‹ La mythologieChapitre 7 sur 138 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

ranyû-Erinys? La méthode était trouvée, semblaitil, et il ne restait plus qu'à suivre cette voie. L'événement a montré qu'il se trompait cruellement, et Ton n'a fait que piétiner sur place quand on a voulu aller plus loin que ces simples rapprochements absolument stériles. C'est de l'école de Kuhn qu'un de ses derniers disciples disait récemment : « La mythologie comparée n'a pas tenu ses promesses. Il y a eu un temps, il n'est pas encore bien éloigné, où il semblait que les Védas allaient expliquer l'Iliade et où l'Inde allait nous permettre de refaire l'histoire ou plutôt de retrouver le secret et le sens de toutes les vieilles croyances de la Grèce *. » M. J. Darmesteter donne la raison de l'échec que subit cette théorie un moment triomphante : « C'est que, dit-il, la mythologie comparée n'est point une science proprement dite comme la grammaire comparée dont on la rapproche d'ordinaire, parce qu'elle n'opère pas sur des séries de faits, comme la linguistique, mais sur des couples isolés, ni sur des faits naturels et presque matériels, mais sur des faits psychologiques, constamment transformés par le jeu de l'imagination et par les emprunts historiques, que la recherche du

l.J. Darmesteter, Revue archéologique, 1884, H, p. 124.

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