LES LIONS DE CYBÈLE
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Le taurobole. — Pour la cérémonie du taurohok, on creusait un fossé dans le(|uel se plaçait celui qui voulait être purifié. Sur un plancher percé de trous, placé au-dessus du fossé, on égorgeait le taureau dont le sang encore chaud tombait sur lui. La purification était encore plus complète quand au sang du taureau se mêlait C(dui du bélier; on tuait ces animaux avec un instrument semblable à celui dont s'était servi Cronos pour mutiler son père. C'était alors le criobole mêlé au taurobole. Ces cérémonies, qui s'accomplissaient toujours la nuit, ne remontent pas au delà des Antonins et se rattachent aux cultes bizarres, qui de lOrient vinrent alors se mêler aux anciennes croyances.
Les prêtres de Cybéle.
le Galle
Les prêtres de Cybèle portaient le nom
Leur chef était rArchigalle.
Fis. 185. — Arclii2;allo.
Un^bas-relief du musée Capitolin nous montre un archigalle dont la tête est ceinte d'une couronne d'olivier, à laquelle sont attachées trois médailles, une de Jupiter Idéen, et deux d'Atys. Une image d'Atys coiffé de la mitre est accrochée sur sa poitrine. La tête de l'archigalle est couverte d'un voile formé avec son manteau, et ses oreilles sont parées de perles. Un serpent à deux têtes, dont chacune tient une pierre précieuse, forme son collier. Dans sa main droite, il tient trois rameaux d'olivier, et dans la gauche un vase cannelé contenant des fruits, des pommes, des poires, un cône de pin, l'arbre consacré à Atys, et des amandes, qui furent produites i)ar son sang. Il en sort un fouet, dont le manche est orné d'une tête de vieillard à chaque extrémité. Ce fouet composé de trois rangés d'osselets enfilés est celui avec lequel les prêtres
(le Cybèlo se flagellai en t. Sur la muraille ou \oit d'un côté des cymbales, de Tautre, un tambour, une llùte droite, une flûte recourbée, et un cyste mystique (fig. 183).
Cybèle,ayantété identifiée avec Rhéa, porte babituellement le nom de iMere des Dieux. L'inscription suivante a été conservée dans YA?it/iolof/ic :
« Un galle a consacré ces vêtements et cette chevelure à la mère des (lieux, protectrice d(> la montagne. Voici à quelle occasion. Il cheminait seul par la l'orét. lors([u'il fit la rencontre d'un lion terrible. Il y allait de la vie du jirètre de Cybèle, mais la déesse lui inspira l'idée de frapper sur son tambour. Au bruit de Tinstrument, la l>ète eut peur et prit la fuite. C'est pour cela que ces cheveux sont suspendus à ces branches. »
Hippomène et Atalante. — Quant aux lions de Cybèle, ils ont aussi leur fable, c'est celle d'ilippomène et d'Atalante.
Fig. 184. — Le lion de Cybèle (d'après une pierre gravée antique).
Atalante avait reçu des dieux une prodigieuse agilité. Comme plusieurs prétendants aspiraient à sa main, elle déclara ne vouloir épouser que celui qui courrait plus vite qu'elle, imposant au\ concurrents cette loi, que celui qui serait vaincu serait aussitôt mis à mort. Malgré la cruauté de cette condition, et l'avarice bien connue d'Atalante, sa beauté était telle qu'une foule de jeunes princes du voisinage accoururent pour lui disputer le j>rix de la course, et comme ils étaient toujours \aincus, la jeune fille, sans i)ilié pour le motif qui leur avait fait braver de pareils dangers, faisait exécuter froidement la sentence qu'elle avait prononcée contre ses amants vaincus.
Hippomène, jeune homme qui était persuadé que tout peut s'acheter