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Nous pouvons donner à cette opinion le nom de personnalisme ; elle est la condition nécessaire de la mythologie sauvage et, comme on le verra, de la mythologie civilisée. Les Jésuites ne parviennent pas à comprendre comment des corps sphériques, comme le soleil et la lune, peuvent être pris pour des êtres humains. Leurs catéchumènes leur répondent que les arcs des corps célestes leur donnent l'apparence ronde. « Le vent fut autrefois une personne, il devint un oiseau » dit le Boschisman; et Goo-Ka! Kai, un respectable Boschisman, a vu un jour le vent en personne à Haarfontein *. Les Égyptiens, selon Hérodote 2 , croyaient que le feu était ©rjpCov îy.ù\jxov, une bête vivante. Le Boschisman, qui vit le vent, se proposait de lui lancer une pierre, mais il s'enfuit sur une colline. C'est du vent considéré comme une personne que les Bhinyas de l'Inde 3 prétendent descendre; d'après la tradition épique de l'Inde, le chef de l'armée des singes élait un fils du vent. Le vent, en fécondant certaines cavales, devint le père des coursiers rapides comme le vent dont parle Y Iliade. Tout le monde connaît les amours de Borée.
Nous voyons dans ces exemples appliquer la personnification à l'un des phénomènes naturels qui, selon notre manière de voir, en paraît le