‹ La mythologieChapitre 8 sur 138 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

sens primitif d'un mythe sert peu pour en faire l'histoire, parce qu'il ne donne que la métaphore initiale qui lance le mythe, le développement ultérieur étant abandonné à tous les hasards de l'esprit et de l'histoire ; qu'en particulier, les mythologies de l'Inde et de la Grèce, malgré les affinités profondes des deux langues, s'éclairent peu l'une l'autre, parce que la pensée grecque a vécu longtemps et vite, et qu'elle a rencontré les civilisations étrangères, égyptienne, sémitique, lycienne, phrygienne, auxquelles elle a emprunté à pleines mains, depuis des siècles '. »

Mais on a été longtemps à s'apercevoir de celte erreur, et après Euhn, qui donna dans son livre sur la Descente du feu *, comme le résumé de ses recherches et le manifeste le plus complet de sa méthode, toute une série de travailleurs s'étaient mis à l'œuvre. Le plus fidèle à la méthode du maître fut W. Schwartz, son beau-frère. Comme Kuhn, il retrouvait, à la base des conceptions qu'il attribuait aux Aryas primitifs, des personnifications de l'orage, des vents et des nuées dont les formes diverses avaient dû impressionner fortement nos ancêtres. « Tous les groupes de mythes, dit-il,

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