Bancrott, op. cit , IV
d'araignée. Ceci nous rappelle ÏAnanzi ou araignée créatrice de l'ouest de l'Afrique. Les Tacullies de la Colombie anglaise, plus versés dans la métaphysique, assurent qu'à l'origine rien n'existait excepté l'eau et un rat-musqué. Le rat-musqué allait chercher sa nourriture au fond des eaux où sa bouche se remplissait fréquemment de boue. Il la crachait au dehors et ainsi il forma peu à peu une île qui devint toute la terre. Chez les Tinnehs, le corps d'un chien, qui pouvait prendre la forme d'un beau jeune homme, est la matière première de la plupart des choses. Le chien comme Osiris, Dionysos, Purusha et plusieurs autres dieux, est mis en pièces par des géants ; ses membres servent à former la plus grande partie de l'univers 1 . Ici encore l'existence de la terre est d'abord supposée, puisque le chien doit vivre sur elle.
Parmi les races plus avancées en civilisation, nous voyons les Néo-Zélandais en possession d'anciens mythes où l'origine des choses est attribuée au néant, à l'obscurité et au procédé métaphysique qui fait sortir quelque chose de rien. On a prétendu que leurs hymnes 8 portent des traces d'une influence bouddhiste et indienne ; en tout cas, ils sontplutôt métaphysiques que mythiques. Certains mythes des Maoris représentent Rangi et Papa, le