‹ La mythologieChapitre 59 sur 138 · Bancroft. Op. cit. H, p · texte numérisé non relu

Bancroft. Op. cit. H, p

voirs *. On montre à Sarawah un bambou qui fut autrefois un homme. Les métamorphoses en pierre sont aussi communes chez lesTeaux-Rouges et les Australiens que dans la mythologie grecque. Comparez le cas de Niobé et les victimes de la tête de Gorgone *. LesZoulous, les Peaux-Rouges, les Aztèques 3 , les insulaires andamans et bien d'autres peuples croient que leurs morts revêtent les formes de serpents et d'autres créatures, et reprennent souvent la forme de l'animal dont ils descendent originairement. Dans l'ancienne Egypte, « les prières ordinaires implorent pour les défunts le pouvoir d'aller et de venir partout sous une forme quelconque 4 . »

On peut noter une trace de cette croyance dans YEnéide. Le serpent qui apparaît pendant le sacrifice d'Énée est regardé comme étant peut-être une « manifestation » de l'âme d'Anchise.

Dixerat hœc, adytis quum lubricus anguis ab imis Septem ingens gyros, septena volumina trahit 5 .

Et Énée est

Incertus Geniumne loci famulumne parentis Esse putet.

i. W. H. Dali. Alaska and its Resources. Londres, 1870, p< 423.

Page 1