Théogonie
tropié. Dans Ylliade *, on trouve quelques-uns des mythes homériques les plus grossiers. Zeus ou Héra précipite du ciel Héphaestos ou Até, comme dans le mythe iroquois d'Ataentsic. Comme d'ordinaire, on n'est pas d'accord sur l'étymologie du nom d'Héphsestos. Preller incline à un raprochement avec ^çôat, allumer du feu, mais M. Max Millier n'adopte pas cette opinion. Les relations étroites d'Héphœstos avec le feu ne peuvent être mises en doute. C'est un être grossier, doux et débonnaire dans Ylliade. Dans Y Odyssée, il est naturellement rabaissé par l'adultère de sa femmeJAphrodile avec Ares.
Cet Ares est un dieu qui n'a pas les sympathies d'Homère. Il est fils de Héra et est détesté par Zeus 2 . Il est lâche à la guerre et un jour il se laisse enfermer pour des années dans un grand vase d'airain. Cette aventure est encore plus honteuse que celle de Poséidon et d'Apollon obligés de servir à gages Laomédon. Ce roi refuse ensuite de les payer et menace de leur couper les oreilles avec son épée 3 .
Poséidon est pour la mer ce que Zeus est pour l'air et Hadès pour l'enfer dans Homère. L'opinion du poète sur la situation respective de ces dieux