‹ La mythologie comparée avec l'histoire;Chapitre 76 sur 151 · DESCRIPTION DES ENFERS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES ENFERS

Devant la porte des enfers la Douleur et le Chagrin veni^eur ont établi leur demeure. C est là qu'babitent les pâles Maladies , la triste Vieillesse, la Frayeur, la Faim c{ui suggère tant de crimes , le Travail , la Mort et le Sommeil , frère de la Mort. On y trouve lu Guerre et la Discorde , ayant pour chevelure tics couleuvres tressées avec des bandelettes ensanglantées. Près de ce monstre sont posés les lits de fer des Furies : cent autres monstres assiègent l'entrée de ce fatal séjour. Tel est y^'Ji'enie ^ première porte des enfers.

Près de cet antre, un chemin conduit à \\y4chêron ; c'est là qu'accourent de toutes parts les âmes qui doivent passer ce fleuve. Caron reçoit dans sa barque celles qui ont reçu les honneurs de la sépulture , mais il est inflexible pour les autres. Elles errent pendant un siècle sur ce triste rivage.

Après avoir passé le fleuve , une nouvelle porte sert d'entrée au palais de Pluton ; elle

est gardée par Cerbère , monstre à trois tètes , dont l'une veille toujours.

Parvenu dans- cette affreuse demeure , on trouve d'abord les âmes de ceux qui sont morts presque en naissant, ensuite les âmes de ceux qu'une injuste condamnation a privés du jour, et celles de ceux qui se sont euxmêmes arraché la vie. Plus loin on voit errer, dans une forêt de myrtes, les amans que le désespoir a fait mourir. En sortant de ce bois, on trouve la demeure des héros morts les armes à la main. Près de là s aperçoit le tribunal où Minos , Eaque et Bhadanianthe exercent la justice. Eaque et Rhadamanthe prononcent le jugement , et Minos 1 approuve ou le change.

Un bruit horrible commande l'attention et fait apercevoir le Tartare , prison éternelle, autour de laquelle le Phlégéton roule des torrens de flammes ; et les marais infects et bourbeux du Cocyte l'environnent de toutes parts. Trois enceintes de murailles et des portes d'airain rendent encore ces lieux plus inaccessibles. Tysiphone , la plus terrible des Furies, retient les coupables qui voudraient s'échapper. Rhadamanthe les force d'avouer leurs crimes les plus secrets , et les Furies les punissent. Des sevpens horribles servent de fouet à ces déesses impitoyables : elles en frappent

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les victimes , et ne leur laissent jamnis un instant de repos.

Telle est en partie la description cjiie Virgile fait des enfers. Il y joint celle des Champs - Elysées , où règne un printemps éternel.

Il est facile de reconnaître que ces fables des Grecs et des Romains ne sont que la peinture embellie des cérémonies c£ue pratiquaient les Egyptiens.

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