PREFACE XI
mitive des Aryas en comparant les notions que lui fournissaient les langues dérivées, et en attribuant à la période commune la connaissance des idées et des objets pour lesquels il trouvait un nom commun à deux ou plusieurs langues de la famille. Il crut pouvoir se livrer au même travail pour la mythologie. Il chercha et retrouva, dans les Védas et chez les poètes grecs, les conceptions et les divinités que Grimm avait étudiées chez les Germains. Se trompant complètement sur la valeur des documents que lui présentaient les Védas, il crut avoir sous la main des chants primitifs qui lui apportaient la poésie et les mythes des Aryas avant la séparation. El de fait, il lui semblait que ces documents pourraient lui fournir la solution cherchée, avec le même succès qu'il avait obtenu en comparant les vocabulaires. Ne retrouvait-il pas Dyaus-Zeus-Tius *, Parjanya-Perkunas , Varuna- Ouranos, Bhaga-Bog, Hermès-Sârameyas, Sâ-
[. Max Mûller complétait récemment cette liste en y ajoues parallèles suivants dont il regarde l'identité comme
tant les
démontrée : Hera-Svàryà, Eos-Ushas, Charis-Harit, Nyx-Niç,
Helios-Sûrya, Pân-Pavana, DyonusosDyunishya, Orpheu?-Ribhu,
Prometheus-Pramantha, Mars-Marut, Wotan-Vàta. Ignis-Agni,
.\or-\&c 2 ZevhyvosJêihuahii(lntern.ZeitschriftfûrAllgem.Sprach'
wissenschaftt I, p. 215); il est inutile de faire remarquer que plusieurs, de ces rapprochements sont très douteux, qu'il y a des noms inventés pour les besoins de la cause, qu'enfin les rapprochements les plus certains ne prouvent pas ce qu'on veut établir.