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M. H. Gaidoz. Mél usine, II, coi

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pour M. Languhe occasion de présenter, dans leur -ensemble, ses théories originales et ses procédés de travail. Il a pu abandonner la polémique et tracer une large esquisse d'un tableau qu'il se propose de développer complètement plus tard dans un grand ouvragé de mythologie anthropologique. Cette esquisse suffit amplement pour se rendre compte de la méthode et pour en apprécier les résultats féconds.

Pour bien juger la nouvelle école mythologique, jl faut, tout d'abord, se placer sur le terrain qu'elle a choisi elle-même et se garder de lui attribuer des visées qu'elle n'a jamais eues. M. Lang, qui parle ici en son nrom, et que nous pouvons regarder comme son représentant le plus autorisé, définit ui-même, avec une grande précision, le but qu'elle se propose i

« Le mythologiste a tout d'abord à résoudre le problème de l'origine des mythes, et de la façon dont ils sont distribués dans le monde. Les mythes sont nés évidemment de l'intelligence humaine. Mais il est clair que les conditions voulues pour cette production ne se trouvent plus complètement réalisées chez lés peuples civilisés, puisque les Egyptiens, les Hindous et les Grecs dans l'antiquité étaient tout aussi embarrassés que le sont les

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modernes pour rendre raison de l'origine des mythes. Par conséquent, les conditions intelleo tuelles qui pouvaient produire naturellement et nécessairement les mythes doivent être différentes de celles qui sont l'apanage de l'homme civilisé. Nous sommes donc amenés à nous demander si ces conditions n'ont pas existé autrefois et si elles n'existent pas encore chez ces peuples arriérés que nous appelons sauvages. Si nous trouvons chez ces races inférieures un état d'esprit qui engendre nécessairement les mythes grossiers des sauvages, et si nous remarquons chez les races supérieures des mythes semblables, le problème sera en partie résolu. Les mythes, ou plutôt certains mythes seront des productions de l'esprit humain tel qu'il nous apparaît chez les sauvages, et lorsque ces légendes se retrouveront chez des peuples civilisés, elles seront ou des survivances de l'état de sauvagerie, ou des récits empruntés aux sauvages 1 . » On le voit, il s'agit d'expliquer, comme M. Lang le dit ailleurs, l'élément absurde et monstrueux de la mythologie, ces fables obscènes et grossières que Ton retrouve partout chez les Grecs comme chez les Hottentots, et qui étonnaient les premiers autant qu'elles paraissent naturelles aux seconds.

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