Cape Monthly Magazine, juillet
des plantes, des pierres et des étoiles, mais ne disent que peu de chose sur la création de l'univers. Les peuples un peu plus avancés font sortir la terre du sein des eaux. Dans la mythologie iroquoise *, une femme céleste fut précipitée du ciel et tomba sur une tortue qui se développa au point de devenir le monde. Un autre mythe du nord de l'Amérique suppose d abord une seule île au milieu des eaux et la fait grandir jusqu'à ce qu'elle devienne toute la terre. Les Navajos et les Indiens Diggers reconnaissent la terre comme premier point de départ de leurs légendes. Les Winnebagos, qui n'ont pas subi l'influence de la doctrine chrétienne, ne le cèdent guère à leurs frères en fait d'originalité d'invention. Le grand Manitou s'éveilla et trouva la terre toute seule. Il prit un morceau | de son corps et un morceau de terre et fabriqua
! ainsi un homme. Ici l'existence de la terre est ad-
mise au début*. Au Guatemala, les derniers-nés de la race divine réussissent à faire le monde alors que leurs frères aînés, comme d'ordinaire, y avaient échoué, mais ils ont tous une provision d'argile comme matière première.
Les Primas, tribu de l'Amérique centrale, disent que la terre fut faite par un être tout-puissant et qu'elle apparut d'abord sous la forme d'une toile