Dawson, The présent State of Australia, p
2. Fison et Howit, Kamilaroi and Kurnai, Melbourne et Sidney, 1880. Voir aussi sir George Grey, Journal of two Expéditions in Australia, Londres, 1841, 2 vol. ; G. S. Lang, The Aboingines of Australia, Melbourne, 1865.
Passant de l'Australie à la côte occidentale de l'Afrique, nous y verrons prévaloir des idées semblables. Chez les Achanties, comme chez les Australiens, il y a des divisions locales ; le peuple est fractionné en différentes races qui prétendent descendre d'animaux, de plantes et d'autres objets naturels *. Pas plus qu'en Australie, les familles ne peuvent manger les animaux auxquels elles sont apparentées. Les mêmes idées régnent chez les Bassoutos et autres tribus africaines 8 .
En Amérique, le nombre des témoignages relatifs aux institutions fondées sur des croyances semblables est trop considérable pour qu'il nous soit possible de les faire entrer dans cette revue. Les anciens missionnaires, comme Charlevoix et Bancroft, l'ancien historien des tribus péruviennes, Garcilasso de la Véga, les voyages de Franklin, les collections de Bancroft et de Schoolcraft, apportent d'irréfutables témoignages de la croyance américaine à la descendance d'animaux et d'objets inanimés ; cette espèce de parenté était confirmée, comme en Australie, par des lois de mariage du caractère le plus sévère.
Dans l'Inde, l'idée de l'existence d'une parenté
1. E. Bowditch, Mission from Cape Cost Castle to Ashantee, Londres, nouv. édit. 1873, pp. 180, 181. [La 1" édit. de 1819, a été analysée par Walkenaer au tome XII de son Histoire des voyages.]