‹ La mythologieChapitre 56 sur 138 · Cazalis, Les Bassoutos, Paris, 1860, p · texte numérisé non relu

Cazalis, Les Bassoutos, Paris, 1860, p

avec les animaux est tout aussi puissante qu'ailleurs *. Les Hos et les Mimdas témoignent de cette croyance dans leurs lois du mariage. « Les Mundaris, absolument comme les Oraons, adoptent, pour distinguer les tribus entre elles, le nom de quelque animal, et la chair de cet animal est déclarée tabou ; ils ne peuvent s'en nourrir. C'est le cas pour f anguille et la tortue 2 . Turner décrit des institutions analogues dans sa Polynésie 3 . Les habitants des îles Samoa, comme les Égyptiens, refusent de manger les dieux de leur propre tribu, mais ils mangent ceux de leurs voisins. Sir John Lubbock cite des exemples analogues chez les Jacoutes de la Sibérie, dans ses Origines de la Civilisation. « Chez les Bonis, nègres de Cayenne, retombés dans l'état sauvage après leur affranchissement, une famille révère le singe roux, une autre le caïman, une troisième la tortue *. *>

Ces exemples tirés de presque toutes les régions du globe, de la Sibérie au Pérou, du Bengale au Canada, des Achanties au Cap, suffiront pour montrer la force et la vaste diffusion de la croyance

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