé non relu

PREFACE XXV

tement conscience, sa propre volonté, et c'est ainsi que l'éclair, le soleil, lèvent, etc., devaient, de toute nécessité lui apparaître comme des êtres agités des mêmes passions que lui, et se déterminant par des mobiles analogues à ceux qui le déterminaient lui-même, » et il ajoutait : « Nous n'hésitons pas à repousser, avec M. Fiske, la théorie philologique dans ce qu'elle a d'exclusif, et à reconnaître, dans l'état psychologique qu'il a si bien analysé, une source de mythologie à la fois plus primitive et plus universelle. »

En Allemagne, M annhardt, que nous avons déjà cité, est à peu près le seul qui ait accepté franchement le système nouveau et qui ait vu clairement les défauts de l'ancien. Sa préface-programme, dont nous parlons plus haut, est extrêmement instructive à cet égard, par la lumière qu'elle jette sur ce que j'appellerai l'histoire de sa conversion. Lui aussi, il avait cru à Kuhn et à Schwartz, à l'orage et au soleil levant, aux calembours et aux métaphores, et ses premiers livres en étaient tout imprégnés. Avec une franchise qui l'honore, il le reconnut lui-même et n'hésita pas à condamner ses Qermanischemythen ! en donnant, dans ses Cultes des

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