‹ La Mythologie dans l'art ancien et moderneChapitre 20 sur 111 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

LFS LIONS DE CVBÈLE

Cybèk' el AIvs. — T.o Taurol)olo. — Les prêtres de CNhèle. — Hipponièiie el Alalaiilc.

Cybèle et Atys. — Cybèle, plus tard identifiée avec Rhéaet apjtelée la Mère des dieux, est une divinité particulière à la Phrygie et (pii représente, comme Cérès, la terre dans sa fécondité. La belle statue du musée Pio-Clémentin montre la déesse assise sur un cube, symbole (le l'immobilité de la terre ; sa tête est couronnée de tours. Son

l''i£i. I(SI. — ('.yhrlo (d'upri-^; une statue anti(|U(' du nius('L' l'ioClénioiitin,.

bras est appu\é sur un tambour auquel sont suspendues de petites c\ inhales, parce que les Corybantes, dans le culte bruyant de la déesse, employaient le tambour et les cymbales d'airain. Le bas-reliéf placé à la base rappelle l'introduction du culte de Cybèle à Rome. Le vaisseau qui apportait l'image de la déesse, fut reteiui dans le Tibre, sans que

rien put le faire avancer. L ne vestale, injustement sou[)(;onnée, ranicii.i sans aucun effort, et ce miracle prouva son innocence (fig. 181).

Comme toutes les divinités, Cybèle a eu sa l'altle, mais elle est empreinte d'un caractère oriental très-prononcé. Au fond des forets vivait Vtvs, jeune ])erger pliiyyien remarquable par sa licauté. Il s'attacha à la déesse, qui le désigna pour présider à son culte, en lui rcconunandaiil de penser toujours à elle. Mais la nymphe Sagaris plut au jeune berger (jui oublia la déesse ; celle-ci se vengea cruellenuMit, en abattant Tarbic (|ui renfermait Thamadryade et au([uel était liée sa destinée. Atys a ce

Cybèle et Atys.

Spectacle est pris d'un accès de folie furieuse. Il parcourt les forets du Dindyme et de l'Ida en poussant des cris, se déchirant lui-même le corps avec une pierre tranchante, faisant des contorsions, et laissant traîner dans la poussière sa longue chevelure. Il s'écrie (piil l'a mérité, et qu'il doit payer de son sang l'oubli ([u'il a fait de la déesse. (Ovide.) Aussi les ministres de ce culte, imitant l'exemple d'Atys, se déchiraient les chairs, et accompagnaient la procession de la déesse en poussant des hurlements. La flûte marie ses sons à leur fureur, et sous leurs mains eiîéminées retentissent les tambours. Atys fut changé en pin ; c'est pour cela que cet arbre est consacré à Cybèle.

Sur une des faces d'un autel de la villa Albani, on voit Cybèle, portant une branche dans une main et le tambour dans l'autre, et trainée sur un char attelé de deux lions. En face d'elle, le berger Atys, vêtu selon la mode phrygienne et pculanl un tambour, s'appuie contre un pin. au- ([uel sont suspendues des cymbales. La face op|»osée l'cprésente siin|)lement un pin aAec les ustensiles du culte de Cybèle, un taureau et un bélier parés pour le taurobole et le criobole (fig. 182).

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