‹ La mythologieChapitre 36 sur 138 · Metaph., XI · texte numérisé non relu

Metaph., XI

Lorsque les chrétiens abordèrent le problème de la mythologie païenne, ils conservèrent quelquefois, en suivant l'exemple de saint Augustin, Ja doctrine d'Évhémère sous une forme un peu différente 1 . En d'autres termes, ils regardèrent Zeus, Aphrodite, et le reste, comme des personnes réelles, diaboliques et non divines. Certains philosophes, particulièrement ceux du xvu e siècle, trompés par la ressemblance entre les récits bibliques et les mythes anciens, arrivèrent à la conclusion que la Bible renferme une forme pure, les mythes une forme corrompue de la Révélation primitive. L'abbé Banier publia une compilation mythologique dans laquelle il ramenait systématiquement tous les mythes grecs à l'histoire ordinaire f . Bryant écrivit un ouvrage intitulé : Nouveau système, ou analyse de l'ancienne mythologie, où l'on essaie de distinguer entre la tradition et la fable 3 . Il y parle très doctement de « ce peuple merveilleux, les descendants de Koush, » et voit partout des symboles de l'arche et des traces du déluge de Noé. Thomas Taylor, à la fin du xvm c siècle, se plut à expliquer les mythes par des allégories d'un caractère très mystique, comme on le

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