‹ La mythologieChapitre 54 sur 138 · Brough Smyth, Aborigines of Victoria, 4S78, I, p · texte numérisé non relu

Brough Smyth, Aborigines of Victoria, 4S78, I, p

2. Information respect, the History, Condition and Prospects of the Indian Tribes. Pniladelphia, 1851.

3. 11 la cite dans ses Algonkin Researches, mais elle n'a pas d'importance.

i. [Tribu des Sioux de l'Amérique du Nord.] 5. Hawkeflworth, Voyages, III, 156.

les races civilisées. Les Aztèques s'imaginent que les femmes qui voient la lune en certaines circonstances mettront au monde des souris.

Mais la théorie sauvage de la parenté étroite do l'homme avec les animaux inférieurs nous est surtout prouvée par l'institution appelée Totémisme. Ce n'est pas ici le lieu de discuter le totémisme sous toutes ses formes 1 . Nous pouvons le définir en un mot ; c'est la croyance que certaines familles d'hommes dans les diverses tribus descendent par le sang de certains objets animés ou inanimés, mais spécialement de bêtes. La puissance de cette croyance est prouvée parle rapport qui existe entre elle et les lois très sévères du mariage. Aucun homme, d'après un usage très rigoureux, ne peut épouser une femme qui porte le même nom de famille que le sien, c'est-à-dire qui descend du même objet inanimé ou du même animal. Nul ne peut, s'il est possible de l'éviter, manger de la viande d'animaux qui lui sont apparentés. Nous avons à peine assez d'espace pour indiquer brièvement ici la vaste diffusion de cette croyance extraordinaire.

Chez les Murris, naturels de l'Australie, les tribus locales sont divisées en familles qui ne

\. [Voir ud exposé complet de la théorie du totémisme dans Custom and Myth., 2° édit., pp. 245-275. — Cf. Tylor, Civilisât, prim., II, 305-308 ; A. Réville, Les Religions des peuples non civilisés. Paris, 1883, ? J, pp. 242 et suiv.]

peuvent se marier entre elles et qui se regardent comme descendues de kangourous, de cacatois, d'émus, de pélicans et autres animaux. Un homme et une femme, qui tous deux prétendent descendre du même animal, se considèrent comme « d'une seule chair, » frère et sœur dans la famille ému ou kangourou et ne peuvent, par conséquent, se marier entre eux '. De même que les cannibales en général ne mangent pas les hommes de leur propre tribu, ces races s'abstiennent de la chair de la tribu parente par les animaux.

Les Australiens ont une division encore plus curieuse en groupes de parents ; par exemple, un homme peut descendre réellement de l'aiglepêcheur, mais il compte aussi des cousins avec la fumée et avec le chèvrefeuille. De plus, le kangourou et les hommes kangourous sont parents de Tété, du vent, et de l'arbre shevak. « Le sauvage australien du Sud regarde le monde comme la grande tribu, à une des divisions de laquelle il appartient lui-même ; toutes les choses, animées ou inanimées, qui rentrent dans sa classe, sont des parties de la communauté dont lui-même est un membre 2 . »

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