Essais, pp
6. Les exemples. — M. Mûller s'applique ensuite à rassembler des exemples pour les procédés qu'il a décrits, et à fournir la preuve que ces procédés existent et agissent réellement. Il va chercher ses preuves et ses exemples dans la poésie des hymnes sacrés ou Védas. C'est ici qu'il montre l'action dans l'âge mythopœique des procédés qu'il appelle synonymie ou polyo?iymie } beaucoup de noms pour une chose, et homonymie , beaucoup de choses avec un seul nom.
« Dans le Véda, la terre est appelé urvî (la vaste), prithvî (la large) mahî, (la grande), et d'un bien plus grand nombre de noms ; le Niganthu en mentionne vingt et un. Ces vingt et un noms seront synonymes. Mais urvî (vaste) n'est pas seulement donné comme nom à la terre, il désigne aussi la rivière. Prithvî (large) signifie non seulement la terre, mais encore le ciel et l'aurore; mahî (la grande, la forte) s'emploie pour désigner l'air et la parole aussi bien que la terre. De là., terre, rivière, ciel, aurore, air et parole deviendront des homonymes *. »