‹ La mythologie comparéeChapitre 3 sur 33 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

exemples divers, et qui ont laissé des traces reconnaissables jusque dans les sociétés les plus éloignées de leur état primitif.

Quant à rechercher l'origine de la religion, quant à décider dé l'époque précise où un être animé quelconque a songé à formuler une explication des phénomènes de la nature, nous nous en sonàmes bien gardé et nous nous en garderons toujours. Nous avons seulement constaté un fait, c'est que nulle part l'homme, si rudimentaire qu'ait été son état social, n'a manqué d'esquisser une interprétation de la nature, non pas tant pour la connaître que pour la dominer. La concurrence vitale lui en faisait d'ailleurs une nécessité inéluctable. Or, il n'est pas douteux que les résultats de cette première enquête ne sont autres que des conceptions religieuses, des mythes. Lorsque nous nous sommes trouvé en face de l'énorme quantité de faits qui devaient constituer une mythologie comparée, un tableau des croyances de races nombreuses et variées, nous avons dû établir un certain ordre dans cet ensemble, et cet ordre a été le plan de notre livre. Avec le président de Brosses, avec Auguste Comte, avec M. Tylor, nous avons remarqué que les représentants les plus anciens de l'humanité ne font pas de distinction entre les objets inanimés et les êtres vivants, mais que peureux tout est doué d'une âme, d'une volonté , d'une individualité , qui persistent

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