Servius, 189. Plutarque, Quaest. Rom., 2t
3. Geschichte der Americanischen Urreligionen (Bàle, 1855), p. 592.
416 LA MYTIIOLOG.E
comment expliquer que Zeus, par exemple, a été un coucou ? Ne vaut-il pas mieux voir dans ces formes des témoignages de la nature même de la pensée primitive, qui n'établit pas de séparation bien nelte entre l'homme, le dieu, la bête, l'oiseau, le poisson? Si des araignées peuvent être de grands dieux, pourquoi les colibris, bien plus attrayants, ne le seraient-ils pas?
De même que bien d'autres dieux, Huilzilopochlli tua ses ennemis au berceau et pour cela reçut des noms analogues à Aeipâç et à «Êdôoç 1 . M. Tylor appelle Huitzilopochtli « un dieu parthénogénésique d'une composition inextricable, » Son sacrement, dans lequel les communiants mangeaient ses images de pâte, se célébrait au solstice d'hiver ; on peut sans doute tirer de ce fait la conclusion que Huitzilopochtli n'était pas seulement un dieu guerrier, mais aussi un dieu naturaliste, anthropomorphique sous ces deux aspects, et gardant dans l'un et l'autre cas, des traces du temps où il était colibri, comme Yehl était corbeau 2 . En qualité de colibri, Huitzilopochtli conduisit les Aztèques à un nouveau séjour ; ainsi un loup servit de conducteur auxHirpins et un pivert aux Sabins. Quetzalcoat/, le dieu toltèque, est un moineau ou un petit oiseau du même genre, tout comme Huilzilopoch-