XXVI PREFACE
champs et des bois, dont le troisième volume a paru après sa mort, le précepte et l'exemple à la fois, de la façon dont il comprenait ces études. « L'homme croit voir une personne dans la plante, c'est-à-dire qu'il lui attribue, comme à la nature entière, une àme analogue à la sienne. 11 conçoit donc l'arbre comme pensant, voulant, souffrant, souvent uni à lui-même par un lien sympathique et secret. Cette croyance se retrouve encore en récits dans nombre de contes populaires, et en réalité, dans divers usages, par exemple celui de planter un arbre à la naissance d'un enfant, et l'usage français de planter des arbres de liberté qu'on s'empresse de détruire, une fois tombé le régime dont ils étaient le symbole. Puis l'âme de l'arbre est conçue comme sortant de l'arbre vivant et agissant par elle-même : ainsi se forme toute une classe de personnages fantastiques, les esprits de la végétation. » Ce résumé que donna M. Gaidoz * des théories de l'auteur quand parut le 2° volume des Cultes des champs et des bois, fera voir que nous avons bien à faire ici aux mêmes méthodes de recherche et aux mêmes idées dirigeantes que nous avons trouvées chez MM. Lang,
4, Mélusine, I, col. 580,